Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archive/Hassan Ibrahim/Compte officiel du Parlement libanais
Le président du Parlement, Nabih Berry, a déclaré mercredi que « le danger israélien qui pèse sur le Liban-Sud constitue une menace visant l’ensemble des Libanais », appelant à l’aborder « dans une approche nationale ».
« Les menaces israéliennes qui ont visé et continuent de viser le Sud concernent en réalité tous les Libanais, lesquels doivent appréhender ces dangers, ces défis et leurs conséquences dans une approche nationale », a affirmé M. Berry.
En marge d’une rencontre avec une délégation de responsables religieux représentant les différentes confessions du Akkar, le chef du mouvement Amal a estimé que « le Liban ne serait plus le Liban sans cette formule unique d’unité et de coexistence dans la région, qui constitue l’antithèse du racisme israélien ».
M. Berry a en outre exhorté les pays garants du « mécanisme » de surveillance du cessez-le-feu, notamment les États-Unis et la France, à « assumer pleinement leurs responsabilités » afin de « contraindre Israël à cesser son agression contre le Liban et à se retirer des territoires qu’il occupe encore dans le Sud ».
L'armée israélienne continue d'occuper au moins cinq positions au Liban-Sud depuis le 26 janvier, jour où elle était censée effectuer son retrait total du territoire libanais en vertu de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, censé mettre fin à plus de 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël.
Le président du Parlement a enfin souligné que « toutes les crises dont souffre le Liban sur le plan interne découlent du refus d’appliquer les dispositions réformatrices de l’accord de Taëf », évoquant en particulier celle relative à la « réalisation d’un développement équilibré ». Le gouvernorat du Akkar, a-t-il déploré, « demeure victime d’une privation persistante, en raison de l’absence de mise en œuvre de ce principe ».

