Les célèbres stalactites et stalagmites de la grotte de Jeïta, dans le Kesrouan. Photo d'archives OLJ
Le ministère libanais du Tourisme a annoncé les résultats d’un rapport d’experts très attendu sur l’état de la grotte de Jeïta, après les images d’une grande fête organisée à l’intérieur du site, qui ont provoqué un scandale début novembre. Dans un communiqué distribué jeudi à la presse, ainsi qu'une copie du rapport, le ministère assure que l’étude « n’a mis au jour aucun dégât mécanique, géologique ou écologique dans les endroits inspectés, et que le système écologique de la grotte reste stable », soulignant « la nécessité d’appliquer les normes de sécurité les plus élevées ».
Dans la foulée, le ministère indique que la fermeture temporaire du site, destinée à faciliter l'établissement du rapport en question, prend fin le samedi 15 novembre 2025, date à laquelle le site sera rouvert au public.
Demande et autorisation écrites de la municipalité
Les images des invités à cette fête privée précédant un mariage, se déhanchant sur une musique endiablée à l’intérieur de la grotte, avaient fait scandale auprès de très nombreux internautes et des médias, d'autant plus que les grottes naturelles au Liban sont du ressort du ministère du Tourisme. La plus grande d’entre elles, celle de Jeïta (Kesrouan, Mont-Liban), était fermée depuis octobre 2024 suite au décès brutal de son directeur, et l’arrêt consécutif du contrat avec l’ancien gérant, MAPAS-Liban. Depuis juin 2025, pour éviter de garder cet important site fermé, le ministère en a confié la gestion temporaire à la municipalité de Jeïta, en vertu d’un accord signé entre les deux parties. Un appel d’offres devrait être lancé pour qu’une entreprise spécialisée soit chargée de la nouvelle gestion, mais le cahier des charges tarde à être finalisé.
Depuis que le scandale a éclaté, le ministère et la municipalité se renvoient la balle, la ministre Laura Khazen Lahoud assurant n’avoir jamais reçu de demande écrite pour cet événement, et le président du conseil municipal, Walid Baroud, claironnant dans les médias que le ministère était bien au courant.
Quoi qu’il en soit, le communiqué du ministère rappelle que « tout événement dans la grotte doit faire l’objet d’une demande écrite, puis bénéficier d’une autorisation écrite de (sa) part délivrée au gérant actuel, soit la municipalité de Jeïta ». Le texte cite la circulaire 26/2025 de la présidence du Conseil des ministres, demandant à toutes les administrations, institutions publiques, municipalités et fédérations, et aux appareils de sécurité concernés, d’empêcher strictement l’utilisation des sites touristiques et nationaux symboliques avant d’avoir reçu les autorisations nécessaires, suivant les règles en vigueur ».
Le rapport sur l'état de la grotte de Jeïta a été rédigé par l’ingénieur Gilbert Zayo, président du département de la grotte, Joanna Doummar, cheffe du service de géologie à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), Alain Rizk, expert en agronomie et biodiversité à l’Université du Saint-Esprit (USEK), Marlène Brax, directrice du Centre de géophysique du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), représentant également le ministère de l’Environnement, Johnny Tawk, président du Spéléo-Club du Liban, et Pierre Geara, spécialiste en isolation sonore et vibrations.
Recommandations pour les événements
Le rapport émet des recommandations générales sur la gestion des événements musicaux et artistiques à l’intérieur de la grotte, préparées par les ingénieurs Pierre et Shanon Geara. Parmi ces recommandations, la mise en place d’un système de surveillance continue, la définition de garde-fous clairs pour tout événement artistique et musical, l’adoption de limites strictes pour les sons et les vibrations, ainsi que la préparation d’une liste des activités autorisées et de leur fréquence.
Réaffirmant « son engagement total à la protection de la grotte de Jeïta », le ministère du Tourisme précise que ces recommandations « seront intégrées dans (ses) directives à la municipalité de Jeïta, ainsi que dans le cahier des charges en vue du futur appel d’offres pour la gestion et l’entretien de la grotte ».



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Ça n’est pas une commission pour constater les dégâts que le ministère devrait déléguer pour nous rassurer mais une interdiction formelle de tout abus dans ce pays où quelques uns se prennent pour ses propriétaires, parce que illégalement fortunés. Pourquoi L’OLJ s’abstient de nommer ces fêtards? On ne sait toujours pas qui a osé avoir cette idée incongrue en croyant que ce pays est un terrain conquis pour tous les malfrats de tout genre. Ont ils seulement été sanctionnés? Qui sont ils? Sinon pourquoi s’acharner sur les patriotes en faisant semblent de tenir le pays d’une main de fer?
11 h 31, le 18 novembre 2025