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Moyen-Orient - Gaza

Netanyahu va rencontrer Trump qui promet « quelque chose de spécial » au Moyen-Orient

Le rendez-vous intervient quelques jours après que le président américain a présenté un plan en 21 points pour mettre fin à la guerre dans l’enclave palestinienne.

Netanyahu va rencontrer Trump qui promet  « quelque chose de spécial » au Moyen-Orient

Le président américain Donald Trump accueille le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche à Washington, DC, le 7 avril 2025. Saul Loeb/AFP

De plus en plus isolé à l’international, et sous pression croissante en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu entend défendre sa stratégie de « finir le travail » contre le Hamas à Gaza, au cours de sa rencontre avec Donald Trump lundi.

Le rendez-vous intervient quelques jours après que le président américain a présenté un plan en 21 points pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, lors de discussions avec des dirigeants arabes et musulmans en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Tout le monde est prêt pour quelque chose de spécial, une première » au Moyen-Orient. « Nous allons y arriver », a-t-il écrit dimanche sur sa plateforme Truth Social.

Vendredi, M. Trump avait déjà dit qu’il pensait avoir « un accord » sur Gaza, tandis que M. Netanyahu réaffirmait à l’ONU sa volonté de « finir le travail » dans le territoire palestinien dévasté par la guerre. « J’espère que nous pourrons y arriver, car nous voulons libérer nos otages, a commenté Benjamin Netanyahu dimanche sur la chaîne américaine Fox News. Nous voulons nous débarrasser du régime du Hamas, le désarmer, démilitariser Gaza et construire un nouvel avenir pour les Gazaouis et les Israéliens, ainsi que pour toute la région. »

Des experts estiment que M. Netanyahu est acculé à mettre fin au conflit, sous la pression grandissante internationale et domestique. « Il n’a pas d’autre choix que d’accepter le plan », affirme Eytan Gilboa, spécialiste des relations israélo-américaines à l’université Bar-Ilan. « Tout simplement parce que les États-Unis, et Trump en particulier, restent presque ses seuls alliés », dit-il.

Le Hamas perd le contact avec deux otages

En Israël, des dizaines de milliers de manifestants exercent une pression continue pour un cessez-le-feu. Samedi, ils ont appelé M. Trump à user de son influence pour l’obtenir. « La seule chose qui peut empêcher une descente aux enfers, c’est un accord complet et global qui mette fin à la guerre et ramène tous les otages et soldats », a déclaré Lishay Miran-Lavi, l’épouse d’Omri Miran, toujours captif à Gaza.

La branche armée du Hamas a affirmé dimanche avoir perdu le contact avec deux otages dans Gaza-Ville, à cause des raids israéliens, selon un communiqué. « Les Brigades al-Qassam annoncent avoir perdu le contact avec deux prisonniers (...) suite aux opérations militaires brutales et aux violentes attaques dans les quartiers de Sabra et Tall al-Hawa, ces dernières 48 heures », rapporte ce communiqué. « La vie des deux prisonniers est en réel danger, et les forces israéliennes doivent se retirer immédiatement au sud de la rue 8 et cesser les opérations aériennes pendant 24 heures à partir de 18h00 aujourd’hui afin de faciliter les tentatives de sauvetage des prisonniers », ont écrit les Brigades Ezzeddine al-Qassam dans un autre communiqué. Dans le passé, le mouvement islamiste avait déjà annoncé avoir perdu le contact avec un otage israélo- américain, qui a été libéré quelques jours après cette annonce.

Depuis le lancement de son offensive sur la ville de Gaza, l’armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux Palestiniens de se diriger vers le sud. La Défense civile à Gaza, l’organisation de premiers secours, opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas, a fait état de 32 morts dimanche dont 12 dans Gaza-Ville.

Isolement

L’isolement international d’Israël s’est accentué ces derniers jours, avec la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada ou l’Australie.

Selon une source diplomatique, le plan américain prévoit un cessez-le-feu permanent, la libération de tous les otages enlevés, un retrait israélien de Gaza, ainsi qu’un afflux d’aide humanitaire. Les dirigeants arabes et musulmans ont accueilli favorablement le plan, et appelé à un arrêt immédiat de la campagne militaire israélienne.

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Certains aspects pourraient toutefois s’avérer inacceptables pour M. Netanyahu, tributaire du soutien de l’extrême droite pour la survie de sa coalition gouvernementale. L’un des points les plus controversés est la participation prévue de l’Autorité palestinienne à la future gouvernance de Gaza. « La probabilité d’une Autorité palestinienne réformée qui change complètement de cap, qui accepte un État juif et apprend à ses enfants à embrasser la coexistence et l’amitié avec l’État juif, plutôt que de vivre leur vie dans le but de l’anéantir (...) Je ne pense pas que cela arrivera », a-t-il lancé. Son retour à Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, est conditionné, dans le plan américain, à des réformes internes, mais celles-ci « pourraient prendre des années », affirme Eytan Gilboa.

« Consensus global » requis

Plusieurs ministres d’extrême droite de M. Netanyahu ont menacé de quitter le gouvernement s’il acceptait un tel rôle pour l’Autorité palestinienne, ou mettait fin à la guerre sans avoir anéanti le Hamas. « Ce type de plan global nécessite un consensus tout aussi global », estime Ksenia Svetlova, ancienne députée et directrice de l’ONG Ropes pour la coopération régionale. Selon des médias britanniques, l’ancien Premier ministre Tony Blair pourrait jouer un rôle de premier plan au sein d’une future autorité de transition à Gaza.

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Autre point litigieux : qui garantirait la sécurité dans la bande de Gaza une fois l’armée israélienne retirée et le Hamas désarmé ? Le plan américain prévoit une force de sécurité internationale associant des forces palestiniennes à des troupes de pays arabes et musulmans. Mais la structure de commandement ou le contrôle opérationnel notamment sont laissés dans le flou.

« Ce plan internationalise le conflit à Gaza d’une manière inédite, relève Mme Svetlova, mais sans ligne directrice claire, objectifs finaux définis, ni leadership désigné pour le mener à bien. » « Le facteur d’imprévisibilité est omniprésent », pointe-t-elle.

À la tribune de l’ONU vendredi, Benjamin Netanyahu avait fustigé la reconnaissance de l’État de Palestine par une dizaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, plus tôt dans la semaine. La création d’un État palestinien serait un « suicide national » pour Israël, a-t-il déclaré, promettant également de « finir le travail » contre le Hamas « aussi vite que possible » dans une bande de Gaza ravagée par près de deux ans de guerre.

L’offensive israélienne sur Gaza a fait jusque-là 66 005 morts, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

De plus en plus isolé à l’international, et sous pression croissante en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu entend défendre sa stratégie de « finir le travail » contre le Hamas à Gaza, au cours de sa rencontre avec Donald Trump lundi.Le rendez-vous intervient quelques jours après que le président américain a présenté un plan en 21 points pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, lors de discussions avec des dirigeants arabes et musulmans en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.« Tout le monde est prêt pour quelque chose de spécial, une première » au Moyen-Orient. « Nous allons y arriver », a-t-il écrit dimanche sur sa plateforme Truth Social.Vendredi, M. Trump avait déjà dit qu’il pensait avoir « un accord » sur Gaza, tandis que M. Netanyahu réaffirmait à l’ONU sa...
commentaires (2)

La guerre contre le hamas et contre le hezbollah restera une victoire temporaire. Aujourd'hui, ils sont faibles ( mais je ne crois pas à cette version: Ils sont en train de se refaire une santé, notamment le Hezbollah, grâce au président libanais qui les laisse faire et leur donne satisfaction croyant pouvoir les amadouer.Pour vaincre ces virus, il faut ASSECHER les finances de L'IRAN et du Hezbollah.Quant au hamas : Personnellement, je m'en tape mais je crois qu'ils n'existent plus et ne sont même plus un danger pour Israel.Bref, il faut cibler LA TÊTE et non les BRAS : La TÊTE : cad IRAN

LE FRANCOPHONE

13 h 49, le 29 septembre 2025

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Commentaires (2)

  • La guerre contre le hamas et contre le hezbollah restera une victoire temporaire. Aujourd'hui, ils sont faibles ( mais je ne crois pas à cette version: Ils sont en train de se refaire une santé, notamment le Hezbollah, grâce au président libanais qui les laisse faire et leur donne satisfaction croyant pouvoir les amadouer.Pour vaincre ces virus, il faut ASSECHER les finances de L'IRAN et du Hezbollah.Quant au hamas : Personnellement, je m'en tape mais je crois qu'ils n'existent plus et ne sont même plus un danger pour Israel.Bref, il faut cibler LA TÊTE et non les BRAS : La TÊTE : cad IRAN

    LE FRANCOPHONE

    13 h 49, le 29 septembre 2025

  • Chaque fois que Trump prononce le mot "deal” j’ai une crise d’urticaire. C’est normal docteur?

    Gros Gnon

    12 h 23, le 29 septembre 2025

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