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Moyen-Orient - Diplomatie

La Syrie discute d'un accord de sécurité avec Israël, dit el-Chareh

Le président syrien a révélé que ses forces avaient entamé des négociations secrètes avec la Russie, alliée clef de Bachar el-Assad, lors de l'offensive qui a finalement renversé le dictateur.

Le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh, le 9 mars dernier. Photo AFP

Le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh, a indiqué vendredi que la Syrie menait des négociations avec Israël pour parvenir à un accord de sécurité qui permettrait à Israël de quitter les zones qu'il occupe depuis le renversement de Bachar el-Assad en décembre.

Au moment où des forces menées par des islamistes renversaient le régime de l'ex-président syrien Bachar el-Assad le 8 décembre dernier, Israël a déployé des troupes dans la zone tampon surveillée par l'ONU sur le plateau du Golan, qui sépare les forces israéliennes et syriennes depuis l'armistice qui a suivi la guerre arabo-israélienne de 1973. Israël a depuis lancé des centaines de frappes aériennes contre des cibles militaires en Syrie et effectué des incursions dans le sud syrien. Les nouvelles autorités syriennes n'ont pas riposté. 

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« Nous sommes actuellement dans un état de négociations et de dialogue sur la question d'un accord de sécurité », a déclaré M. el-Chareh dans une interview à la chaîne de télévision publique Alekhbariah. « Israël a considéré qu'avec la chute du régime, la Syrie avait quitté » l'accord de désengagement de 1974, « même si la Syrie, dès le premier instant, a exprimé son engagement » envers cet accord, a-t-il dit. « Maintenant, des négociations sont en cours sur un accord de sécurité pour ramener Israël là où il était avant le 8 décembre », a-t-il poursuivi. 

Israël et la Syrie n'entretiennent pas de relations diplomatiques, les deux pays étant techniquement en guerre depuis 1948 et Damas n'ayant pas accepté l'occupation, puis l'annexion, d'une partie du Golan par Israël. Le mois dernier, les médias d'Etat syriens ont rapporté que le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani et son homologue israélien Ron Dermer s'étaient rencontrés à Paris pour discuter d'une désescalade et de la situation dans la province syrienne de Soueida, majoritairement druze, qui a été endeuillée par des violences intercommunautaires - Israël étant intervenu pour soutenir les druzes. Egalement en août, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu'Israël était engagé dans des discussions visant à la démilitarisation du sud de la Syrie. 

Durant l'interview, Ahmad el-Chareh a aussi révélé que ses forces avaient entamé des négociations secrètes avec la Russie, alliée clef de Bachar el-Assad, lors de l'offensive qui a finalement renversé le dictateur, au pouvoir depuis 2000. « Lorsque nous avons atteint Hama lors de la bataille de libération, des négociations ont eu lieu entre nous et la Russie », a déclaré M. Chareh. Lorsque les islamistes sont arrivés à Homs, plus au sud, la Russie « est restée à l'écart du combat (...) dans le cadre d'un accord conclu entre nous », a-t-il précisé. Il a également souligné que ses forces avaient évité d'attaquer la base aérienne russe de Hmeimim, sur la côte méditerranéenne syrienne.

La base navale russe de Tartous et Hmeimim sont les seuls avant-postes militaires officiels de Moscou en dehors de l'ex-Union soviétique. Bachar el-Assad s'est enfui de Hmeimim pour la Russie.

Le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh, a indiqué vendredi que la Syrie menait des négociations avec Israël pour parvenir à un accord de sécurité qui permettrait à Israël de quitter les zones qu'il occupe depuis le renversement de Bachar el-Assad en décembre.Au moment où des forces menées par des islamistes renversaient le régime de l'ex-président syrien Bachar el-Assad le 8 décembre dernier, Israël a déployé des troupes dans la zone tampon surveillée par l'ONU sur le plateau du Golan, qui sépare les forces israéliennes et syriennes depuis l'armistice qui a suivi la guerre arabo-israélienne de 1973. Israël a depuis lancé des centaines de frappes aériennes contre des cibles militaires en Syrie et effectué des incursions dans le sud syrien. Les nouvelles autorités syriennes n'ont...
commentaires (2)

Ca n’existe pas un « accord avec Israel » La soumission ou la guerre

Phenix

14 h 06, le 13 septembre 2025

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Commentaires (2)

  • Ca n’existe pas un « accord avec Israel » La soumission ou la guerre

    Phenix

    14 h 06, le 13 septembre 2025

  • yaani, le bachar assad ? y avait QUE les libanais tels que le tres fameux ali hejazy et d'autres moins fameux qui lui vouaient sympathie. leur ajouter bien sur khamenai&nasrallah !

    L’acidulé

    10 h 45, le 13 septembre 2025

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