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Société - Justice

Affaire Sophie Mechleb : la condamnation d’un médecin « pour faux témoignage » confirmée en appel

Le neurologue avait fait une déposition mensongère sur la cause des dommages permanents causés à la fillette, selon le verdict.

Affaire Sophie Mechleb : la condamnation d’un médecin « pour faux témoignage » confirmée en appel

Le Palais de justice de Baabda. Photo d’illustration ANI

Dans l’affaire de la petite Sophie Mechleb, paralysée en 2016 à cause de dommages cérébraux à la suite d’une intervention chirurgicale, la condamnation pour « faux témoignage » de Ghassan Mhaïmès, neurologue pédiatrique exerçant à l’hôpital Saint-Georges des grecs-orthodoxes, a été confirmée jeudi en appel.

La cour d’appel pénale du Mont-Liban, présidée par Carole Ghantous, a ainsi entériné le jugement rendu, en février 2024, par la juge unique pénale de Baabda, Nadine Najm, qui avait reconnu le médecin coupable d’« avoir fait une déposition mensongère en attribuant l’incident médical à une cause inexacte », selon les propos de Me Georges Khoury, l’un des deux avocats de la famille de la victime, interrogé par L’Orient-Le Jour.

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En juin 2016, la petite Sophie, âgée d’un an et née prématurément, avait subi une chirurgie pour l’ablation d’une tumeur bénigne au niveau du postérieur. À la suite de cette opération, la petite fille avait subi des lésions cérébrales permanentes ayant entraîné une paralysie totale.

Le père de Sophie, Faouzi Mechleb, avait alors porté plainte devant le parquet d’appel de Beyrouth contre le chirurgien et l’anesthésiste concernés. L’avocat général près la cour d’appel avait alors engagé des poursuites contre ces derniers, pour « préjudice involontaire ». Le procès n’est toujours pas achevé des années après. Une audience est prévue en décembre prochain devant le juge unique pénal de Beyrouth.

Dans le sillage de la plainte déposée par M. Mechleb, la commission d’enquête au sein de l’ordre des médecins de Beyrouth avait demandé au Dr Mhaïmès d’établir un rapport visant à déterminer la cause des dommages cérébraux et de la paralysie totale. Estimant que la déposition du spécialiste était erronée, le père de la victime a saisi la juge de Baabda, compétente en raison du lieu de résidence du défenseur.

Condamnation de principe

Si la cour d’appel du Mont-Liban a confirmé la condamnation du neurologue, elle a néanmoins allégé la sanction. La juge Najm avait décrété deux mois de prison et ordonné le versement de dommages et intérêts d’un milliard de livres (un peu plus de 11 000 dollars suivant le taux actuel), alors que la juridiction de 2e instance a remplacé l’emprisonnement par le paiement d’indemnités de 200 millions de livres (environ 2 230 dollars). « L’important est la condamnation de principe », commente Me Khoury pour L’OLJ, en référence à la reconnaissance judiciaire de la responsabilité médicale, indépendamment du montant de l’indemnisation.

L’avocat indique que cette condamnation permet à M. Mechleb d’obtenir l’arrêt de l’exercice de la profession du Dr Mhaïmès. Selon la loi sur l’organisation de la profession, l’ordre des médecins peut interdire à un de ses membres ayant commis un tel délit d’exercer, affirme Me Khoury, indiquant que son client compte se rendre lundi à l’ordre des médecins et au ministère de la Santé pour obtenir la radiation.

Ghassan Mhaïmès dispose de quinze jours pour se pourvoir en cassation, indique Me Khoury, se montrant sceptique sur la possibilité que la cour suprême infirme deux décisions similaires.

En parallèle, Faouzi Mechleb avait porté plainte contre l’ex-président de l’ordre des médecins Raymond Sayegh et l’ancienne présidente de la commission d’enquête de l’ordre Claude Semaan pour « faux rapport ». L’ancien juge unique pénal du Metn Tarek Bou Nassar les avait condamnés pour ce délit, en octobre 2024, avant que Faouzi Mechleb ne se désiste de son action contre le Dr Sayegh. L’affaire est actuellement devant la cour d’appel de Jdeidé (Metn), suite à un recours porté par Mme Semaan contre la décision du juge Bou Nassar.

Dans l’affaire de la petite Sophie Mechleb, paralysée en 2016 à cause de dommages cérébraux à la suite d’une intervention chirurgicale, la condamnation pour « faux témoignage » de Ghassan Mhaïmès, neurologue pédiatrique exerçant à l’hôpital Saint-Georges des grecs-orthodoxes, a été confirmée jeudi en appel.La cour d’appel pénale du Mont-Liban, présidée par Carole Ghantous, a ainsi entériné le jugement rendu, en février 2024, par la juge unique pénale de Baabda, Nadine Najm, qui avait reconnu le médecin coupable d’« avoir fait une déposition mensongère en attribuant l’incident médical à une cause inexacte », selon les propos de Me Georges Khoury, l’un des deux avocats de la famille de la victime, interrogé par L’Orient-Le Jour. Lire aussi Un médecin condamné dans l’affaire de la...
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Père Courage. Bravo à vous pour votre combat !

Sou

23 h 18, le 31 octobre 2025

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  • Père Courage. Bravo à vous pour votre combat !

    Sou

    23 h 18, le 31 octobre 2025

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