L’aéroport de Qleyaat, au Liban-Nord. Photo Michel Hallak
Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré mercredi que l’aéroport international René Moawad de Qleyaat, dans le Akkar (Liban-Nord), « connaîtra des travaux de développement et de réhabilitation dans les mois à venir en vue du lancement de ses opérations », rapporte la présidence libanaise sur X.
Le chef de l'État a fait cette déclaration lors d’une rencontre au palais présidentiel de Baabda avec une délégation d’hommes d’affaires de Tripoli, principale ville du Liban-Nord.
En septembre dernier, le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, avait annoncé que le contrat pour la réhabilitation de l’aéroport de Qleyaat, serait attribué « au cours des trois premiers mois de l’année prochaine ».
La question de l’ouverture d’un second aéroport civil au Liban fait l’objet de débats depuis de nombreuses années, surtout lorsque la sécurité de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) - sous influence du Hezbollah - se trouve menacée. La réhabilitation de l'aéroport de Qleyaat est portée principalement par les partis opposés au tandem chiite, notamment le bloc de la Modération nationale (députés majoritairement sunnites du Akkar). Elle serait également un moyen de soutenir le développement économique de la région du Akkar, réputée la plus pauvre du Liban. La réhabilitation a été mentionnée dans la déclaration ministérielle du gouvernement de Nawaf Salam en février dernier.
Cette infrastructure, construite en 1938 par l’armée française, a été placée sous le contrôle de l’armée libanaise en 1966, qui l'a modernisée en base militaire. Elle a été rebaptisée aéroport René Moawad en 1989, en hommage au président de la République élu – sur les lieux mêmes – et assassiné. Dès 2010, des discussions ont été engagées pour transformer ce qui est désormais la base aérienne René Moawad en aéroport civil commercial.



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