Durant la conférence de presse tenue le 28 octobre 2025 au Centre catholique d'information à Jal el Dib pour annoncer les détails de la visite du pape Leon XIV au Liban, le nonce apostolique Paolo Borgia (à droite), avec les évêques Michel Aoun, Nabil Andary et Abdo Bou Kassem. Photo Suzanne Baaklini/L'Orient-Le Jour
« Heureux sont les artisans de paix. » C’est sous cette devise qu’aura lieu la visite du pape Léon XIV au Liban, du 30 novembre au 2 décembre prochains. Une visite hautement symbolique, d’autant plus qu’il s’agit du premier déplacement du souverain pontife hors du Vatican depuis son élection à la tête de l’Église catholique en mai dernier, suite au décès de son prédécesseur, le pape François. Les détails de la visite ont été annoncés mardi au siège du Centre catholique d’information à Jal el-Dib par le nonce apostolique Paolo Borgia, en présence du coordinateur de la visite au nom de l’Église et président du comité exécutif du Conseil des évêques catholiques au Liban, Mgr Michel Aoun, du directeur du Centre catholique d’information, Mgr Abdo Abou Kassem, et du président du comité épiscopal des médias, Mgr Antoine Andary.
Le pape arrivera au Liban le 30 novembre à 15h, en provenance de Turquie où il aura également passé deux jours. Ses rencontres avec les présidents de la République Joseph Aoun, du Parlement Nabih Berry et du Premier ministre Nawaf Salam, ainsi qu’avec les représentants de la société civile et les diplomates, auront lieu le même jour l’après-midi et en soirée. Les journées du lundi 1er et mardi 2 décembre seront considérées comme des journées de fermeture, pour mieux favoriser les déplacements, a annoncé Mgr Aoun. Le pape se déplacera principalement en voiture ou en papamobile si le climat le permet, a assuré de son côté Mgr Borgia. Il y aura donc d’innombrables occasions pour les Libanais de se masser aux bords des routes pour accueillir le Saint-Père au cours des deux jours.
Parmi les temps forts de cette visite, la messe qui aura lieu à 10h30 le 2 décembre au « Beirut Waterfront », bien sûr, mais également la rencontre œcuménique et interreligieuse à la place des Martyrs à 16h, le 1er décembre, la rencontre avec les jeunes à Bkerké, à 17h45, le même jour, la visite et la prière sur la tombe de saint Charbel, au monastère Saint-Maron de Aanaya, à 9h45 lundi également, la visite aux opérateurs et patients de l’hôpital de la Croix, à 8h30, le 2, et, surtout, une courte visite symbolique au port de Beyrouth, lieu de l’explosion du 4 août 2020, juste avant la messe, mardi.
Comme l’a expliqué Mgr Borgia, la visite du pape comptera des rencontres protocolaires avec les responsables politiques au Liban et les différentes composantes de la société et de l’Église, ainsi que des rencontres à caractère plus populaire. « Cette visite ne coïncide pas avec une occasion particulière, c’est une visite du cœur, le pape a conscience que ce pays a beaucoup souffert, il est porteur d’un message de paix et d’espoir », a-t-il dit.
Le nonce apostolique a particulièrement insisté sur la symbolique de la visite sur la tombe de saint Charbel, soulignant avoir lui-même expliqué au pape l’importance que revêt ce saint au Liban, non seulement pour les communautés chrétiennes mais pour l'ensemble de la population. Il a également parlé des visites à l’hôpital de la Croix et au port de Beyrouth, qui seront un signe de solidarité et d’encouragement à la population libanaise. Quant à la rencontre du centre-ville de Beyrouth, elle revêt un caractère interculturel et interreligieux qui caractérise le Liban, a poursuivi Mgr Borgia.
L’accueil « sur les routes, pas par écrans interposés »
Mgr Aoun a appelé pour sa part le peuple libanais, chrétien et musulman, « à accueillir le pape en personne, sur les routes, non devant la télévision ». Il a encouragé les fidèles « à participer massivement à la messe du 2 décembre », soulignant qu’il y aura 60 000 places assises, mais 40 000 autres debout.
L’évêque a apporté certains détails pratiques de l’organisation de cet événement hors normes, notamment celui de l’enregistrement aux grands événements tels que la messe et la rencontre des jeunes, via les paroisses. « Nous avons créé un document Google que les paroisses vont proposer aux fidèles afin qu’ils s’enregistrent au plus vite, ce qui nous aidera à avoir une idée du nombre de personnes participant à ces événements », a-t-il dit, précisant que l’Église devrait organiser le transport pour nombre de fidèles. À une question de L’Orient-Le Jour sur les autres moyens de s’enregistrer, à l’intention de personnes ne passant pas nécessairement par les paroisses, Mgr Aoun a souligné qu’une plateforme sera mise à leur disposition par l’équipe de la Première dame Neemat Aoun, depuis le palais de Baabda.

La presse et les médias, libanais comme internationaux, pourront compter sur un grand centre à l’hôtel Phoenicia, a précisé de son côté Mgr Abou Kassem, ajoutant que de plus amples détails seront annoncés ultérieurement en coopération avec le palais présidentiel. Les journalistes chargés de couvrir les différentes étapes de la visite devront également être préenregistrés.
Le logo de la visite papale a par ailleurs été présenté par Mgr Aoun : il comporte une image de Léon XIV, souriant, en son centre, avec en arrière-plan une colombe symbole de paix, un cèdre et une croix. « Les couleurs sont celles du drapeau libanais, auxquelles on a ajouté le bleu, qui évoque la paix », a-t-il ajouté.


C,est un temps mal choisi. Il retarde le Cyclone du desarmement et fait gagner du temps au tandem chiite vers les legislatives que des chefs NAIFS entendent le faire participer, et refuser ce DROIT a la DIASPORA Libanaise par blocage de ce meme tandem.
06 h 56, le 29 octobre 2025