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Moyen-Orient - Syrie

Chareh appelle à la fin des attaques israéliennes

Le président syrien par intérim avait répété qu’un deal avec l’État hébreu était indispensable, tandis que l’envoyé spécial américain a affirmé qu’un accord de « désescalade » était proche.

Chareh appelle à la fin des attaques israéliennes

Le président syrien par intérim Ahmad el-Chareh arrive pour une réunion avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio à l'hôtel Lotte New York Palace en marge de la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies, le 22 septembre 2025. Bing Guan/AFP

Le président syrien par intérim a appelé mercredi à la tribune de l'ONU à la fin des frappes de l'État hébreu sur son territoire, qui menacent d'entraîner « de nouvelles crises et luttes dans notre région ». La Syrie est la cible d’attaques et incursions répétées d’Israël depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre dernier. Il avait déjà mis en garde mardi soir contre de nouvelles turbulences au Proche-Orient si Israël et le gouvernement transitoire qu’il représente ne parviennent pas à trouver un accord de sécurité. « Nous ne sommes pas ceux qui créent des problèmes à Israël. Nous avons peur d’Israël, pas l’inverse », avait déclaré l'ancien jihadiste lors d’un événement organisé à New York par un cercle de réflexion américain, le Middle East Institute.

« Il existe de multiples risques liés au fait qu’Israël retarde les négociations et continue de violer notre espace aérien, et pénètre sur notre territoire », a-t-il dit. Il a rejeté toute discussion concernant la partition de son pays, alors qu’Israël poursuit ses incursions et affirme défendre les intérêts de la minorité druze. « La Jordanie est sous pression, toute discussion sur la partition de la Syrie nuira à l’Irak, nuira à la Turquie », a-t-il déclaré. « Cela nous ramènera tous à la case départ », a-t-il dit, notant que la Syrie venait tout juste de sortir d’une décennie et demie de guerre.

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« Les politiques israéliennes contredisent la position internationale de soutien à la Syrie », a en outre déclaré Ahmad el-Chareh. « Pour y faire face, la Syrie demeure attachée au dialogue (...), et nous appelons la communauté internationale à se tenir à nos côtés face à ces agressions », a poursuivi le président par intérim, premier dirigeant syrien à s'exprimer à la tribune de l'ONU depuis 1967. Le président syrien avait souligné plus tôt que l'accord de sécurité était « nécessaire », ajoutant qu'il devait être conclu, entre autres raisons, afin qu'Israël « respecte l'espace aérien et territorial de la Syrie », ont rapporté des médias israéliens.

L’émissaire américain Tom Barrack avait de son côté évoqué mardi l’imminence de la conclusion d’un accord de « désescalade » dans lequel Israël devrait cesser ses attaques visant le pays tandis que la Syrie acceptera de ne pas déplacer de machines ni d’équipements lourds près de la frontière israélienne. S’adressant aux journalistes en marge des réunions de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, M. Barrack a indiqué que cet accord constituerait « une première étape vers un arrangement sécuritaire que les deux pays négocient actuellement ». Le président américain Donald Trump a cherché à « obtenir un accord entre les deux parties qui aurait dû être annoncé cette semaine, mais les progrès réalisés sont jugés insuffisants jusqu’à présent et la fête de Rosh ha-Shana, le Nouvel An juif célébré cette semaine, a ralenti le processus », a précisé l’émissaire, selon les propos relayés par le Haaretz.

La Syrie et Israël restent techniquement en état de guerre, mais ont ouvert des négociations directes pour parvenir à un accord que Damas espère voir aboutir à l’arrêt des frappes aériennes israéliennes et au retrait des troupes israéliennes ayant pénétré dans le sud de la Syrie. Depuis la chute du régime Assad en décembre dernier, des représentants des deux pays se sont rencontrés à plusieurs reprises. Lundi, Ahmad el-Chareh avait écarté toute reconnaissance d’Israël dans l’immédiat. Souhaitant donner des gages à l'administration américaine, dont il espère la levée complète et permanente des sanctions, le président syrien a promis de New York de « lutter contre le sectarisme » et de « traduire en justice tous ceux impliqués dans le bain de sang ». « Nous avons formé des commissions pour établir les faits et accordé l'accès aux missions d'enquête des Nations unies », a-t-il souligné au sujet des massacres interconfessionnels de ces derniers mois.

Le président syrien par intérim a appelé mercredi à la tribune de l'ONU à la fin des frappes de l'État hébreu sur son territoire, qui menacent d'entraîner « de nouvelles crises et luttes dans notre région ». La Syrie est la cible d’attaques et incursions répétées d’Israël depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre dernier. Il avait déjà mis en garde mardi soir contre de nouvelles turbulences au Proche-Orient si Israël et le gouvernement transitoire qu’il représente ne parviennent pas à trouver un accord de sécurité. « Nous ne sommes pas ceux qui créent des problèmes à Israël. Nous avons peur d’Israël, pas l’inverse », avait déclaré l'ancien jihadiste lors d’un événement organisé à New York par un cercle de réflexion américain, le Middle East Institute.«...
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