De la fumée émanant d'une frappe israélienne sur la zone de Mahmoudiyé, dans le caza de Jezzine. Photo transmise par notre correspondant Mountasser Abdallah
Dans la lignée de l'escalade israélienne de ces derniers jours au Liban, des avions de chasse israéliens ont bombardé lundi en début d'après-midi la zone dite de Mahmoudiyé, en périphérie des villages de Aïchiyé et Jarmak, dans le caza de Jezzine, au Liban-Sud.
Des images obtenues par notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah, montrent qu'au moins deux sites ont été touchés sur les collines visées, bombardées à deux reprises à quelques minutes d'intervalle. Des drones israéliens ont ensuite survolé les sites frappés, tandis que des incendies se sont déclarés dans la zone. Aucun bilan concernant d’éventuelles victimes n’a été publié pour le moment.
Ces nouveaux raids israéliens, qui ont ciblé une zone située au nord du Litani, ont été revendiqués peu de temps après par l'armée israélienne. Via son porte-parole arabophone Avichay Adraee, l’armée a affirmé avoir visé des « infrastructures du Hezbollah dans la région de Nabatiyé », accusant le parti chiite de vouloir « reconstruire ses infrastructures » à travers le Liban, en violation du cessez-le-feu, sans préciser la nature exacte de ces installations.
Ces nouvelles frappes surviennent aussi au lendemain de l'annonce par l’armée israélienne du lancement de vastes manœuvres d'exercice militaire le long de la frontière avec le Liban, dans la région de la Galilée, prévues jusqu’à jeudi et couvrant l’ensemble des frontières avec le Liban. Selon le porte-parole, les exercices s’étendent « à l’intérieur des villages, dans la zone du littoral et sur le front intérieur ».
« L’ennemi veut imposer des négociations politiques », selon Fadlallah
En parallèle, le député du Hezbollah Hassan Fadlallah s'est exprimé au Liban-Sud en marge de deux cérémonies d'hommage à des combattants de la formation chiite. L'élu de Bint Jbeil a qualifié cette pression militaire israélienne renforcée de tentative « pour atteindre les objectifs que l'ennemi n’a pas pu réaliser au cours de soixante jours de guerre », en référence aux plus de deux mois de guerre ouverte entre le parti chiite et l'État hébreu à l'automne 2024.
Selon lui, ces objectifs incluraient « l’expulsion des habitants du Sud, l’occupation de la zone située au sud du Litani et le déplacement forcé des villages frontaliers ». « L’ennemi envoie par divers canaux des signaux indiquant qu’il veut des pourparlers et un accord politique avec le Liban », a ajouté M. Fadlallah, en référence aux propos tenus la semaine dernière par le président Joseph Aoun, selon lequel « des négociations avec Israël s'imposent dans la dynamique de règlement de crise » dans la région.
« L’ennemi poursuit ses violations de l’accord de cessez-le-feu auquel la Résistance s’est tenue par souci de responsabilité, après que l’État a affirmé vouloir assumer cette tâche. Aujourd’hui, Israël cherche à déstabiliser le Sud, à semer l’inquiétude et à empêcher la reprise de la vie normale dans les villages, dans le but de faire pression sur l’État libanais pour qu’il accepte des négociations politiques », a-t-il déclaré depuis le mausolée de l'éphémère secrétaire général du parti, Hachem Safieddine, à Deir Qanoun el-Naher (caza de Tyr), tué dans un raid israélien sur la banlieue sud de Beyrouth le 4 octobre 2024.
Par ailleurs, des survols de drones israéliens à basse altitude ont été signalés tout au long de la journée au-dessus de la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans les localités d’Aramoun et de Khaldé (caza de Aley), en périphérie de la capitale.




Ys disaient avoir rebâti leurs koudourats àl aaskariah... et là ys se plaignent de kelkes pressions... ihtarna ya araa wayyn et pourquoi badna n'boussik...
15 h 50, le 21 octobre 2025