Montage de photos montrant le centre d’enrichissement d’uranium d’Ispahan, en Iran, avant (3 juin 2025) et après (14 juin 2025) une frappe israélienne. AFP
L’Iran a considérablement intensifié ces dernières semaines ses efforts visant à « sceller son stock d’uranium proche du seuil militaire, en provoquant délibérément l’effondrement de tunnels et en piégeant leurs accès avec des mines explosives », a rapporté la chaîne américaine CNN samedi, citant plusieurs sources au fait des renseignements américains.
« L’accès aux quelque 500 kilogrammes d’uranium hautement enrichi (HEU) est désormais beaucoup plus difficile, dangereux et long qu’il ne l’était encore il y a un mois », a indiqué la chaîne, alors que le président Donald Trump avait laissé entendre qu’il pourrait ordonner à l’armée américaine de s’en emparer.
Ces nouvelles fortifications iraniennes rendent encore plus complexe la conclusion de l’accord envisagé par l’administration Trump avec Téhéran pour retirer et détruire son uranium, tout en soulevant la question de savoir qui assumerait la tâche risquée de l’extraire. Washington et Téhéran présentent cependant des versions très différentes de l’accord proposé. Les États-Unis affirment que celui-ci exigerait le démantèlement du programme nucléaire iranien et permettrait à Washington de prendre possession de l’uranium hautement enrichi afin de le détruire et de le retirer du pays. En revanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré vendredi que le stock d’uranium enrichi à 60 % pourrait être dilué sur place en territoire iranien.
Se basant sur plusieurs sources concordantes, CNN a souligné que l’extraction de ce matériau serait désormais difficile et dangereuse même pour les Iraniens, car elle nécessiterait d’importants travaux d’excavation ainsi que des opérations de déminage.
Scott Roecker, qui a dirigé entre 2017 et 2021 le Bureau du retrait des matières nucléaires de l’Administration de la sécurité nucléaire des États-Unis, a affirmé que cette situation pourrait également permettre à l’Iran de compliquer la vérification par les Américains de sa conformité à un éventuel accord. Selon lui, si les négociateurs exigeaient que l’ensemble du stock soit regroupé dans un lieu central pour vérification puis retrait ou dilution, l’Iran pourrait affirmer qu’une partie de l’uranium hautement enrichi est devenue inaccessible.
Le programme nucléaire iranien constitue depuis longtemps un sujet de tension avec Washington, qui soutient régulièrement que Téhéran devrait abandonner ses activités d’enrichissement et transférer hors du pays son stock d’uranium hautement enrichi. Israël, les États-Unis et d’autres pays occidentaux accusent depuis longtemps l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, notamment en raison de son enrichissement de l’uranium à 60 %, un niveau bien supérieur aux besoins civils et plus proche du seuil de 90 % généralement associé à la fabrication d’une arme nucléaire. Téhéran dément pour sa part vouloir acquérir l’arme atomique.



L'iran est signataire du tnp. Durant les deux dernières décenies que dure le problème de l'enrichissement de l'uranium iranien et le régime des mollahs jure ses grandsdieux que l'enrichissement est á des fins pacifiques (allez croire ça d'un pays qui a parmi les plus grosses reserves d'hydrocarbures du monde). Du coup pourquoi il a enrichi 400 kg version BA? Et comment explique t il la découverte de programmes et de sites secrets? Les intentions du régime des mollahs visent á la propagation de la doctrine de la republique islamique par la peur et la force. La BA est un outil contributif.
18 h 38, le 13 juin 2026