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Culture - Sortir À Beyrouth

Le festival Maskoon signe son grand retour avec une 7ᵉ édition consacrée aux cinéastes arabes

Du 1ᵉʳ au 5 octobre, le festival du film fantastique investit le cinéma Metropolis avec plus de dix films arabes à l’affiche, et s’ouvre avec « La Mer et ses vagues » de Liana Kassir et Renaud Pachot.

Le festival Maskoon signe son grand retour avec une 7ᵉ édition consacrée aux cinéastes arabes

Une image de « Crow Man » du Libanais Yohan Abdelnour. Photo fournie par le festival Maskoon

Du 1ᵉʳ au 5 octobre, le Metropolis accueille à Beyrouth la septième édition du festival Maskoon, événement spécialisé dans le cinéma de genre et fantastique. Après une longue pause ponctuée de reports, le festival revient avec une programmation audacieuse, où les voix arabes occupent une place centrale.

Un retour attendu

« Reprendre Maskoon n’a pas été facile. Comment parler de fantastique et de cinéma de genre dans une région dévastée par les guerres, le chaos et le nettoyage ethnique ? » interroge la directrice du festival, Myriam Sassine, dans un communiqué. Pour elle, « la force de l’imaginaire et les voix des cinéastes arabes deviennent, en ces temps difficiles, plus importantes que jamais ».

Le directeur artistique, Antoine Waked, confirme : « Le programme de cette année accorde au cinéma arabe une place centrale, en consacrant la majorité de la sélection aux réalisateurs arabes. »

Pour mémoire

Le festival du film de genre Maskoon reprend du poil de la bête

Films d’ouverture et temps forts

La soirée inaugurale mettra à l’honneur La Mer et ses vagues de Liana Kassir et Renaud Pachot, présenté cette année à Cannes dans la section ACID. Les réalisateurs libanais avaient déjà séduit Maskoon en 2018 avec leur court-métrage Dog River.

La Marocaine Sofia Alaoui revient avec son premier long, Animalia, multiprimé à Sundance, tandis que son compatriote Kamal Lazraq présentera Les meutes, thriller récompensé à Cannes dans la section Un certain regard.

La Tunisie sera représentée par Par-delà les montagnes de Mohamed Ben Attia, révélé à Venise, et le Liban par deux courts-métrages : The Watchman de Ali Cherri et Jamais je n’ai de Joyce Nashawati.

La section « Classiques » propose quant à elle la version restaurée d’Oldboy (2003) de Park Chan-wook, et un hommage au légendaire David Lynch, disparu cette année, avec Lynch/Oz et Twin Peaks: Fire Walk with Me.

Compétition arabe de courts-métrages

Huit films composent la compétition, abordant des thématiques contemporaines urgentes : prisons syriennes (Beyond the Sun de Yazan Rabee), harcèlement sexuel (Seminal Animals de Karim Souissi), chirurgie esthétique (Rouge de Samaher Mosly), violences domestiques (Sixty Egyptian Pounds de Amr Salama), ou encore survie dans un monde apocalyptique (The Sun Won’t Shine de Adham Khaled).

Le jury réunira Jean Lauer (Fantastic Fest), le réalisateur palestinien Saïd Zagha et le cinéaste libanais Ahmad Ghossein. Le lauréat du meilleur court arabe sera invité à présenter son film au Fantastic Fest d’Austin, tandis que le prix méditerranéen offrira une place au Cinemed de Montpellier.

Rencontres et ateliers

Deux tables rondes sont programmées : l’une autour de La Mer et ses vagues avec l’équipe du film, animée par Tobias Pausinger (Berlinale Talents), l’autre avec l’artiste et cinéaste Ali Cherri, en dialogue avec Rima Mismar (AFAC).

Comme chaque année, la bande-annonce du festival a été conçue par des étudiants de l’ALBA, en stop-motion.

Soutenu par le cinéma Metropolis, Fantastic Fest, Cinemed, plusieurs distributeurs et institutions locales, Maskoon confirme sa vocation : faire dialoguer l’imaginaire et le réel, en offrant une vitrine unique au cinéma de genre arabe.

Les billets sont disponibles au Metropolis et sur Antoine Online.

Du 1ᵉʳ au 5 octobre, le Metropolis accueille à Beyrouth la septième édition du festival Maskoon, événement spécialisé dans le cinéma de genre et fantastique. Après une longue pause ponctuée de reports, le festival revient avec une programmation audacieuse, où les voix arabes occupent une place centrale.Un retour attendu« Reprendre Maskoon n’a pas été facile. Comment parler de fantastique et de cinéma de genre dans une région dévastée par les guerres, le chaos et le nettoyage ethnique ? » interroge la directrice du festival, Myriam Sassine, dans un communiqué. Pour elle, « la force de l’imaginaire et les voix des cinéastes arabes deviennent, en ces temps difficiles, plus importantes que jamais ».Le directeur artistique, Antoine Waked, confirme : « Le programme de cette année accorde au cinéma arabe une...
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