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Dernières Infos - Climat

Finance climatique : les 100 milliards de dollars « probablement » encore atteints en 2023, selon l'OCDE


Vue générale des « Palmiers d’Imbiza », en référence aux palmiers ilala qui sont une caractéristique marquante dans la partie sud du parc, dans les plaines de Mbiza du parc national de Hwange, dans la province du Matabeleland Nord, le 7 octobre 2025. Photo AFP/ZINYANGE AUNTONY

L'objectif de mobiliser 100 milliards de dollars de financements climatiques annuels à destination des pays en développement a « probablement » été atteint en 2023 pour la deuxième année consécutive, a annoncé l'OCDE jeudi.

Ces transferts financiers, sous la forme de prêts ou de dons, aident les pays les plus vulnérables à adapter leurs bâtiments, leur agriculture ou leurs défenses contre l'élévation du niveau des océans, mais aussi à investir dans les énergies solaire ou éolienne pour se passer du pétrole.

L'OCDE, basée à Paris, se charge officiellement du comptage de ces transferts, un calcul complexe qui couvre les financements publics bilatéraux et via les canaux multilatéraux tels que les banques de développement, ce qui explique que les analystes cherchent encore à chiffrer les flux de l'année 2023.

L'engagement de 100 milliards a été pris en 2009 par les pays développés à la désastreuse COP de Copenhague, et devait initialement être atteint en 2020 ; il n'a finalement été réalisé pour la première fois qu'en 2022. 

Cette année-là, 115,9 milliards de dollars ont été fournis et mobilisés par les pays développés.

« Des données et analyses préliminaires indiquent que cet objectif a probablement également été réalisé en 2023, à un niveau similaire à celui de 2022 », indique jeudi l'OCDE, à quelques jours de la COP30 à Belem (10-21 novembre).

Quoiqu'il en soit, les pays riches se sont engagés l'an dernier à augmenter leurs financements climatiques pour les pays en développement à 300 milliards par an d'ici 2035. L'accord de la COP29 était en outre assorti d'un appel à accroître le financement climatique total pour les pays en développement à 1.300 milliards de dollars par an d’ici 2035, en incluant des fonds privés et d'autres sources.

Il reste à « favoriser un suivi crédible et une mise en œuvre effective » du nouvel objectif, prévient l'OCDE, qui met en garde contre le risque de « double comptage ».

L'OCDE annonce qu'elle publiera mi-2026 un nouveau suivi de l'objectif des 100 milliards pour les années 2023 et 2024. Mais le vrai tournant est craint pour cette année, avec la baisse de l'aide au développement dans de nombreux pays occidentaux.

L'Union européenne et ses 27 Etats membres sont historiquement les premiers contributeurs mondiaux à la finance climatique. En 2024, selon des chiffres publiés séparément cette semaine par l'UE, ils ont fourni 31,7 milliards d'euros.

L'objectif de mobiliser 100 milliards de dollars de financements climatiques annuels à destination des pays en développement a « probablement » été atteint en 2023 pour la deuxième année consécutive, a annoncé l'OCDE jeudi.Ces transferts financiers, sous la forme de prêts ou de dons, aident les pays les plus vulnérables à adapter leurs bâtiments, leur agriculture ou leurs défenses contre l'élévation du niveau des océans, mais aussi à investir dans les énergies solaire ou éolienne pour se passer du pétrole.L'OCDE, basée à Paris, se charge officiellement du comptage de ces transferts, un calcul complexe qui couvre les financements publics bilatéraux et via les canaux multilatéraux tels que les banques de développement, ce qui explique que les analystes cherchent encore à chiffrer les flux de...