Naji Hakim, compositeur et organiste franco-libanais, célébré à Paris pour ses 70 ans. Photo d'archives L'OLJ Naji Hakim, compositeur et organiste franco-libanais, célébré à Paris pour ses 70 ans. Photo d'archives L'OLJ
À l’occasion des 70 ans du grand organiste et compositeur franco-libanais Naji Hakim, le festival Musicales du Liban à Paris lui consacre un concert-hommage, le dimanche 7 décembre à 16h, à la cathédrale Notre-Dame du Liban, rue d’Ulm. Une soirée conçue comme une célébration de l’une des voix musicales les plus singulières de notre époque, où se répondent ferveur, virtuosité et éclat mélodique.
Né à Beyrouth en 1955, Naji Hakim découvre très tôt la puissance de l’orgue, cet instrument total dont la lumière sonore bouleverse son enfance et oriente son destin. La guerre civile le pousse à quitter le Liban en 1975 pour Paris, où il poursuit des études musicales d’une exigence rare, multipliant les premiers prix au Conservatoire national supérieur. Très vite, son nom s’impose : organiste au Sacré-Cœur, puis successeur d’Olivier Messiaen à la tribune de la Trinité, il développe une écriture qui lui est propre, traversée de spiritualité, de rythmes hérités de ses origines maronites, de couleurs grégoriennes et d’un sens jubilatoire de la virtuosité. Compositeur prolifique, il n’a cessé de bâtir un pont entre Orient et Occident, offrant à l’orgue une palette nouvelle où la mémoire, l’invention et la ferveur se répondent.
Le concert parisien entend précisément célébrer cette pluralité. Porté par la finesse d’interprétation du Constanze Quartet – Emeline Pierre-Larsen, Sara Mayer, Hana Hubmer et Julia Ammerer-Simma – il mettra en lumière les multiples facettes d’une œuvre où dialoguent tradition et modernité. Le programme, soigneusement élaboré, proposera notamment la création des Variations sur l’Ode à la joie, aux côtés de Påskeblomst, des Two Maronite Carols et des Variations sur un hymne marial. Autant de pièces traversées par des influences spirituelles et culturelles diverses et qui trouvent en cet ensemble leur première résonance publique.
« Ce concert du 7 décembre 2025, offert par les Musicales du Liban, réunit un programme où se croisent ferveur, mémoire et héritage musical », écrit le compositeur à propos de cette soirée qui s’annonce comme un moment de partage et de gratitude – un hommage discret à celles et ceux qui donnent vie, sur scène, à l’imaginaire sonore de toute une existence.
Plus d’informations sur le site des Musicales du Liban.



Bonne fête, Nagi et GRAND Merci pour les souvenirs des messes au collège des frères !! Déjà ta maitrise de l'orgue embellisait nos dimanches malgré la guerre!!
14 h 32, le 05 décembre 2025