Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat (au centre), lors de la réunion organisée à Beyrouth avec les pays et organisations donateurs, le 1er octobre 2025. Photo diffusée par le ministère de l’Économie
Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, a reçu mercredi au ministère des représentants des pays donateurs et des organisations internationales, selon un communiqué publié jeudi matin par son ministère.
Des diplomates représentant l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon, le Koweït et le Canada étaient présents aux côtés de membres d'institutions comme l'Union européenne, la Banque européenne d'investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Programme alimentaire mondial, le Fonds monétaire international, le Programme des Nations unies pour le développement ou encore l'ESCWA.
« La réunion a servi de plateforme pour présenter les progrès accomplis à ce jour, mettre en lumière les efforts en cours, définir les priorités de soutien, partager les projets et initiatives en préparation, tout en exposant une vision prospective pour l’économie libanaise », pouvait-on lire.
Le ministre a également exprimé un optimisme prudent quant à la trajectoire économique du pays, notant que le PIB devrait croître de 5 % en 2025, soit sa « meilleure performance depuis 2011 ».
Cette estimation est cohérente avec celle faite en avril dernier par la Banque mondiale, qui table sur une hausse de 4,7 % du PIB malgré l'instabilité sécuritaire et la crise financière qui dure depuis 2019.
Dans son dernier rapport trimestriel sur l'économie libanaise, Bank Audi a également tablé sur 5 %, tandis que l'agence de notation américaine Standard & Poor's a estimé au courant de l'été une moyenne annuelle plus modeste pour 2025-2026, de 2,3 %. La Banque du Liban n'a pas publié sa projection mais a annoncé, lors de la publication de son tout nouveau rapport macroéconomique, qu'elle s'attendait à une « croissance modeste », tandis que le ministère des Finances avait été jusqu'à tabler sur une hausse de 7,5 % du PIB dans son rapport joint à l'avant-projet de budget pour 2026.
Le ministre a également évoqué son projet de conférence Beirut One, qu'il envisage de lancer avant la fin de l'année pour convaincre les investisseurs de la diaspora et des pays arabes des opportunités que le marché libanais présente, même si le pays n'a pas réalisé suffisamment de progrès en matière de réformes pour convaincre le FMI de le laisser souscrire à un programme d'assistance.
Les représentants présents ont, pour leur part, « réaffirmé leur soutien à l’agenda de relèvement et de réformes du Liban, confirmant leur disponibilité à travailler aux côtés du ministère pour faire avancer les priorités communes ».



Si les barbus désarment, si nous avons un état, si Israël se retire, si nous rentrons en période de paix etc ... oui peut-être. Mais il y a trop de si et trop de mafieux qui tiennent au pouvoir et qui empêchent le Liban d'avancer dans un contexte régional pour le moment défavorable.
12 h 10, le 03 octobre 2025