Les ministres d’État pour la Technologie de l'information et de l’Intelligence artificielle, Kamal Shehadi, et de l'Agriculture, Nizar Hani, lors d'une réunion le 18 août 2025. Photo tiré du compte X de M. Shehadi.
L'intelligence artificielle... au service maintenant de l'agriculture. Le ministère d’État pour les Technologies de l'information et l’Intelligence artificielle, et le ministère de l'Agriculture, ont organisé jeudi un atelier intitulé « Le Liban vers l’agriculture intelligente », rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« En intégrant l’intelligence artificielle dans le secteur (de l'agriculture), nous opérons une véritable transformation de la gouvernance, nous permettons une gestion plus intelligente des ressources et nous posons les bases d’une économie agricole compétitive et durable » s'est félicité le ministre d’État pour les Technologies de l'information et l’Intelligence artificielle, Kamal Shehadi.
De son côté, le ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, a souligné que « grâce aux technologies intelligentes et aux outils numériques, nous pouvons atteindre une productivité plus élevée, une utilisation plus efficace des ressources et une meilleure intégration aux marchés régionaux et internationaux ». Les deux ministres avaient déjà fait part d'une rencontre, le 18 août dernier, sur leurs comptes X respectifs, pour discuter de cette démarche.
La démarche s'inscrit plus largement dans le cadre d’une série d’initiatives conjointes de transformation numérique ministérielle, dont la dernière, début août, portait sur la création d'une « application touristique intelligente », avec le ministère du Tourisme.
Les sessions ont réuni des hauts conseillers, des équipes techniques des deux ministères, ainsi que des experts internationaux, pour discuter des moyens de renforcer la contribution de l’agriculture à l’économie et à la société libanaises grâce à la technologie, rapporte l'agence. Plus spécifiquement, il a été question de l’irrigation intelligente et la gestion de l’eau, de la surveillance intelligente des cultures et des sols à l’aide de l’intelligence artificielle, des plateformes numériques pour moderniser les services agricoles, ou des systèmes d’alerte précoce face aux risques liés aux parasites et au changement climatique.
Le ministère d’État pour les Technologies de l'information et l’Intelligence artificielle, inédit au Liban, a été introduit dans le gouvernement de Nawaf Salam, formé au début de l'année. À sa tête, M. Shehadi a lancé sa stratégie LEAP, qui ambitionne de faire du Liban un hub régional de l’Intelligence artificielle d’ici cinq ans.


