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Économie - Secteur Privé

Le Liban est à un carrefour décisif pour construire un État fort, constate le Midel auprès de Tarek Mitri


Le Liban est à un carrefour décisif pour construire un État fort, constate le Midel auprès de Tarek Mitri

Le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri (3e à gauche), lors d’un déjeuner-débat organisé par le Midel le 6 octobre 2025. Photo Midel

Le président du Mouvement international des entreprises libanaises (Midel), Fouad Zmokhol, a affirmé lundi que le Liban se trouvait à un carrefour décisif : soit réussir à construire un État fort, soit le transformer en un conglomérat de « mini-États » qui le mènerait au chaos et à la désintégration. Il s’exprimait lors d’un déjeuner-débat organisé entre le Conseil d’administration du Midel et le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, à Beyrouth, juste avant le Conseil des ministres de lundi, consacré à plusieurs dossiers importants, dont celui du rétablissement du monopole de l’État sur les armes.

« Nous sommes aujourd’hui à un carrefour : soit construire un État fort, transparent et solide pour tous et par tous, soit consolider les entités locales, la gouvernance des mafias, la corruption et le chaos, et poursuivre la désintégration et l’effondrement délibéré de l’État », a déclaré plus précisément Fouad Zmokhol.

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« Nous soutenons fièrement l’État libanais. Notre priorité est de transformer l’atmosphère positive et optimiste qui a accompagné la nomination du gouvernement au début de l’année 2025 en un projet et une stratégie complète avec une vision unifiée à court, moyen et long terme. Nous croyons en la synergie entre les secteurs public et privé et en la coopération entre l’État et le secteur privé pour construire une complémentarité productive et constructive, notamment pour reconstruire l’État sur des bases solides », a souligné l’entrepreneur et doyen de la faculté de gestion de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).

Les autres discussions ont porté sur le projet de budget de 2026, qui a été transmis au Parlement par l’exécutif – le président Joseph Aoun ayant signé le décret en fin de semaine dernière. Le Midel considère que le texte ne permet pas à l’État de lutter efficacement contre l’évasion fiscale mais va, au contraire, alourdir encore la charge fiscale des contribuables en règle avec l’administration fiscale.

Les participants ont évoqué les retards, voire les gels, des traitements de dédouanement des marchandises, assurant que « de nombreuses transactions étaient bloquées sans raison apparente ». Le ministre des Finances a récemment ordonné le renforcement des procédures de contrôle dans les ports de Beyrouth et de Tripoli, à la suite d'une série de saisies de marchandises illégales ou de produits de contrebande. La situation devrait se décanter dès que de nouveaux scanners seront déployés au cours du mois, selon une déclaration faite la semaine dernière par le ministère des Finances.

Les participants ont également abordé la reconstruction des relations commerciales et d’investissement les plus importantes avec la Syrie et ont appelé les autorités à régler la question du financement des indemnités de fin de service.

Le président du Mouvement international des entreprises libanaises (Midel), Fouad Zmokhol, a affirmé lundi que le Liban se trouvait à un carrefour décisif : soit réussir à construire un État fort, soit le transformer en un conglomérat de « mini-États » qui le mènerait au chaos et à la désintégration. Il s’exprimait lors d’un déjeuner-débat organisé entre le Conseil d’administration du Midel et le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, à Beyrouth, juste avant le Conseil des ministres de lundi, consacré à plusieurs dossiers importants, dont celui du rétablissement du monopole de l’État sur les armes.« Nous sommes aujourd’hui à un carrefour : soit construire un État fort, transparent et solide pour tous et par tous, soit consolider les entités locales, la gouvernance des mafias, la...
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