Des proches portent le corps de Amr Khaled Ahmed al-Marbou - un Palestinien de 18 ans tué par les forces israéliennes - lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés d’al-Amari, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 21 novembre 2025. Photo Ahmad GHARABLI / AFP
L'armée israélienne a annoncé avec tué vendredi cinq combattants palestiniens, qualifiés de « terroristes », dans une zone sous son contrôle dans le sud de la bande de Gaza.
« Il y a peu de temps, des troupes de l'armée ont identifié cinq terroristes qui sont sortis d'une infrastructure souterraine terroriste dans l'est de Rafah, à l'est de la ligne jaune », qui délimite la zone derrière laquelle l'armée israélienne s'est repositionnée depuis le cessez-le-feu le 10 octobre, indiquent les militaires dans un communiqué. « Les terroristes se sont approchés de troupes (...) déployées dans le sud de Gaza, représentant une menace immédiate pour elles. Par la suite, l'armée de l'air israélienne a éliminé les terroristes », détaille l'armée, qui a aussi diffusé une vidéo de ces frappes aériennes. Un hôpital de Gaza a pour sa part déclaré à l'AFP qu'une personne avait été tuée par des tirs israéliens, près de Khan Younès, dans une zone qui n'est pas sous contrôle israélien.
Des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont tué 27 personnes mercredi selon les autorités locales, Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas s'accusant mutuellement d'avoir violé le fragile cessez-le-feu. D'après la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, cinq autres personnes ont été tuées jeudi dans des bombardements israéliens.
La guerre à Gaza avait été déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 qui a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Plus de 69.500 Palestiniens ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU, ne précise pas le nombre de combattants tués mais dit que plus de la moitié des morts sont des mineurs et des femmes.

