L’émissaire américain Tom Barrack au Liban en août 205. Photo L’Orient-Le Jour/Mohammad Yassine
L’envoyé américain Tom Barrack a affirmé samedi soir que Washington ne joue pas le rôle de « garant » dans l’accord de cessez-le-feu conclu entre le Liban et Israël, pointant les responsabilités partagées des deux parties et appelant les Libanais à « désarmer le Hezbollah ».
« Les États-Unis ne sont pas garants de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël », a déclaré M. Barrack dans une interview accordée à la chaîne al-Jazeera. Il a aussi relevé que « l’accord de cessez-le-feu comporte des conditions qui ne sont toujours pas remplies. Le Liban affirme qu’Israël ne respecte pas l’accord, Israël dit la même chose, et le problème est qu’ils ne dialoguent pas. » « Le problème est qu’Israël estime que l’accord n’est pas appliqué et que le Hezbollah reconstruit ses capacités », a-t-il ajouté. « Nous soutenons toute initiative prise par les Libanais en faveur de l’indépendance de leur décision », a également dit l’émissaire américain.
Fin à « la violence et aux meurtres »
Pour Tom Barrack, « si les Libanais veulent un seul État et une seule armée, ils doivent désarmer le Hezbollah et empêcher le déclenchement d’une guerre civile ». Il a également exprimé l’espoir « qu’une fin proche soit trouvée à la violence et aux meurtres dans la région ».
La France et les Etats-Unis sont considérés comme étant les principaux garants du cessez-le-feu conclu en novembre, qui visait à mettre un terme à plus d'un an d'hostilités entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Cet accord de trêve avait été conclu après des négociations menées notamment par le prédécesseur de M. Barrack, Amos Hochstein, et prévoit un « comité de surveillance » des modalités de l'accord. Ce comité (mécanisme) a été mis en place pour veiller au respect de l’accord entre Israël et le Liban et garantir le démantèlement des armes du Hezbollah au sud du Litani. Composé de cinq membres – la France et les États-Unis, qui coprésident, le Liban, Israël et la Force intérimaire des Nations unies (Finul) –, ce mécanisme est une sorte de reproduction de l’accord tripartite de 1996, mis en place suite à l’opération « Raisins de la colère » à laquelle les « accords d’avril » ont mis un terme. Sa mission principale est de s’atteler à « la mise en œuvre et le suivi du cessez-le-feu entre Israël et le Liban », et principalement de garantir le démantèlement des armes au Sud par le biais de l’armée libanaise.
L'entretien de M. Barrack a été diffusé alors que le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a lourdement critiqué samedi soir les États-Unis dans un discours prononcé à l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat de son prédécesseur, Hassan Nasrallah, dans des frappes israéliennes. Selon lui, Washington veut « faire du Liban une annexe d'Israël », a-t-il accusé, rejetant une nouvelle fois de désarmer et se disant prêt à toute nouvelle confrontation avec l'État hébreu.



Ce vieux monsieut ne comprend rien Desarmer le H est guerre civile.
15 h 50, le 28 septembre 2025