Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Infrastructures

Rassamny salue un « vif intérêt de grandes entreprises internationales » pour la réhabilitation de l'aéroport de Qleyate


Rassamny salue un « vif intérêt de grandes entreprises internationales » pour la réhabilitation de l'aéroport de Qleyate

L’aéroport de Qleyaat, au Liban-Nord. Photo Michel Hallak

Le ministre des Travaux publics et des Transports Fayez Rassamny a salué, au cours d'un entretien jeudi à la chaîne RT Arabic, un « vif intérêt de grandes entreprises internationales à s’associer à l’exploitation de l’aéroport de Qleyate (René Moawad) », au Liban-Nord, affirmant qu’« il existe une réelle rentabilité économique à sa mise en service »,.

En septembre dernier, M. Rassamny avait annoncé que le contrat pour la réhabilitation de l’aéroport de Qleyate, serait attribué « au cours des trois premiers mois de l’année prochaine ». En début de semaine, le président Joseph Aoun a déclaré que cet aéroport « connaîtra des travaux de développement et de réhabilitation dans les mois à venir en vue du lancement de ses opérations ».

Pour mémoire

L’aéroport de Qleyaat, un chantier justifié sur le plan économique ?

La question de l’ouverture d’un second aéroport civil au Liban fait l’objet de débats depuis de nombreuses années, surtout lorsque la sécurité de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) - longtemps accusé d'être sous influence du Hezbollah - se trouve menacée. La réhabilitation de l'aéroport de Qleyate est portée principalement par les partis opposés au tandem chiite, notamment le bloc de la Modération nationale (députés majoritairement sunnites du Akkar). Elle serait également un moyen de soutenir le développement économique de la région du Akkar, réputée la plus pauvre du Liban. La réhabilitation a été mentionnée dans la déclaration ministérielle du gouvernement de Nawaf Salam en février dernier.

Fayez Rassamny a aussi précisé que « le ministère travaille sur des projets de développement du port de Beyrouth », ajoutant que « la sécurité à l’Aéroport International de Beyrouth est pleinement assurée et que des travaux sont en cours pour moderniser et équiper le site avec du matériel de pointe ». Israël a régulièrement accusé le Hezbollah ces dernières années d'utiliser le seul aéroport du Liban pour recevoir des armes et de l'argent en provenance d'Iran.

Par ailleurs, selon le ministre, « le retard dans la tenue des conférences internationales de soutien (au Liban et à l'armée libanaise) s’explique par des raisons politiques et par les conditions imposées », sans donner davantage de précisions. La conférence internationale de soutien à l’armée devrait se tenir d’ici à fin 2025. Il a également critiqué la prise pour cible par Israël « d'engins civils utilisés dans les travaux de reconstruction », pour lesquels il rappelle que l'État libanais attend un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale (BM). « Ce montant n’est pas suffisant, mais il constitue une base pour lancer le processus de reconstruction » a-t-il ajouté. Le coût total de la reconstruction des zones détruites au Liban par la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël s'élève à 11 milliards de dollars, selon un rapport de la BM publié en mars dernier.

Sur un autre volet, Fayez Rassamny a déclaré que Beyrouth était « prête à délimiter ses frontières avec la Syrie, en attendant que la partie syrienne termine ses préparatifs », précisant que « le ministère travaille en coopération avec les Nations unies à la réhabilitation des postes-frontières entre les deux pays ».

Depuis que le Liban et la Syrie ont obtenu leur indépendance du mandat français, respectivement en 1943 et 1946, la frontière entre les deux pays est restée poreuse jusqu’à ce jour. La délimitation de cette frontière n’a jamais été finalisée sous le régime des Assad, entre 1970 et 2024. L'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste proche de l'Arabie Saoudite, ainsi que l'affaiblissement du Hezbollah, a changé la donne. Des pourparlers sont en cours entre l'État libanais et les nouvelles autorités syriennes pour tracer la frontière.

Le ministre des Travaux publics et des Transports Fayez Rassamny a salué, au cours d'un entretien jeudi à la chaîne RT Arabic, un « vif intérêt de grandes entreprises internationales à s’associer à l’exploitation de l’aéroport de Qleyate (René Moawad) », au Liban-Nord, affirmant qu’« il existe une réelle rentabilité économique à sa mise en service »,.En septembre dernier, M. Rassamny avait annoncé que le contrat pour la réhabilitation de l’aéroport de Qleyate, serait attribué « au cours des trois premiers mois de l’année prochaine ». En début de semaine, le président Joseph Aoun a déclaré que cet aéroport « connaîtra des travaux de développement et de réhabilitation dans les mois à venir en vue du lancement de ses opérations ». Pour mémoire L’aéroport de Qleyaat, un chantier...