Un véhicule de l'armée libanaise au Liban-Sud. Photo d'illustration Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Les contacts et concertations politiques se poursuivent pour parvenir à une formule permettant de faire passer la séance gouvernementale sur le plan de désarmement par l'armée libanaise sans arriver à une confrontation interne, selon des sources bien informées contactées par L’Orient-Le Jour.
La formule en cours d’élaboration consiste en l’entrée du commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, pour présenter le plan préparé par l’institution militaire, qui insiste sur l’exclusivité des armes aux mains de l’État et qui sera divisé en plusieurs étapes. Par la suite, le gouvernement devra prend acte de ce plan, et une décision sera publiée saluant l’initiative de l’armée et louant toutes les mesures qu’elle entreprend pour imposer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. De cette manière, le gouvernement aura pris acte du plan de l’armée et l’aura accueilli favorablement, sans qu’il soit nécessaire d’adopter une décision ou de recourir à un vote pour l’approuver, étant donné que la décision de l’exclusivité des armes aux mains de l’État avait déjà été prise auparavant, lors du Conseil des ministres du 5 août.
Le Hezbollah veut « pousser le gouvernement à se rétracter »
De plus, selon nos informations, le communiqué de la séance gouvernementale comportera une condamnation de l’agression israélienne continue contre le Liban, et une demande adressée à la communauté internationale pour qu’elle exerce la plus forte pression sur l’État hébreu, afin de prouver sa crédibilité.
Les concertations se concentrent également sur les moyens de garantir la présence des ministres représentant la communauté chiite au sein de la séance et d’éviter leur retrait, sujet qui demeure en discussion. Cependant, l’orientation des ministres du tandem Hezbollah-Amal reste le retrait, puisqu’ils ne reconnaissent pas les deux décisions précédentes du cabinet (5 et 7 août) concernant le monopole des armes d’ici la fin de l’année et l’adoption des objectifs du « plan Barrack », une feuille de route américaine visant à faire respecter le cessez-le-feu du 27 novembre 2024.
De son côté, une source au sein du Hezbollah a indiqué à L'OLJ que les contacts en cours sont axés sur l'approbation du plan de l'armée sans définir un calendrier pour la mission. « Mais même cette éventualité ne nous concerne pas. Nos efforts ont pour but de pousser le gouvernement à se rétracter sur ses décisions des 5 et 7 août », ajoute la source.
Plus tôt dans la journée, Fadi Makki, seul ministre chiite ne relevant pas du tandem Amal-Hezbollah, avait évoqué une atmosphère « rassurante » entourant les préparatifs de la séance et estimé que ses collègues chiites étaient « impatients » de découvrir le contenu du plan élaboré par la troupe.
Les États-Unis avaient, eux, mis un nouveau coup de pression sur le cabinet, avec des responsables de l'administration Trump cités dans le New York Times agitant la menace d'une nouvelle « campagne militaire israélienne » en cas de tergiversations du cabinet, tandis que l'armée libanaise avait, elle, demandé à ses effectifs d'augmenter leur préparation.


On s,est soumis malheureusement aux chantages berry/kassem manipules par les enturbannes iraniens.
21 h 48, le 05 septembre 2025