Imam Moussa al Sadr, un leader charismatique dont la disparition reste encore un mystère. (Crédit : AFP)
À la veille du 47e anniversaire de la disparition en Libye de l'imam Moussa Sadr, figure religieuse emblématique du Liban et de sa communauté chiite, et fondateur du mouvement Amal, le président Joseph Aoun a réaffirmé samedi l’engagement du Liban à faire toute la lumière sur cette affaire et à assurer le suivi de la cause qu'il portait d'un pays uni. Le célèbre imam chiite avait disparu au cours d’une visite officielle en Libye en septembre 1978, avec ses compagnons, le cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine.
Le chef de l’État a affirmé qu'il ne transigerait pas sur « le droit du Liban à connaître toute la vérité » et à poursuivre l'affaire « à tous les niveaux ». Selon lui, cette disparition « demeure une plaie ouverte dans le cœur de tous les Libanais. »
L'exemple de Moussa Sadr
« La meilleure façon d’honorer l’imam disparu est de marcher sur ses traces en construisant un Liban juste et uni, qui rassemble tous ses enfants et protège leur dignité, un Liban de mission et de civilisation », a ajouté Joseph Aoun. Soulignant que le pays traverse des « circonstances délicates », alors que le gouvernement s'est engagé à récupérer le monopole de l’État sur les armes et donc à désarmer le Hezbollah et les autres groupes encore armés, il a fait appel à « la sagesse et aux positions nationales » de Moussa Sadr, qui était un « symbole de l’unité nationale et de la justice sociale, ainsi qu’un phare du dialogue entre religions et confessions ».
Le chef du mouvement Amal et président du Parlement Nabih Berry, qui était impliqué dans le dialogue entre le chef de l’État et le Hezbollah, rejette tout désarmement forcé du parti. Il doit s'exprimer dimanche dans un discours.
Joseph Aoun a en outre rappelé une citation de Moussa Sadr, qui dit que « le Liban est la patrie définitive de tous ses fils », un thème repris dans le préambule de la Constitution.
La disparition de Moussa Sadr en Libye a été le déclencheur des tensions entre Beyrouth et Tripoli. Par la suite, l’enlèvement il y a dix ans à la frontière libano-syrienne de Hannibal Kadhafi, fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, par des combattants présumés proches du mouvement Amal et sa détention par les autorités libanaises, qui le maintiennent captif sans procès depuis lors, continue d'envenimer les rapports entre les deux pays. Hannibal Kadhafi fait l’objet de poursuites pour avoir prétendument dissimulé des informations sur la disparition de Moussa Sadr, bien qu'il n’avait que deux ans au moment de la disparition de l’imam.




Il y a des crimes beaucoup plus récents qui ont touché des milliers de libanais qui sont prioritaire puisque leurs assassins ne sont autres que ces vendus locaux que les libanais attendent leur jugement pour enfin croire que notre pays a changé de pouvoir et que sa justice est enfin rétablie. Qu’on cesse de nous culpabiliser pour des crimes commis hors de nos frontières et souvent par leurs alliés d’hier. La coupe est pleine et nous voulons une justice équitable pour tous les oubliés de notre pays qui sont les vrais martyrs à honorer. Trêve de surenchère de martyrisation simulée.
12 h 07, le 01 septembre 2025