Le chef du Hezbollah libanais, Naïm Kassem, prononçant un discours télévisé le 30 juillet 2025. Capture d'écran de la chaîne Al Manar TV/Reuters
L’initiative du Hezbollah la semaine dernière consistant à tendre la main à l’Arabie saoudite résulte d’une diplomatie parallèle menée par l’Iran, ont affirmé plusieurs sources concordantes iraniennes et du Hezbollah.
Dans son dernier discours le 19 septembre dernier, le secrétaire général du parti chiite, Naïm Kassem, avait appelé l’Arabie saoudite à « ouvrir une nouvelle page » avec sa formation et à « mettre de côté les différends passés » afin de constituer un front uni contre Israël. Cette démarche a été largement perçue comme révélatrice de l’inquiétude de la milice chiite face aux pressions croissantes exercée sur le Liban pour mettre en œuvre son désarmement.
L’implication de l’Iran, qui n’avait pas encore été rapportée, montre également l’anxiété de Téhéran face au risque de voir son principal allié libanais perdre encore davantage de terrain après avoir subi de lourdes défaites pendant la guerre contre Israël l’année dernière.
L’Arabie saoudite, puissance sunnite qui considère de longue date le Hezbollah comme une organisation terroriste exerçant une influence excessive sur le Liban au nom de l’Iran, a constamment soutenu le désarmement du parti chiite et n’a montré aucun signe de changement d’attitude depuis l’appel de Naïm Kassem.
L'intervention de Larijani
Selon les sources précitées, la démarche iranienne auprès des Saoudiens s’est faite par l’intermédiaire de Ali Larijani, conseiller principal du guide suprême iranien Ali Khamenei. qui s’est récemment rendu à Riyad, avant de venir samedi dernier à Beyrouth pour assister aux commémorations de l'assassinat de l'ancien secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah.
Une source proche du Hezbollah a indiqué que le groupe croyait que la frappe israélienne contre des dirigeants du Hamas au Qatar, allié du Golfe de l’Arabie saoudite, pouvait avoir changé la donne au point de dépasser les vieilles inimitiés. Cependant, cette même source a ajouté que le parti chiite n’avait lancé son appel à l’Arabie saoudite qu’après un signal venu des Iraniens, précisant que M. Larijani avait encouragé Naïm Kassem à faire preuve de bonne volonté envers le royaume wahhabite.
Une source iranienne a indiqué que la question des armes du Hezbollah avait été l’un des principaux sujets de discussion pendant la visite de Ali Larijani à Riyad. Une autre source iranienne a ajouté que ce dernier a affirmé aux responsables saoudiens que ni le Liban ni la région au sens large ne bénéficieraient d'un désarmement du Hezbollah.
Après des années de rivalité ayant alimenté des conflits et des tensions politiques dans plusieurs pays arabes, les deux anciens grands rivaux régionaux, l’Iran et l’Arabie saoudite, ont conclu un accord de rapprochement en 2023. Cependant, l’Arabie reste méfiante vis-à-vis de l’influence iranienne dans le monde arabe.
L’analyste saoudien Abdelaziz Sager, président du Gulf Research Center, a affirmé que « la politique du royaume reposait sur le principe selon lequel seul l’État a le droit exclusif de détenir des armes et de contrôler les décisions de politique étrangère », une position qui ne laisse aucune place à un compromis avec le Hezbollah.
« L’accord irano-saoudien n’a pas changé le fondement des exigences de l’Arabie saoudite, qui rejette le parrainage iranien de milices armées sectaires et idéologiques liées à la stratégie régionale expansionniste et interventionniste de l’Iran », a ajouté M. Sager.
Ce contenu est une traduction d'un article publié en anglais par l'agence Reuters.




Il sait qu’il peut encore lever le doigt et menacer tant que nos autorités le lui permettent. Ces vendus n’ont peur que de leur seul ennemi, longtemps allié, qui a décidé enfin de mettre fin à leur prétendue puissance qui s’est avérée empruntée. Quand est ce que nos autorités vont décider de leur montrer qu’ils ne les craignent pas et passer à l’acte pour leur montrer leurs limites largement dépassées. Nous avons le droit de vivre dans un pays sécurisé et ce quelqu’en soit le prix. Leurs menaces ne font pas peur aux citoyens, alors pourquoi nos dirigeants tremblent face à des épouvantails?
12 h 04, le 27 septembre 2025