Lancement du projet Aradina à Beyrouth. Photo ANI
Le ministère de l’Agriculture a lancé lundi 22 septembre un programme de quatre ans visant à renforcer les petits producteurs et les coopératives à travers le Liban.
Financé à hauteur de 7 millions d’euros par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier (Ciheam Montpellier), Action contre la faim et Fair Trade Lebanon, ce projet, baptisé Aradina (« Nos terres »), vise à soutenir 2 500 agriculteurs et 145 coopératives sur l’ensemble du territoire. Son objectif : aider les producteurs à adopter des pratiques écologiques, renforcer les chaînes de valeur agricoles et ouvrir de meilleures perspectives de commercialisation afin de renforcer la sécurité alimentaire, protéger l’environnement et maintenir les petits exploitants au centre du développement rural.
« Aradina n’est pas un projet de développement parmi d’autres. C’est une étape décisive vers une agriculture plus verte, plus juste et plus résiliente », a déclaré le ministre, Nizar Hani, lors de son discours, précisant que ce projet s’inscrivait directement dans la stratégie du ministère qui vise à renforcer la résilience d’un secteur durement touché par les crises multidimensionnelles. « Les agriculteurs et les coopératives sont la colonne vertébrale de cet effort. Sans eux, aucune réforme ne peut réussir », a-t-il ajouté. « À travers Aradina, nous voulons aider les agriculteurs libanais à adopter des pratiques durables, à améliorer leur accès aux marchés et à renforcer la résilience de leurs communautés », a déclaré de son côté Jean-Bertrand Mothes, directeur pays de l’AFD au Liban.
Procédures simplifiées
En parallèle, Nizar Hani a annoncé la publication d’une nouvelle circulaire administrative (140/1) simplifiant les procédures pour l’immatriculation des véhicules de transport et de chargement. Pour la première fois, les demandeurs devront fournir une preuve d’inscription au registre national des agriculteurs avant d’obtenir une licence. « Cette réforme s’inscrit dans notre politique globale de soutien aux agriculteurs, de simplification des démarches et de protection des droits de l’État comme du secteur », a-t-il dit.


