Le président du Parlement iranien affirme que seuls les pays de la région doivent décider de la sécurité du Moyen-Orient
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les pays de la région devaient être les seuls à définir l'ordre politique et sécuritaire du Moyen-Orient, rejetant toute implication extérieure et appelant à un renforcement de la coopération régionale, rapporte Reuters.
Mohammad Bagher Ghalibaf a tenu ces propos lors d'une réunion de l'Union parlementaire des États membres de l'Organisation de la coopération islamique à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, alors que l'Iran et les États-Unis cherchent à conclure un accord de paix durable.
Ses déclarations ont été diffusées par la télévision d'État iranienne.
Reprise « la semaine prochaine » des pourparlers techniques USA-Iran, annonce le Pakistan
Les pourparlers techniques entre les Etats-Unis et l'Iran reprendront « la semaine prochaine », a annoncé le Pakistan, pays médiateur dans ce processus destiné à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, rapporte l'AFP.
« Les pourparlers reprendont la semaine prochaine, je pense mardi », a déclaré lors d'un point presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, évoquant aussi la possibilité que ces pourparlers, dont le premier round a eu lieu en début de semaine en Suisse, puissent reprendre lundi ou mercredi prochains.
⚡ Pour l'Iran, le protocole conclu avec les Etats-Unis est « la déclaration de défaite de l'Amérique »
Le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l'Amérique », a déclaré le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, repris par l'AFP.
« Le mémorandum d'entente d'Islamabad n'est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a déclaré M. Ghalibaf lors d'une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne.
« C'est pourquoi le mémorandum d'entente d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique », a dit celui qui est aussi le président du Parlement, ajoutant que la sécurité au Moyen-Orient devait dorénavant être assurée par les pays de la région.
Négociations Liban-Israël : des délégations militaires vont discuter de la question des « zones pilotes », pas de feuille de route attendue avant jeudi
Alors que les discussions doivent se poursuivre à Washington entre le Liban et Israël, des responsables des deux pays ont confirmé à l'agence Reuters qu'elles se concentreraient sur la question des « zones pilotes » dans les territoire envahis par Israël, desquelles devrait se retirer l'armée israélienne, pour les remettre à l'armée libanaise.
Des responsables israéliens ont indiqué, sous couvert de l'anonymat, que les troupes libanaises concernées devraient suivre une formation donnée par les Américains et feraient l'objet d'un processus de vérification de leurs antécédents afin de s'assurer qu'elles ne sont pas liées au Hezbollah, tandis qu'Israël maintiendrait une présence militaire dans la « zone tampon » établie de facto le long de la frontière.
Cette zone, qui s'étend sur une dizaine de kilomètres de profondeur, couvre plus de 600 km2 du territoire libanais et des dizaines de villages, dont beaucoup ont été totalement démolis. La proposition d'établissement de « zones pilotes » et le maintien de troupes israéliennes en territoire occupé sont rejetés par le Hezbollah, qui critique également les négociations directes entre le Liban et Israël, une voie diplomatique qui semble reléguée au second plan alors que Téhéran a fait du Liban un point central de ses négociations avec les États-Unis.
Un haut responsable sécuritaire libanais a, lui, indiqué à Reuters que les discussions seraient consacrées à des échanges entre les délégations militaires uniquement, sur les « zones pilotes » et sur un calendrier de retrait. Selon cette source, aucun plan éventuel de retrait ne sera divulgué avant la dernière journée de pourparlers, prévue jeudi. Ce responsable n'a pas répondu à une demande de commentaire concernant les affirmations israéliennes au sujet du processus américain de vérification des soldats libanais déployés.
Rubio entame aux Emirats sa tournée éclair dans le Golfe
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'entretient aujourd'hui avec les autorités des Emirats arabes unis, au premier jour d'une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient, rapporte l'AFP. Arrivé mardi soir à Abou Dhabi, M. Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammad ben Zayed Al Nahyane.
S'exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran et réitéré que Washington n'acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d'Ormuz, point d'achoppement entre les deux pays. « Il s'agit d'une voie navigable internationale. Aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale », a-t-il dit, quand au contraire l'Iran et Oman soulignent « leur souveraineté sur leurs eaux territoriales ».
M. Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il s'agit du premier déplacement d'un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature la semaine dernière de ce protocole d'accord, et la tenue de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran en Suisse.
Le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani estime « disproportionnée » la réponse israélienne au Liban
Bien qu’Israël et le Hezbollah s’accusent mutuellement d’être responsables des affrontements, la réponse israélienne est « disproportionnée », a estimé le Premier ministre qatari, Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani.
« Le gouvernement israélien a intensifié les conflits au lieu de les apaiser et de chercher à agir de manière constructive et responsable », a-t-il souligné au Financial Times.
Le Qatar reprendra sa production normale de gaz naturel liquéfié « d’ici quelques semaines », déclare le Premier ministre aux pays concernés
Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani, a déclaré que l’État du Golfe reprendrait une production normale de gaz naturel liquéfié (GNL) « d’ici quelques semaines », a rapporté le Financial Times.
Dans un entretien accordé au Financial Times, il a indiqué que l’établissement d’une ligne directe de communication (« hotline ») entre les États-Unis et l’Iran était essentiel pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
QatarEnergy a suspendu sa production de GNL après que les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre l’Iran le 28 février, à la suite d’une attaque de drone visant son immense complexe de Ras Laffan.
Les Etats-Unis et l'Iran affichent leurs divergences sur Ormuz et le nucléaire
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu hier soir l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens, rapporte l'AFP.
L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a annoncé mardi le début de la mise en oeuvre du plan d'évacuation des quelque 11.000 marins encore bloqués dans le détroit d'Ormuz.
Cette évolution marque un signe tangible de début de règlement du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
Les négociations libano-américaines se poursuivent aujourd’hui afin de traiter le retrait israélien
Après avoir débuté mardi soir, le cinquième round des négociations libano-israéliennes doit se poursuivre aujourd’hui et demain à Washington sous médiation américaine.
Si l’Iran a réussi à obtenir le cessez-le-feu, les discussions libano-israéliennes ont désormais pour objectif principal de traiter la question du retrait israélien et d’en définir le calendrier. C’est dans ce contexte qu’ont eu lieu les échanges entre le président de la République, Joseph Aoun, le vice-président américain J.D. Vance, le principal conseiller du président américain Jared Kushner et le Premier ministre qatari, Mohammad ben Abderrahmane al-Thani.
Ces contacts pourraient conduire le chef de l’État à effectuer prochainement des visites en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie afin de remercier ces pays pour leur soutien au Liban et de coordonner avec eux les prochaines étapes, selon nos informations.
Retrouvez ici l'article de Mounir Rabih sur ces pourparlers.
Aucun incident sécuritaire depuis la nuit dernière au Liban-Sud
Le calme règne dans l’ensemble des régions du Liban-Sud depuis la nuit dernière, aucun incident sécuritaire notable n’ayant été signalé, rapporte ce matin notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.
À minuit, plusieurs soldats israéliens ont toutefois été observés aux abords d’un bâtiment situé à la périphérie de la localité de Nabatiyé el-Faouqa (Nabatiyé), selon des témoins oculaires.
Des mouvements de véhicules militaires israéliens ont également été enregistrés à Khiam (Marjeyoun), en direction du centre de détention au sud de la ville ainsi que vers son point culminant.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban et au Moyen-Orient, marquée par la deuxième journée de discussions directes entre le Liban et Israël à Washington sous médiation américaine, ainsi que par les développements dans le détroit d'Ormuz liés aux différends entre les Etats-Unis et l'Iran.
Les discussions à Washington s'accompagnent d'un calme qui semble se maintenir au Liban-Sud, malgré des violations sporadiques du cessez-le-feu signalées depuis son entrée en vigueur.
Retrouvez ici notre direct de mardi
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