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Économie - Liban

La BDL assure qu’il n’y a pas de frictions entre Souhaid et Manssouri

La Banque centrale a répondu aux informations publiées le même jour par des médias locaux, sur fond de pression américaine concernant le financement du Hezbollah.

Le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid, et son premier vice-gouverneur, Wassim Manssouri, discutant au siège de l’institution à Hamra, en novembre. Photo diffusée par la BDL

La Banque du Liban (BDL) a démenti mercredi l'existence de frictions entre son gouverneur Karim Souhaid et le 1er vice-gouverneur Wassim Manssouri, dans un communiqué publié par son bureau de presse, illustré par une photo des deux hommes discutant dans un des couloirs du siège de l’institution à Beyrouth. Selon le bureau de presse que nous avons contacté, la photo a été prise le jour même, en marge d'une réunion habituelle du Conseil central de la BDL, dans une démarche très inhabituelle.

« Le gouverneur de la BDL travaille et collabore avec tous les vice-gouverneurs en tant que membres d’une seule équipe, collègues et pairs. Au sein du Conseil central, où sont discutées les politiques et les dossiers sensibles, chaque membre, y compris le gouverneur, dispose d’une seule voix, et aucun membre ne possède de droit de veto, ce qui reflète l’esprit de travail institutionnel collectif au sein de la Banque », indique le communiqué.

La Banque centrale répondait ainsi aux informations publiées le même jour par deux médias locaux, Polygraph News et Lebanon Debate, faisant état de tensions croissantes entre les deux hommes, sur fond de pression américaine sur les autorités libanaises pour couper les financements du Hezbollah, qui est lourdement sanctionné par Washington.

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Polygraph News a affirmé, en citant ses sources, que Wassim Manssouri, qui occupe le poste de premier vice-gouverneur réservé à la communauté chiite à la tête du Conseil central depuis 2020, aurait boycotté plusieurs réunions pour contester les politiques adoptées par Karim Souhaid, nommé en mars dernier à la tête de la BDL, un poste réservé aux maronites. Proche de Nabih Berry, président du Parlement et chef du mouvement Amal, allié chiite du Hezbollah, M. Manssouri avait assuré l’intérim pendant près de deux ans lors de la vacance du poste, à la suite de la fin du mandat de l’ancien gouverneur Riad Salamé, poursuivi en justice au Liban et à l'étranger.

« Amitié solide »

Lebanon Debate est allé encore plus loin, évoquant des différends « enfouis qui ont refait surface » depuis l’arrivée de M. Souhaid à la BDL. Ces tensions seraient liées à la fois au « caractère direct » du gouverneur, soutenu par l’administration américaine et adoptant une position prudente envers les banques sur la répartition des pertes financières du pays, et à la pression accrue sur le tandem chiite, accentuée depuis le passage d’une délégation du Trésor américain à Beyrouth début novembre.

« De telles campagnes trompeuses ne servent ni l’économie libanaise ni la stabilité des marchés, ni les efforts de la Banque du Liban pour travailler en coordination avec le gouvernement sur la restructuration du secteur bancaire et la protection des déposants », ajoute le communiqué. « La relation avec le premier vice-gouverneur (...) est étroite et particulière : le gouverneur le consulte sur différentes questions essentielles, notamment la stabilité monétaire, la restructuration du secteur bancaire, le développement des marchés de capitaux, la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les transferts financiers illégaux vers et depuis le Liban. Cette harmonie est renforcée par leur formation commune (juridique et financière), leur culture francophone, leur amitié solide et leur effort constant pour construire un consensus sur des sujets sensibles, même ceux qui divisent le spectre politique, faisant d’eux des partenaires naturels », conclut la BDL.

Depuis le passage de la délégation du Trésor américain, la BDL a publié un règlement renforçant le contrôle de toutes les transactions des institutions financières non bancaires agréées, incluant les agents de change, sociétés de transfert d’argent, gestionnaires de portefeuilles électroniques et comptoirs de crédit. Quelques jours plus tard, le secrétaire général du Hezbollah a appelé le gouverneur à revenir sur les mesures qu'il prend pour contrôler et combattre les opérations illégales de transfert d’argent, estimant qu’elles « resserrent l’étau » sur le parti chiite, mais également sur « tous les Libanais ».

Les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) qui ont été relancées avec l'arrivée du gouvernement de Nawaf Salam en février dernier sont toujours bloquées, en partie en raison de l’inflexibilité du gouverneur sur certains points, en matière de restructuration des banques et de restitution des dépôts illégalement retenus par les institutions bancaires.

La Banque du Liban (BDL) a démenti mercredi l'existence de frictions entre son gouverneur Karim Souhaid et le 1er vice-gouverneur Wassim Manssouri, dans un communiqué publié par son bureau de presse, illustré par une photo des deux hommes discutant dans un des couloirs du siège de l’institution à Beyrouth. Selon le bureau de presse que nous avons contacté, la photo a été prise le jour même, en marge d'une réunion habituelle du Conseil central de la BDL, dans une démarche très inhabituelle.« Le gouverneur de la BDL travaille et collabore avec tous les vice-gouverneurs en tant que membres d’une seule équipe, collègues et pairs. Au sein du Conseil central, où sont discutées les politiques et les dossiers sensibles, chaque membre, y compris le gouverneur, dispose d’une seule voix, et aucun membre ne possède...
commentaires (1)

M. Souhaid a sans doute quelque sens moral. Il ne peut en aucun cas approuver les decisions prises ces 6 dernieres annees par la canaille Salame / Mansouri.

Michel Trad

09 h 41, le 27 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • M. Souhaid a sans doute quelque sens moral. Il ne peut en aucun cas approuver les decisions prises ces 6 dernieres annees par la canaille Salame / Mansouri.

    Michel Trad

    09 h 41, le 27 novembre 2025

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