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Politique - Liban-Syrie

Détenus islamistes au Liban : nouveaux sit-ins, une délégation syrienne finalement attendue lundi

La visite de la délégation syrienne « n'a pas été annulée, mais reportée en principe à lundi » 1er septembre, précise une source informée à « L'Orient-Le Jour ». 

Détenus islamistes au Liban : nouveaux sit-ins, une délégation syrienne finalement attendue lundi

Une femme tenant une pancarte lors d'un sit-in devant la prison de Roumié, demandant la libération de prisonniers islamistes syriens détenus au Liban, le mercredi 27 août 2025. Capture d'écran d'un reportage du site al-Modon.

De nouveaux sit-ins, à l'initiative des familles des détenus, ont eu lieu mercredi, devant la prison de Roumié, dans le caza du Metn au Mont-Liban, ainsi qu'au poste-frontière de Joussiyé avec la Syrie, selon la télévision syrienne, pour demander la libération de prisonniers islamistes libanais et syriens.

Tandis qu'une délégation syrienne était attendue cette semaine à Beyrouth pour discuter de la question des détenus syriens au Liban, revenue en force sur le devant de la scène depuis l'arrivée au pouvoir à Damas en décembre 2024 d’une coalition rebelle menée par des islamistes, le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, a souligné mercredi matin dans un communiqué qu'il n'y avait « pas encore de rendez-vous fixé pour une réunion entre le Liban et la Syrie ».

Des informations de presse ont fait état dans la journée d'un report sine die de la visite, mais une source informée, ayant requis l'anonymat, a précisé à L'Orient-Le Jour que la réunion « n'a pas été annulée, mais reportée en principe à lundi » 1er septembre. 

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Signe de la tension suscitée par la question des détenus syriens au Liban, la possibilité d'un éventuel dérapage sécuritaire à la frontière libano-syrienne avait été évoquée il y a deux semaines, après la mort d’un détenu à Roumié et les menaces de tribus syriennes « d’envahir le Liban (...) si les détenus syriens ne sont pas libérés ». 

« 2 400 prisonniers syriens, soit 30 % du nombre total des détenus, sont incarcérés au Liban », a déclaré le ministre libanais de l'Intérieur Ahmad Hajjar, dans un entretien à la chaîne al-Hadath, cité lundi par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). 

« La révolution syrienne demeure prisonnière au Liban » 

Plus généralement, les protestations des familles des détenus islamistes au Liban se sont multipliées ces derniers mois, pour dénoncer l'emprisonnement « injuste » de leurs proches, et demander une « amnistie générale », sur fond de chute du régime Assad en Syrie. « La révolution syrienne demeure prisonnière au Liban » proclame une pancarte, brandie par des manifestants devant devant la prison de Roumié, illustrée par une photo du cheikh salafiste libanais Ahmad el-Assir, avec en fond le drapeau de la révolution syrienne, selon des images du site « al-Modon ». Un drapeau à l'effigie de l'islamiste était également visible sur un camion lors de la manifestation. 

Arrêté en 2015 pour avoir mené des combats meurtriers en 2013 contre l’armée libanaise à Abra, dans la banlieue de Saïda au Liban-Sud, le cheikh Assir a été condamné à mort pour ces faits, ainsi que condamné à 20 ans de travaux forcés par le tribunal militaire pour d’autres combats au Liban-Nord. 

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« Il n’est pas logique que vous vous réconciliiez avec le président (syrien) Chareh et la nouvelle administration en Syrie, tout en laissant leurs partisans croupir dans les prisons. Libérez-les immédiatement ! », peut-on sur une autre pancarte.

« Il n'y a pas de médicaments, de nourritures (...) des prisonniers meurent dans les prisons : plus de 40 prisonniers sur les deux dernières années, en raison de la négligence médicale » proclame une proche de détenus au micro d' « al-Modon », appelant à «tourner la page». Les prisons au Liban souffrent d'une surpopulation chronique et de conditions de détention souvent déplorables.

« Il avait 2 mois quand ils ont pris son père : regarde comme il est devenu » dénonce une autre proche de détenus, tenant dans ses bras un jeune adolescent. 

Selon des chiffres obtenus par L'Orient-Le Jour en février auprès du ministère de l’Intérieur, 50 % des détenus au Liban n’ont toujours pas été jugés. Concernant les islamistes, 55 % d’entre eux sont maintenus en prison sans verdict. Mohammad Sablouh, avocat chargé de la défense de plusieurs d’entre eux, indiquait, également en février, qu'il y aurait 350 détenus islamistes en tout, dont 180 libanais et 170 syriens.

Des appels à une amnistie générale pour ces prisonniers ont été lancés à plusieurs reprises. Cependant, une telle décision comporte le risque d'intégrer la répartition confessionnelle dans le processus et de permettre la libération simultanée de dizaines de milliers de personnes incarcérées pour des affaires de drogue ou d'autres crimes.

De nouveaux sit-ins, à l'initiative des familles des détenus, ont eu lieu mercredi, devant la prison de Roumié, dans le caza du Metn au Mont-Liban, ainsi qu'au poste-frontière de Joussiyé avec la Syrie, selon la télévision syrienne, pour demander la libération de prisonniers islamistes libanais et syriens.Tandis qu'une délégation syrienne était attendue cette semaine à Beyrouth pour discuter de la question des détenus syriens au Liban, revenue en force sur le devant de la scène depuis l'arrivée au pouvoir à Damas en décembre 2024 d’une coalition rebelle menée par des islamistes, le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, a souligné mercredi matin dans un communiqué qu'il n'y avait « pas encore de rendez-vous fixé pour une réunion entre le Liban et la Syrie ».Des...
commentaires (2)

Relâcher ces criminels c’est ne pas rendre justice à tous ceux qui en ont été victimes. Les frontières avec la Syrie est une passoire . Ils reviendront sévir chez nous !

Ziad CHOUEIRI

20 h 44, le 27 août 2025

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Commentaires (2)

  • Relâcher ces criminels c’est ne pas rendre justice à tous ceux qui en ont été victimes. Les frontières avec la Syrie est une passoire . Ils reviendront sévir chez nous !

    Ziad CHOUEIRI

    20 h 44, le 27 août 2025

  • Renvoyez les Ca allégera la place aux autres détenus entassés.Puis même ceux arrêtés pour actes terroristes;A l'extérieur des prisons de nombreux terroristes armés regroupés en milice qui suivent les instructions des iraniens. Ils ont tué, assassiné, déclaré des guerres, détruit le pays et pratiquent le trafic de drogue (captagon et cie) ...Personne ne leur dit rien. Relachez ces islamistes ( nous parlons des syriens) et contrôlez les frontières pour qu'ils ne reviennent plus au liban. Point. Le hezbollah veut qu'ils restent en prison parce que cela va polluer les relations LIBAN SYRIE.

    LE FRANCOPHONE

    18 h 36, le 27 août 2025

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