La ministre libanaise des Affaires sociales, Hanine Sayyed. Photo d’archives L’Orient-Le Jour
La ministre des Affaires sociales Hanine Sayyed a affirmé lundi, lors d’un entretien avec le mufti de la République Abdellatif Deriane, « l’importance que l’État impose son autorité sur l’ensemble du territoire libanais », estimant qu’il y aura « un accord entre toutes les parties » avant et pendant le Conseil des ministres de vendredi, consacré au monopole des armes.
Le Conseil des ministres doit se réunir vendredi à 15h au palais présidentiel de Baabda pour étudier le plan préparé par l’armée dont l’objectif est de permettre à l’État de récupérer le monopole des armes, et donc désarmer le Hezbollah ainsi que d’autres milices et les camps palestiniens. Le gouvernement avait mandaté le 5 août l’armée en vue de préparer ce plan de désarmement, avant d’approuver deux jours plus tard le « plan Barrack ».
Ce document comprend aussi un volet sur le monopole des armes, parmi d’autres mesures de relance, en échange d’un arrêt des attaques d’Israël contre le Liban et de son retrait des territoires encore occupés dans le Sud. Ce lundi, le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam se sont entretenus pour, en outre, évoquer les « préparatifs » du Conseil des ministres de vendredi et « la situation dans le pays ».
Le Hezbollah est catégoriquement opposé à tout désarmement et prône le « dialogue », à l’instar de son allié, le chef du mouvement Amal et président de la Chambre Nabih Berry. Ce dernier avait lancé dimanche une nouvelle « initiative » visant à discuter de la question de l’arsenal du Hezbollah. Néanmoins, les responsables du parti chiite se font toujours plus radicaux dans leurs prises de position, allant jusqu’à agiter le spectre du recours à la rue.
Lors de sa rencontre avec le mufti Deriane, Hanine Sayyed a également évoqué les différents contacts menés avec diverses associations liées aux instances sunnites, comme l’orphelinat islamique, l’association éducative des Makassed ou encore les institutions sociales du Dr Mohammad Khaled. « Je tiens à elles et, dès notre entrée au ministère, nous avons commencé à travailler pour renforcer ces partenariats », a-t-elle affirmé. Elle a aussi discuté du programme Aman (filet de sécurité sociale financé par la Banque mondiale) « qui concerne 800 000 Libanais issus des familles les plus pauvres ». Elle a ainsi annoncé la prochaine réouverture des inscriptions pour les familles. « Nous avons également évoqué les centres sociaux à Beyrouth que nous allons renforcer, et l’ouverture d’un nouveau centre en remplacement de celui que nous avons dû fermer à Tarik el-Jdidé. Ce sera un centre modèle qui comprendra tous les services sociaux et les soins de santé, et son inauguration aura lieu prochainement », a-t-elle affirmé.
En août, un centre social qui relève du ministère des Affaires sociales avait été fermé pour des raisons financières. Le 14 août, un sit-in avait eu lieu devant le ministère pour dénoncer cette fermeture.



Malheureusement, plusieurs ont perdus le sens du verbe dialoguer. Aucune société qui se décrit ainsi peut même penser avoir une autorité parallèle dans un système politique et sécuritaire. Il est grand temps de passer à autre chose.
22 h 58, le 01 septembre 2025