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Moyen Orient et Monde - Guerre Régionale

Opérations suspendues dans un aéroport saoudien après une attaque revendiquée par les houthis

L'aéroport de Najran est un petit aéroport doté d'un seul terminal qui accueille quelques vols par jour. Il est situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière yéménite,

Opérations suspendues dans un aéroport saoudien après une attaque revendiquée par les houthis

Des partisans des Houthis se tiennent sur une estrade devant une banderole représentant des missiles houthis lors d'un rassemblement contre l'Arabie saoudite, à Sanaa (Yémen), le 31 juillet 2026. Photo Khaled ABDULLAH / Reuters

Les opérations ont été suspendues mardi dans un aéroport du sud-ouest de l'Arabie saoudite, près de la frontière du Yémen, selon une source du Golfe, après que les rebelles houthis, alliés de l'Iran, ont affirmé l'avoir ciblé.

Après plusieurs années d'accalmie, les hostilités ont récemment repris entre les rebelles et l'Arabie saoudite qui avait apporté son soutien militaire au gouvernement yéménite en 2015 contre les insurgés. Les houthis ont « ciblé avec succès une cible sensible de l'ennemi saoudien à l'aéroport de Najran en utilisant un drone », en réponse « à la violation de l'espace aérien » par l'Arabie saoudite, a déclaré le porte-parole du mouvement, Yahya Saree.

Selon la source du Golfe, le principal radar de l'aéroport a été touché, entraînant une « suspension des opérations ». Le site officiel de l'aéroport affiche par ailleurs le statut des vols prévus ces prochains jours comme « inconnu ». L'Arabie saoudite n'avait pas réagi dans l'immédiat.

L'aéroport de Najran est un petit aéroport doté d'un seul terminal qui accueille quelques vols par jour. Il est situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière yéménite, jouxtant le nord du pays, fief des houthis. Outre leur bastion du nord, les rebelles contrôlent une partie de l'ouest du pays, dont Hodeida, port clé sur la mer Rouge, ainsi que la capitale Sanaa.

Le 20 juillet, les houthis ont annoncé imposer un blocus des ports saoudiens en mer Rouge et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. En représailles, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a ciblé des sites militaires houthis qui menaçaient la navigation en mer Rouge.


Stocks américain de missiles

La reprise de ces attaques constitue un nouveau front dans le conflit en cours depuis février entre les Etats-Unis, alliés de l'Arabie saoudite, et l'Iran. Les Etats-Unis ont dit mardi espérer la conclusion rapide d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, au coeur de la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran ces dernières semaines. Le Qatar, pays médiateur aux côtés du Pakistan et d'Oman, a lui fait état d'efforts « en cours » pour trouver une « solution à court terme qui permettrait de relancer le dialogue », selon le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

Le protocole d'accord signé en juin avait donné le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien. Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, verrouillé par l'Iran depuis fin février - les Etats-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens. Mais l'éclaircie avait été de courte durée: les hostilités ont recommencé début juillet, faisant voler en éclats le protocole. L'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines, et les navires s'aventurant désormais dans le détroit sans l'autorisation de Téhéran en font régulièrement les frais.

Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre de l'équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech. L'armée américaine a consommé une grande partie de son stock de missiles de longue portée de haute précision au cours de ses cinq mois de guerre contre l'Iran, selon trois sources proches du dossier contactées par Reuters, ce qui suscite des inquiétudes quant à l'état de préparation des forces armées en cas de futurs conflits.

Il s'agit principalement des missiles sol-sol ATACMS (Army Tactical Missile System) et PrSM (Precision Strike Missile). Selon deux de ces sources, les États-Unis ont utilisé « pratiquement tous » les missiles de ces deux catégories. L'ampleur de l'épuisement des stocks d'ATACMS et de PrSM n'avait jusqu'à présent jamais été révélée.

Ces munitions de longue portée, dont le coût dépasse un million de dollars l'unité, constituent un élément essentiel de l'arsenal américain, permettant de frapper des cibles avec précision à distance de sécurité. Les ATACMS fournis par les États-Unis ont notamment joué un rôle clé dans la guerre en Ukraine, en permettant aux forces ukrainiennes de viser des cibles situées en territoire russe. Le PrSM est une génération plus récente et plus performante, appelée à remplacer l'ATACMS, dont la portée est plus limitée.

La forte diminution des stocks de missiles de précision à longue portée pourrait contraindre le président américain Donald Trump à s'appuyer davantage sur des missions de bombardement menées par des avions pilotés, plus risquées, s'il décidait de lancer de nouvelles frappes de grande ampleur contre l'Iran.


Les opérations ont été suspendues mardi dans un aéroport du sud-ouest de l'Arabie saoudite, près de la frontière du Yémen, selon une source du Golfe, après que les rebelles houthis, alliés de l'Iran, ont affirmé l'avoir ciblé.Après plusieurs années d'accalmie, les hostilités ont récemment repris entre les rebelles et l'Arabie saoudite qui avait apporté son soutien militaire au gouvernement yéménite en 2015 contre les insurgés. Les houthis ont « ciblé avec succès une cible sensible de l'ennemi saoudien à l'aéroport de Najran en utilisant un drone », en réponse « à la violation de l'espace aérien » par l'Arabie saoudite, a déclaré le porte-parole du mouvement, Yahya Saree.Selon la source du Golfe, le principal radar de l'aéroport a été touché, entraînant une «...
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