Vue sur Ersal, le 1er novembre 2025. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak
La ministre libanaise de l’Environnement Tamara el-Zein a constaté samedi au cours d'une visite à Ersal (Baalbeck) que « les dégâts sont très importants et la pollution est sévère » après le retour volontaire des déplacés en Syrie, précisant qu’elle abordera cette question en Conseil des ministres.
« Nous sommes désormais confrontés à un problème d'assainissement, un problème de déchets et un problème de décharges mélangées à des déchets abandonnés. Il faut un plan pour remédier à la situation environnementale, mais le problème auquel est confronté Ersal est grave, car ni la municipalité ni le gouvernement n'ont la capacité de le résoudre, conformément à la loi », a souligné la ministre à l'issue de sa tournée. « Les dégâts sont très importants et la pollution est sévère », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué que « ni la municipalité de Ersal ni toute autre municipalité ne peuvent supporter à elles seules les dégâts environnementaux que nous avons constatés aujourd'hui et qui s'étendent sur toute la superficie du village », rappelant que celui-ci « compte 50 000 habitants, alors que le nombre de déplacés s'élevait à 150 000 ». « C'est celui qui pollue et cause des dommages qui doit les réparer. 140 000 déplacés ont quitté le camp, et les organisations qui s'occupaient d'eux doivent assumer la responsabilité de réparer les dommages environnementaux causés par leur présence », a-t-elle ajouté.
De son côté, le président de la municipalité de Ersal, Mounir Hojeiri, a confirmé que « les dégâts sont importants et que la municipalité n'a ni les moyens ni la capacité de les réparer ». Il a aussi estimé que la responsabilité des réparations incombe au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Des milliers de réfugiés syriens qui vivaient à Ersal sont retournés dans leur pays depuis la chute de l’ancien régime en décembre 2024. Tout ce qui reste des 180 camps de réfugiés dans la localité ce sont des ruelles vides, des structures en béton abandonnées, des déchets et des décombres.



Encore une (vaine) tentative de mendicité du Liban Officiel
11 h 46, le 02 novembre 2025