Rechercher
Rechercher

Société - Conflit

Les rédacteurs de la presse au Liban condamnent l'attaque israélienne qui a tué cinq journalistes à Gaza

L'ordre a appelé les journalistes du monde entier, en particulier du monde arabe, à « mener une action d'envergure » pour faire pression sur Israël.

Les rédacteurs de la presse au Liban condamnent l'attaque israélienne qui a tué cinq journalistes à Gaza

Un journaliste porte la caméra recouverte de sang de sa collègue Mariam Dagga, qui travaillait en freelance pour AP et qui a été tué par l'armée israélienne, lors des funérailles de cette dernière, le 25 août 2025. Photo AFP

L'ordre des rédacteurs de la presse libanaise a condamné mardi les frappes israéliennes lundi sur l'hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, qui ont tué cinq journalistes, dont trois collaboraient avec Al-Jazeera, Reuters et AP. Ces frappes, qui ont coûté la vie à 15 autres personnes, selon la Défense civile de l'enclave palestinienne, ont été condamnées par l'ONU et plusieurs pays dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui ont appelé à « protéger » les journalistes.

« Les condamnations et les dénonciations ne suffisent plus face au comportement barbare de l'ennemi israélien qui est en train de commettre un massacre sans précédent dans l'histoire moderne dans la bande de Gaza, dont le dernier en date est le raid qui a visé le complexe médical Nasser et fait un grand nombre de victimes », a indiqué l'ordre dans un communiqué publié mardi par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). « Cinq de nos collègues ont été tués alors qu'ils accomplissaient leur devoir professionnel, portant à 244 le nombre de martyrs parmi les professionnels des médias, qu'ils soient reporters, photographes et techniciens », depuis le 7 octobre 2023, date du déclenchement du conflit entre le Hamas et l'Etat hébreu.

« Le massacre des journalistes doit cesser »

« Il est honteux que la communauté internationale et arabe pratique la politique de l'autruche face à ce qui se passe à Gaza, ou qu'elle adopte des positions ambiguës, tout comme il est honteux que les organismes internationaux chargés des droits de l'homme, des libertés publiques et de l'information restent silencieux face au massacre qui se poursuit », a réagi l'ordre, présidé par Joseph Kosseifi. Le communiqué a ensuite « appelé les journalistes du monde entier, en particulier du monde arabe, à mener une action d'envergure pour faire pression sur Israël afin qu'il respecte les conventions internationales relatives au travail des professionnels des médias en temps de guerre (...) ». Et de conclure : « Le massacre israélien des journalistes et photographes palestiniens doit cesser » .

Lire aussi

Condamnations internationales après les frappes israéliennes meurtrières sur l'hôpital Nasser de Khan Younès

Lundi, la chaîne qatarie Al-Jazeera, les agences de presse canado-britannique Reuters et américaine Associated Press ont chacune déploré la mort d'un collaborateur dans les frappes sur l'hôpital Nasser de Khan Younès, exprimant choc et tristesse. Des images de l'AFP prises immédiatement après les raids montrent de la fumée couvrant l'air et des débris à l'extérieur de l'hôpital. Des Palestiniens se précipitent pour aider les victimes, transportant des corps ensanglantés dans l'établissement.

Réagissant à cet incident, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi soir qu'« Israël regrette profondément l'accident tragique survenu à l'hôpital Nasser ». Il a annoncé dans un communiqué qu'une enquête de l'armée est en cours. « Notre guerre est contre les terroristes du Hamas. Nos objectifs légitimes sont de vaincre le Hamas et de ramener nos otages à la maison », a ajouté M. Netanyahu. L'armée israélienne a reconnu avoir mené « une frappe dans la zone de l'hôpital Nasser » et affirmé qu'elle « ne ciblait pas les journalistes en tant que tels ».

Selon le Comité pour la protection des journalistes et Reporters sans frontières, environ 200 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du 7-Octobre menée en Israël par le Hamas. Les journalistes étrangers ne sont, par ailleurs, pas autorisés à entrer à Gaza et les médias internationaux s'appuient sur des journalistes locaux.

L'ordre des rédacteurs de la presse libanaise a condamné mardi les frappes israéliennes lundi sur l'hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, qui ont tué cinq journalistes, dont trois collaboraient avec Al-Jazeera, Reuters et AP. Ces frappes, qui ont coûté la vie à 15 autres personnes, selon la Défense civile de l'enclave palestinienne, ont été condamnées par l'ONU et plusieurs pays dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui ont appelé à « protéger » les journalistes.« Les condamnations et les dénonciations ne suffisent plus face au comportement barbare de l'ennemi israélien qui est en train de commettre un massacre sans précédent dans l'histoire moderne dans la bande de Gaza, dont le dernier en date est le raid qui a visé le complexe médical Nasser et fait un grand...
commentaires (1)

"Israël regrette profondément, bla bla bla...". Personne n'est dupe, quelle hypocrisie !

Politiquement incorrect(e)

17 h 52, le 26 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • "Israël regrette profondément, bla bla bla...". Personne n'est dupe, quelle hypocrisie !

    Politiquement incorrect(e)

    17 h 52, le 26 août 2025

Retour en haut