Rechercher
Rechercher

Culture - Rencontre

Samia Halaby : Je suis née à Jérusalem, je suis donc palestinienne, si vous dites que je suis américano-palestinienne, ça va me fâcher !

À 88 ans, la pionnière de l’art numérique, doyenne de l’écurie d’artistes d’Andrée Sfeir-Semler, n’a rien perdu de son tranchant. Ni de sa maîtrise de l’abstraction picturale.

Samia Halaby : Je suis née à Jérusalem, je suis donc palestinienne, si vous dites que je suis américano-palestinienne, ça va me fâcher !

Samia Halaby et Andrée Sfeir-Semler lors de l'inauguration de l'exposition « Abstract In Motion ». Avec l'aimable autorisation de la galerie Sfeir-Semler (Hambourg/ Beyrouth)

Arrivée tout droit des États-Unis – où elle vit et travaille depuis plus de sept décennies – pour participer au vernissage de l’exposition-hommage que lui consacre Andrée Sfeir-Semler dans le cadre des célébrations des quarante ans d’existence de sa galerie éponyme*, c’est une Samia Halaby imperturbablement flegmatique, sous les assauts d’admiration de ses fans libanais, que l’on rencontre à Beyrouth.Silhouette droite comme un i, regard d’une acuité redoutable, quoique nimbé d’un voile de désenchantement, la doyenne des artistes palestiniens est en bonne voie d’« iconisation » si l’on en juge par cette foule qui la suivra avec ferveur, en pleine chaleur du mois d’août, de la nouvelle galerie du centre-ville de Beyrouth, où sont accrochées quelques-unes de ses toiles et œuvres numériques**, au grand espace de la Quarantaine (immeuble...
Arrivée tout droit des États-Unis – où elle vit et travaille depuis plus de sept décennies – pour participer au vernissage de l’exposition-hommage que lui consacre Andrée Sfeir-Semler dans le cadre des célébrations des quarante ans d’existence de sa galerie éponyme*, c’est une Samia Halaby imperturbablement flegmatique, sous les assauts d’admiration de ses fans libanais, que l’on rencontre à Beyrouth.Silhouette droite comme un i, regard d’une acuité redoutable, quoique nimbé d’un voile de désenchantement, la doyenne des artistes palestiniens est en bonne voie d’« iconisation » si l’on en juge par cette foule qui la suivra avec ferveur, en pleine chaleur du mois d’août, de la nouvelle galerie du centre-ville de Beyrouth, où sont accrochées quelques-unes de ses toiles et œuvres numériques**, au...
commentaires (3)

Un honneur pour la galerie et pour Beyrouth d’accueillir cette exposition d’une grande artiste. Beaucoup de gens qui ont été exilés à l’âge de dix ou onze ans se considèrent comme appartenant au pays d’origine aussi bien qu'au pays d’accueil.

Hacker Marilyn

12 h 31, le 27 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Un honneur pour la galerie et pour Beyrouth d’accueillir cette exposition d’une grande artiste. Beaucoup de gens qui ont été exilés à l’âge de dix ou onze ans se considèrent comme appartenant au pays d’origine aussi bien qu'au pays d’accueil.

    Hacker Marilyn

    12 h 31, le 27 août 2025

  • Chacun s’identifie comme il veut. Cependant, les pays ou nous vivons longtemps (mettons plus que 2-3 ans) nous définissent tout autant. On ne peut nier l’influence de notre environnement sur notre devenir. La rejeter est un manque de respect vers ces apports. Les États-Unis ont fortement contribué à ce que Mme Halaby est devenue, en l’exposant a des influences, en lui donnant accès à des technologies, en la laissant s’épanouir. Qu’elle le veuille ou pas, que ça la fâche ou pas, Mme Halaby est américano-palestinienne, tout comme je suis libano-franco-germano-canadien.

    Alain

    09 h 10, le 27 août 2025

  • Ben avec tous nos respects…..fâchez-vous…. Que voulez que cela nous fasse?

    LE FRANCOPHONE

    01 h 58, le 27 août 2025

Retour en haut