L'émissaire iranien Ali Larijani. Photo @IranEmbassyLB/X
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Ali Larijani, doit arriver samedi à Beyrouth pour participer aux cérémonies marquant le premier anniversaire de l’élimination par Israël de l’ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, de son éphémère successeur désigné Hachem Safieddine, et « d’un groupe de leurs nobles compagnons », a annoncé vendredi l’ambassade d’Iran à Beyrouth sur X.
Parmi la dizaine de personnes tuées dans les frappes massives du 27 septembre 2024 sur la banlieue sud de Beyrouth, dans lesquelles avait été tué l'ex-secrétaire général emblématique du parti chiite, se trouvait l'un des principaux commandants de la Force al-Qods, l’unité d’élite des gardiens de la révolution iraniens, Abbas Nilforoushan.
« Au cours de sa visite, le Dr Larijani tiendra des réunions avec les plus hauts responsables libanais afin d’évoquer les relations bilatérales et les développements régionaux et internationaux d’intérêt commun », précise le message.
Selon le programme prévu, M. Larijani arrivera à Beyrouth à 9h20 samedi, et devrait être reçu par le président du Parlement Nabih Berry à 11h45. A 13h15, une autre rencontre est prévue avec le Premier ministre Nawaf Salam. A 16h30, le responsable iranien prendra part à la cérémonie à l’occasion de la première commémoration de la mort des anciens secrétaires généraux du Hezbollah Hassan Nasrallah et Hachem Safieddine et de leurs compagnons, au mausolée rue de l’aéroport, dans la banlieue sud de Beyrouth.
Cette visite intervient alors que les tensions politiques sont vives au Liban, après que des partisans du Hezbollah ont projeté des images de Nasrallah sur la grotte aux pigeons, le long de la côté beyrouthine, et ce malgré une interdiction émise par le mohafez (gouverneur) de la capitale. Lors de cette cette commémoration rassemblant des milliers de personnes, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a été conspué par les partisans du Hezbollah, alors que le parti rejette la décision du gouvernement de désarmer toutes les milices.
La dernière visite de M. Larijani au Liban remonte à la mi-août, une semaine après la décision du gouvernement sur le monopole étatique des armes. L'émissaire iranien avait alors transmis au Hezbollah l'ordre de Téhéran selon lequel il doit ignorer la décision de l'exécutif.
Le soutien de l'Iran au Hezbollah, lourdement affaibli depuis la guerre l'ayant opposé à Israël entre octobre 2023 et novembre 2024, a souvent fait grincer des dents. Un hommage rendu mardi par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, dans un discours, à la mémoire de Nasrallah, avait notamment provoqué une réaction du ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, qui est issu des Forces libanaises, opposées au Hezbollah. Khamenei avait décrit Nasrallah comme un « grand trésor pour le monde islamique, le chiisme et le Liban », appelant à ne pas négliger la « richesse » qu'il a créée, ce à quoi le chef de la diplomatie libanaise avait rétorqué que « la seule autorité légitime au Liban reste le gouvernement et ses décisions, qui sont irrévocables, au premier rang desquelles la décision d’établir le monopole de l’État sur les armes. »



Encore cet énergumène qui s’invite chez nous ?
00 h 21, le 27 septembre 2025