Le Liban a reçu samedi sa première cargaison de carburant en provenance du Koweït dans le cadre d’un important accord d’assistance énergétique, rapporte un communiqué publié par le bureau de presse du ministre de l’Énergie, Joe Saddi.
« Le premier pétrolier a accosté dans les eaux territoriales libanaises dans le cadre de l’offre généreuse de l’émirat frère du Koweït », précise le communiqué. « L’accord prévoit de fournir au Liban 132 000 tonnes métriques de gasoil pour alimenter les centrales électriques d’Électricité du Liban (EDL), dont 66 000 tonnes en dons. Cela signifie, en termes pratiques, que la quantité offerte est à moitié prix, bien en dessous de tout autre prix qui pourrait être proposé », poursuit le texte. Il ajoute que, conformément à la décision de M. Saddi d’éviter d’ajouter une nouvelle dette au Liban ou d’imposer des charges supplémentaires aux citoyens, « le carburant koweïtien sera payé à partir des revenus collectés par EDL ». « Nous exprimons notre profonde gratitude au Koweït pour sa contribution à faciliter la production d’électricité », a ajouté le ministère, saluant le fait que l'émirat « s’est toujours tenu aux côtés du Liban et de son peuple dans les moments les plus difficiles ».
Depuis de nombreuses années, le secteur de l’électricité au Liban est confronté à un sous-investissement dû à l’instabilité politique et à des inefficacités structurelles, entraînant des coupures fréquentes de courant, et ce même avant l’effondrement économique. Le Koweït accorde également au Liban une subvention de 1,5 million de dollars destinée à financer des études sur la construction éventuelle de nouveaux silos à grains au port de Beyrouth, dévasté par une explosion massive il y a cinq ans.
À la mi-juillet, le ministre koweïtien de l’Intérieur Fahd Youssef Saoud al-Sabbah avait assuré au président Joseph Aoun le soutien de son pays au Liban, au cours d’une visite officielle à Beyrouth.
Les relations entre le Liban et le Koweït n’ont pas été exemptes de tensions ces dernières années. En octobre 2021, plusieurs pays du Golfe avaient rappelé leurs diplomates de Beyrouth en réaction aux déclarations d’un ministre critiquant l’intervention militaire saoudienne au Yémen. Les pays du Golfe dénonçaient régulièrement aussi l’influence manifeste du Hezbollah et de l’Iran sur le gouvernement libanais. Cependant, l’élection de Joseph Aoun à la présidence, suivie de la formation du gouvernement de Nawaf Salam, parallèlement à l’affaiblissement du Hezbollah après sa dernière guerre contre Israël, semble avoir ouvert une nouvelle phase dans les rapports entre Beyrouth et les pays du Golfe. Depuis son entrée en fonction, le chef de l’État a effectué des visites dans plusieurs États du Golfe, dont le Koweït, exprimant sa volonté de renouer les liens.


Effectivement Merci pour le Koweït D’un autre le ministre Saddi est crédible cherche l’intérêt des citoyens et évite dans la mesure de possible de mettre des nouveaux dettes sur nos épaules
18 h 28, le 24 août 2025