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Moyen-Orient - Reportage

Ces Israéliens qui apprennent l’arabe, la langue de leurs « voisins »

Perçu comme la langue de « l’ennemi », l’arabe est souvent étudié en Israël pour des raisons militaires. Mais une minorité de ressortissants de l’État hébreu choisit de l’apprendre par curiosité

Ces Israéliens qui apprennent l’arabe, la langue de leurs « voisins »

Kim Ibrahim, une Palestinienne d’Israël, assure un cours d'arabe dans la salle de classe de l'association « This is not an Ulpan », à Tel-Aviv, le 2 juin 2026. Photo Amira Souilem

En plein Tel-Aviv, à quelques encablures de ce qu’il reste de la vieille ville de Jaffa, devenue malgré elle le symbole de la Nakba, une petite grappe d’Israéliens se retrouvent en ce mardi soir de juin pour un cours d’arabe. Jupe courte et patience infinie, Kim Ibrahim, une Palestinienne d’Israël, assure l’atelier du jour. La jeune femme fait partie des descendants de Palestiniens restés dans les frontières du nouvel État israélien après la guerre de 1948. Signe que l’actualité n’est jamais très loin, la conjugaison du verbe « détruire » est au programme aujourd’hui. « C’est un terme qui revient beaucoup dans la presse israélienne et américaine », justifie Kim Ibrahim, un brin lassée. Malgré le fait qu’elle détient la nationalité israélienne, elle préfère se définir comme « Palestinienne de l'intérieur », usant de la terminologie de...
En plein Tel-Aviv, à quelques encablures de ce qu’il reste de la vieille ville de Jaffa, devenue malgré elle le symbole de la Nakba, une petite grappe d’Israéliens se retrouvent en ce mardi soir de juin pour un cours d’arabe. Jupe courte et patience infinie, Kim Ibrahim, une Palestinienne d’Israël, assure l’atelier du jour. La jeune femme fait partie des descendants de Palestiniens restés dans les frontières du nouvel État israélien après la guerre de 1948. Signe que l’actualité n’est jamais très loin, la conjugaison du verbe « détruire » est au programme aujourd’hui. « C’est un terme qui revient beaucoup dans la presse israélienne et américaine », justifie Kim Ibrahim, un brin lassée. Malgré le fait qu’elle détient la nationalité israélienne, elle préfère se définir comme « Palestinienne de...
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