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Culture - Distinction

Samia Halaby reçoit le prix Munch 2025 pour la liberté artistique

Ce prix vise à « mettre en lumière les questions importantes soulevées par les artistes visuels contemporains dans leur travail ainsi que leur participation au débat public ».

Samia Halaby reçoit le prix Munch 2025 pour la liberté artistique

Samia Halaby, libre dans son art et ses convictions. Avec l'aimable autorisation de la galerie Sfeir-Semler

Elle avait annoncé la couleur, « sa » couleur, dès le mois d’août dernier, lors d’une interview à Beyrouth où elle inaugurait l’exposition que lui consacre la galerie Sfeir-Semler jusqu’au 1er novembre. « Je suis née à Jérusalem, je suis donc Palestinienne. Si vous dites que je suis Américano-Palestinienne, ça va me fâcher ! », avait-elle lancé avec ce mélange de fermeté et d’ironie qui lui est propre. Samia Halaby est ainsi : libre dans sa tête, dans ses convictions et dans son art.

Une liberté qui se lit autant dans sa démarche picturale, toujours en quête de formes innovantes, que dans ses engagements militants. C’est cette liberté que vient de saluer le prix Munch 2025, décerné par le musée Edvard Munch à Oslo. Attribué chaque année à un artiste ou un collectif d’artistes contemporains, il distingue des pratiques qui interrogent notre époque et participent au débat public. Doté de 300 000 couronnes norvégiennes, le prix s’inscrit dans une volonté d’encourager un art conscient et visionnaire.

Pour mémoire

Nabil Nahas et Samia Halaby stars de la vente aux enchères au profit du musée Sursock à New York

Le jury a justifié son choix en ces termes : « Le prix Munch souhaitait honorer Samia Halaby pour sa pratique artistique visionnaire et durable. Elle a été à l’avant-garde du développement de l’art numérique grâce à ses expériences avec les premières animations par ordinateur et explore l’abstraction sous ses différentes formes depuis plus de 60 ans. Ses peintures prolongent les traditions géométriques issues du contexte islamique et présentent des contributions du monde entier au modernisme régional Nord-Atlantique. Samia Halaby est convaincue que des approches innovantes de la peinture peuvent transformer notre vision et notre pensée, non seulement en termes d’esthétique, mais aussi en ouvrant de nouvelles perspectives sur l’éducation, la technologie et des questions sociales plus larges. Militante, elle milite pour des causes liées aux classes sociales, aux origines ethniques et à la Palestine depuis les années 1970. Samia Halaby critique ouvertement la censure artistique depuis des décennies, une censure qu’elle a elle-même affrontée et surmontée. »

L’an dernier déjà, le prix avait distingué une femme : la Brésilienne Rosana Paulino, figure féministe de l’art contemporain. En choisissant aujourd’hui Samia Halaby, le musée Munch poursuit un geste fort : celui de mettre en lumière des artistes qui, par leur œuvre comme par leurs combats, repoussent les frontières de l’art et de la pensée.

Elle avait annoncé la couleur, « sa » couleur, dès le mois d’août dernier, lors d’une interview à Beyrouth où elle inaugurait l’exposition que lui consacre la galerie Sfeir-Semler jusqu’au 1er novembre. « Je suis née à Jérusalem, je suis donc Palestinienne. Si vous dites que je suis Américano-Palestinienne, ça va me fâcher ! », avait-elle lancé avec ce mélange de fermeté et d’ironie qui lui est propre. Samia Halaby est ainsi : libre dans sa tête, dans ses convictions et dans son art.Une liberté qui se lit autant dans sa démarche picturale, toujours en quête de formes innovantes, que dans ses engagements militants. C’est cette liberté que vient de saluer le prix Munch 2025, décerné par le musée Edvard Munch à Oslo. Attribué chaque année à un artiste ou un collectif d’artistes contemporains, il...
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