Les négociations d'hier entre le Liban et Israël se sont achevées « sans progrès », selon Axios
La première journée du nouveau cycle de négociations directes entre le Liban et Israël, qui s’est ouvert mardi à Washington, s'est conclue « sans aucun progrès », et aurait même « reculé sur certains points », selon le média américain Axios, citant deux sources au fait des discussions, qui doivent reprendre ce mercredi.
Selon Axios, les représentants de l’armée libanaise et de l’armée israélienne ont tenu des positions « opposées et rigides » concernant l’ampleur du retrait israélien du Liban-Sud ainsi que sur les « zones pilotes » dans lesquelles ce retrait est censé débuter.
L’une de ces sources a également indiqué que ces discussions ont été « houleuses » par moments, tandis que des responsables israéliens reconnaissent l’existence de divergences, tout en affirmant que l’atmosphère générale est restée « cordiale ».
Les médiateurs américains auraient par conséquent décidé de « reprendre les discussions pratiquement à zéro mercredi », dans l’espoir d’un assouplissement des positions des deux parties.
Trump affirme que l'Iran fait « de très importantes concessions »
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que l'Iran faisait de « très importantes concessions » dans le cadre des négociations entre les deux pays.
« Nous sommes largement en train de gagner. L'Iran fait de très importantes concessions. Nous verrons bien ce qui va se passer », a déclaré Donald Trump aux journalistes. Il a ajouté que les choses « se passent très, très bien », sans donner plus de détails.
Plus tôt, le chef de la délégation iranienne chargée des négociations, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait quant à lui estimé que l'accord conclu entre Téhéran et Washington constituait « une déclaration de défaite de la part des États-Unis ».
« L'accord d'Islamabad n'est pas le fruit de pressions ou de contraintes, mais bien le résultat de la résistance et de la force de la courageuse nation iranienne », a-t-il déclaré lors d’une conférence en Azerbaïdjan retransmise par la télévision iranienne.
L’armée israélienne revendique la frappe de drone ayant tué deux personnes à Kfar Remmane
L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué publié sur X avoir ouvert le feu sur « deux suspects » ayant franchi « la zone de sécurité » près de la colline de Ali el-Taher, en référence à la frappe de drone ayant tué deux personnes, nommées Mahmoud et Ahmad Assili, à Kfar Remmane, près de Nabatiyé.
« Il y a peu de temps, un véhicule transportant des suspects qui ont franchi la zone de sécurité dans la région d’Ali Taher et qui représentaient une menace pour les forces de l’armée israélienne a été détecté. Après l’identification, l’armée de l’air a attaqué les suspects pour neutraliser la menace », dit le communiqué.
L’armée israélienne a ouvert à plusieurs reprises le feu et ces derniers jours contre des personnes s’approchant de la « ligne jaune », qui délimite la zone occupée par Israël au Liban-Sud, faisant plusieurs morts malgré le cessez-le-feu.
Israël n’a « aucune revendication territoriale » au Liban malgré la poursuite de son occupation, affirme Rubio
Interrogé sur un éventuel soutien de Washington à un retrait israélien du Liban-Sud, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que « la seule raison pour laquelle Israël est au Liban est que le Hezbollah y lance des roquettes et des drones ».
« Les Israéliens ont clairement indiqué qu'ils n'avaient aucun différend avec le peuple libanais et qu'ils ne revendiquaient aucun territoire au Liban », a-t-il assuré lors d’un point presse.
Selon lui, la création des « zones pilotes », dans des secteurs actuellement occupés par les troupes israéliennes où l’armée libanaise sera amenée à se déployer, actuellement en discussion à Washington sera « un processus qui ne se fera pas du jour au lendemain ». « Plus l’armée libanaise sera capable de sécuriser ces zones, moins elles seront sous le contrôle du Hezbollah et moins Israël sera présent au Liban », a-t-il estimé.
Salam reçoit une délégation parlementaire britannique au Grand Sérail
Le Premier ministre Nawaf Salam a reçu mercredi au Grand Sérail une délégation de députés britanniques dirigée par la présidente de la commission des Affaires étrangères, Emily Thornberry.
Les échanges ont notamment porté sur les moyens de renforcer le soutien britannique à l’armée libanaise, indique un communiqué de l’Ani.
Les parlementaires britanniques ont réaffirmé leur « solidarité avec le Liban », soulignant leur soutien à la consolidation du cessez-le-feu, au retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais et à l’instauration du monopole des armes entre les mains de l’État libanais.
Le ministère de la Santé enregistre 19 décès supplémentaires ces dernières 24h
Le ministère de la Santé a indiqué dans son bilan quotidien avoir recensé 19 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, soit de nombreux blessés ayant succombé à des blessures contractées lors d’attaques israéliennes précédentes.
Cela porte à 4 211 le nombre de personnes tuées depuis la reprise de la guerre le 2 mars, auxquels s’ajoutent 12 173 blessés.
Le ministère a officialisé dans le même temps le bilan de deux morts dans la frappe israélienne de drone ayant visé cet après-midi une voiture à Kfar Remmane (caza de Nabatiyé).
Rubio réaffirme que l’Iran ne pourra pas imposer de frais de passage dans le détroit d’Ormuz
« Le monde entier s’opposera à tout mécanisme consistant à faire payer l’utilisation d’une voie maritime internationale. C’est aussi simple que cela. Le président l’a déjà dit : cela n’arrivera pas », a déclaré le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, ajoutant qu’il estimait que tous les pays du Golfe soutiendraient cette position.
L’Iran a avancé depuis plusieurs semaines l’idée de facturer un droit de passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des flux commerciaux de pétrole et de gaz. Une telle mesure serait une violation d'un principe fondamental du droit international maritime, qui prévoit une liberté de navigation sans entrave dans les détroits naturels.
Joumblatt met en garde contre « toute manipulation de la doctrine de l’armée »
Le leader druze et ancien chef du Parti social-progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a publié un message sur X dans lequel il a appelé à ne pas « manipuler la doctrine de l’armée », alors que les États-Unis et Israël fait pression sur l’État libanais pour relancer le processus de désarmement du Hezbollah.
« Pour rappeler que seul l'armée libanaise est responsable de la sécurité du pays et du Sud, et pour rappeler que seul l'accord de cessez-le-feu régit les relations entre l'État libanais et Israël », a-t-il dit. « Dans ce contexte, nous mettons en garde contre toute tentative de manipulation de la doctrine de l'armée, sous quelque prétexte ou mission que ce soit, au milieu de ce chaos qui règne dans les accords, du Golfe à la Suisse ».
« Il y a eu un blocage hier » dans les négociations Liban-Israël à Washington, confie Issa
L’ambassadeur américain au Liban, Michael Issa, a indiqué à la chaîne al-Jadeed que de nouvelles difficultés étaient apparues mardi lors des discussions entre les délégations libanaise et israélienne engagées dans les négociations à Washington.
« Il y a eu un blocage hier entre les deux délégations, mais nous espérons qu’il sera résolu aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Israël ne se retirera pas du Liban-Sud « tant que je serai Premier ministre », assure Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’armée israélienne ne se retirera pas de la « zone tampon » qu’elle occupe au Liban-Sud tant qu’il resterait en fonction.
« Tant que je serai Premier ministre, nous maintiendrons la zone de sécurité dans le sud du Liban », a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par le Haaretz.
« La plus grande réussite d’Israël pendant cette guerre est d’avoir surmonté la peur. (...) Nous serons les premiers au monde à résoudre le problème des drones explosifs (du Hezbollah) », a-t-il poursuivi, en référence aux drones suicide employés par la milice chiite pour infliger des pertes aux troupes israéliennes occupantes.
« Nous avons été victimes d’une attaque effroyable lors du massacre du 7-Octobre. Lorsque nous avons lancé la campagne contre le Hamas, les gens m’ont dit : ''Monsieur le Premier Ministre, arrêtez, n’entrez pas à Rafah''. Aujourd’hui, nous contrôlons près de 70 % de la bande de Gaza et nous étouffons le Hamas », a-t-il ajouté.
Nouveaux tirs israéliens au Liban-Sud
Alors que les drones israéliens continuent de survoler plusieurs régions du Liban-Sud, une nouvelle frappe a été signalée à Nabatiyé el-Faouqa.
Celle-ci s’est abattue dans une zone située entre les quartiers du monastère et de la poste, précise notre correspondant.
Des tirs d’artillerie israéliens ont également visé le village de Yater (caza de Bint Jbeil).
Liban-Sud : les deux victimes de la dernière frappe israélienne à Kfar Remmane identifiées
Les deux passagers de la voiture ciblée cet après-midi par un drone israélien à Dohat Kfar Remmane (caza de Nabatiyé), au Liban-Sud, sont deux hommes originaires du village de Saksakiyé (caza de Saïda).
Leurs noms sont Mahmoud et Ahmad Assili, d’après notre correspondant.
Des habitants d’un village du Liban-Sud refoulés par des soldats israéliens juste après leur retour
Quelque 57 familles résidentes du village frontalier de Aïn Arab (caza de Marjeyoun), près de la frontière dans le secteur-est, ont été contraintes, au lendemain de leur retour, de quitter à nouveau leur domicile sur ordre de l’armée israélienne.
D’après le moukhtar de la municipalité Othman al-Ahmad, joint par notre correspondant Mountasser Abdallah, une patrouille de l’armée israélienne, composée de véhicules et d'un bulldozer, est entrée ce matin dans la localité pour ordonner aux résidents tout juste revenus de rebrousser chemin, sous menace de démolir leurs maisons.
Le (nouveau) départ de ces habitants est toujours en cours, selon lui, alors qu’une unité de l'armée israélienne a bloqué la route reliant Aïn Arab au village voisin d’el-Wazzani, où elle s’est déployée aux abords d'une maison surplombant la route.
Pourtant, la veille au soir, l'armée libanaise avait informé l’élu local que cette route menant au village était désormais rouverte, permettant ainsi aux habitants de regagner leurs terres ce mercredi matin.
Ce dernier a indiqué avoir informé l'armée libanaise de la situation, mais n’a pas encore reçu de réponse de la part de la troupe, dont les soldats sont stationnés à environ un kilomètre du village.
Liban-Sud : deux personnes tuées par une frappe israélienne de drone près de Nabatiyé
Photo de la frappe israélienne à Kfar Remmane, transmise par notre correspondant au Liban-Sud
Un nouvel incident a été rapporté au Liban-Sud, où un drone israélien a pris pour cible une voiture circulant dans le quartier de Dabché, à Kfar Remmane (caza de Nabatiyé), aux abords de la colline de Ali el-Taher, théâtre d’intenses combats entre le Hezbollah et l’armée israélienne avant le cessez-le-feu.
Les deux passagers du véhicule, qui a pris feu, ont été tués, selon les informations de notre correspondant, Mountasser Abdallah.
Plus tôt, des soldats israéliens avaient ouvert le feu en direction de deux véhicules non loin de là à Nabatiyé el-Faouqa, près de la « ligne jaune » imposée par Israël au Liban-Sud.
Des pêcheurs pris pour cible ce matin par des tirs israéliens au large de Tyr
L’armée israélienne a ouvert le feu ce matin en direction d’un bateau de pêche appartenant à un habitant au large d’al-Amriya, au sud de Tyr, alors qu’il se trouvait à environ 1 000 mètres de la « ligne jaune » imposée par Israël au Liban-Sud, ont indiqué des sources au port de Tyr à notre correspondant.
Aucune information ne faisait état, dans l’immédiat, de blessés ou de dégâts matériels. L’incident a toutefois provoqué un climat de tension parmi les pêcheurs naviguant dans le secteur.
Rubio évoque l’accord avec l’Iran avec le président des Émirats arabes unis
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a discuté du mémorandum d’accord conclu avec l’Iran, de la sécurité de la navigation dans le Détroit d'Ormuz ainsi que de l’importance de préserver la paix dans la région lors d’une rencontre avec le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed Al Nahyane, a indiqué le Département d'État des États-Unis, rapporte Reuters.
Trump affirme avoir reçu l’assurance de l’Iran qu’aucun péage ne sera perçu dans le détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a déclaré avoir reçu de l’Iran l’assurance qu’aucune redevance ne serait imposée aux navires transitant par le Détroit d'Ormuz, alors que les négociations se poursuivent en vue d’obtenir une fin durable à la guerre au Moyen-Orient, rapporte Reuters
« L’Iran a informé les États-Unis que... il n’y aurait « AUCUN PÉAGE, AUCUN FRAIS D’ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS DE QUELQUE NATURE QUE CE SOIT DEMANDÉ OU PERÇU PAR L’IRAN À L’ÉGARD DES NAVIRES TRAVERSANT LE DÉTROIT D’ORMUZ » », a écrit Trump sur sa plateforme (Truth Social) sans préciser si ces garanties resteraient en vigueur après la période de négociation de 60 jours.
Téhéran a pourtant affirmé à plusieurs reprises qu’il prévoyait de percevoir ce qu’il qualifie de « frais de services maritimes » pour la traversée du détroit, et non des péages. Ce projet est vivement contesté par les États-Unis.
L’Iran et Oman ont déclaré mardi qu’ils étudieraient les coûts qui pourraient être facturés pour les services liés à l’administration du détroit d’Ormuz, tout en affirmant exercer leur souveraineté sur cette voie maritime.
Pourparlers de réconciliation prévus entre l'Iran et les pays du Golfe en Arabie Saoudite
Des discussions visant à favoriser une réconciliation entre les pays du Golfe et l’Iran devraient se tenir en Arabie saoudite, a indiqué mercredi à l’AFP un diplomate au fait des préparatifs.
Selon cette source, un sommet destiné à restaurer les relations entre les États du Golfe, l’Iran et éventuellement d’autres pays voisins de la région, dans le contexte de l’après-guerre au Moyen-Orient, devrait se dérouler à Riyad. Aucune date n’a toutefois été précisée.
Le diplomate a ajouté que ces réunions seraient indépendantes des négociations actuellement en cours entre les États-Unis et l’Iran.
Le Premier ministre qatari à Oman pour préparer des discussions entre l'Iran et des pays du Golfe sur Ormuz (diplomate)
Le Premier ministre qatari s'est rendu mercredi à Oman pour préparer des discussions entre des pays du Golfe, l'Irak et l'Iran sur le détroit d'Ormuz, a indiqué à l'AFP un diplomate au fait des négociations.
Ces pourparlers sont distincts des négociations entre Washington et Téhéran, a précisé ce diplomate sous couvert d'anonymat. Il a également fait état de discussions séparées devant se tenir en Arabie saoudite en vue d'une réconciliation entre l'Iran et des pays du Golfe.
L’armée israélienne affirme avoir attaqué deux éléments armés du Hezbollah à Ali el-Taher
L’armée israélienne affirme avoir attaqué deux militants armés du Hezbollah « qui représentaient une menace » pour ses forces au Liban-Sud. Selon nos informations, l'armée israélienne avait lancé deux attaques ce matin contre deux véhicules à Nabatiyé el-Faouqa sans faire de victimes.
« Après qu'ils aient été identifiés à proximité de l'espace de sécurité, l’armée de l’air et les forces sur le terrain ont frappé deux terroristes du Hezbollah armés qui constituaient une menace pour nos forces dans la région de Ali el-Taher (Nabatiyé) » souligne sur X l’armée israélienne.
Elle ajoute qu’elle n’autorisera pas le Hezbollah à porter atteinte aux civils de l'État d'Israël et à son armée et continuera d'agir pour neutraliser les menaces immédiates.
Par ailleurs, notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah rapporte qu'un enfant a été blessé dans une autre attaque israélienne à Baraachit (Bint Jbeil) et transporté à l'hôpital.
Beyrouth n'acceptera pas que l'armée israélienne se maintienne « ni sur cinq, ni sur deux positions au Liban-Sud »
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a souligné, devant des visiteurs, que si Beyrouth a bien été informée de la création de cette cellule en Suisse, « le processus de Washington est distinct » des pourparlers Iran/Etats-Unis. « Nous avons accepté de participer aux négociations à Washington parce qu’il s’agit de la voie la moins coûteuse pour le Liban. Parviendrons-nous à un accord ? Personne ne peut connaître à l’avance l’issue d’une négociation. Mais nous savons parfaitement ce que nous en attendons : le retrait complet d’Israël », a-t-il ajouté, affirmant que Beyrouth n'acceptera pas « le maintien » des forces israéliennes « ni sur cinq, ni sur deux positions » sur le territoire libanais. Selon lui, « il est normal que les Israéliens proposent des arrangements sécuritaires, parmi lesquels nous examinerons ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas ».
Concernant le désarmement du Hezbollah, M. Salam a affirmé ne demander au parti chiite « que de respecter ses engagements... pris en 2006 lorsque le gouvernement s'est engagé à appliquer la résolution 1701 » du Conseil de sécurité de l'ONU qui a mis fin à un mois de conflit entre le mouvement et Israël, puis en 2024 « à travers l'accord de cessez-le-feu. » « Nous ne cherchons pas à monopoliser les armes pour satisfaire Israël. Il s’agit d’une question purement libanaise, sur laquelle un consensus existe et dont l’application a été retardée pendant trop longtemps, depuis l’Accord de Taëf », en 1989.
Le ministre israélien de la Défense affirme que l’armée ne se retirera pas du sud du Liban, même si les États-Unis l’exigent
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, s'exprimant lors d'une exposition à Tel Aviv, a déclaré qu'Israël ne se retirerait pas du sud du Liban « même s'il y avait une demande américaine en ce sens », ajoutant que les 200 000 habitants libanais déplacés « ne retourneront pas », rapporte Haaretz.
« Il n'y aura ni civils ni terroristes », a déclaré Katz. « Pourquoi ? Parce que ce qui s'est produit par le passé dans les zones de sécurité où il y avait également une population civile, ce sont des engins explosifs et des attaques contre les soldats. Par conséquent, nous ne permettons pas cela. Les soldats à l'intérieur, les habitants à l'extérieur. Les infrastructures sont détruites, les maisons sont dangereuses et en ruines. Nous ne nous retirons pas. »
« Nous avons obtenu des résultats importants qui ont commencé par le terrible coup du 7 octobre », a poursuivi le ministre de la Défense. « Depuis lors, tout le peuple, les dirigeants et l'armée ont agi avec une grande détermination. Je ne connais aucune situation dans laquelle, sans ce terrible coup, quelqu'un serait allé s'occuper des tunnels à Gaza. »
Katz a également déclaré qu'Israël ne se retirerait pas non plus des territoires conquis en Syrie. « C'est notre doctrine de sécurité. L'armée israélienne doit se trouver du côté de l'ennemi et protéger les communautés depuis l'intérieur même du territoire. »
Le chef de l’AIEA affirme que les inspections en Iran auront lieu, les modalités sont en cours d’élaboration
Le chef de l’ONU chargé du nucléaire a déclaré que des inspections seraient bientôt menées en Iran à la suite d’un accord de paix intérimaire entre les États-Unis et l’Iran, mais que les modalités n’avaient pas encore été finalisées, rapporte Reuters.
Les deux parties ont signé la semaine dernière un mémorandum d’accord en 14 points établissant des principes généraux visant à mettre fin à la guerre. Cet accord provisoire a ouvert la voie à 60 jours de négociations destinées à régler les questions les plus complexes, notamment celles liées au programme nucléaire iranien.
« Les inspections auront bien lieu », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, lors d’une conférence de presse au Japon, dont un enregistrement audio a été publié en ligne par l’AIEA.
« Nous allons travailler très bientôt sur les modalités — dates, procédures, lieux », a-t-il ajouté à propos des discussions avec Téhéran.
Tirs israéliens en direction de deux véhicules à Nabatiyé el-Faouqa, pas de victimes
L’armée israélienne a tiré il y a peu en direction de deux véhicules à Nabatiyé el-Faouqa (Nabatiyé), l’un dans le quartier du Couvent à Nabatiyé el-Faouqa et l’autre dans les environs de la caserne de l’armée libanaise, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Ce tir aurait blessé un enfant.
Par ailleurs, un drone israélien a lancé une grenade sonore en direction d’une camionnette aux abords de Baraachit (Bint Jbeil), blessant un enfant selon notre correspondant, alors que l’aviation israélienne poursuivait ses survols au-dessus de Saïda.
Aoun plaide devant une délégation britannique pour le maintien d'une présence internationale dans le Sud après le retrait de la Finul
Joseph Aoun a en outre souhaité, devant la délégation britannique, que les aides au Liban se poursuivent en provenance de Londres, et surtout « au profit de l'armée libanaise », notamment en ce qui concerne les programmes de formations des militaires et la construction de miradors frontaliers. En février 2024, Londres aurait proposé la construction de miradors à la frontière sud, similaires aux tours de surveillance déjà installées depuis une dizaine d'années dans la région de Baalbeck. Londres avait concrétisé en 2012 la construction de 82 tours et bases d'opérations avancées, pour superviser la frontière avec la Syrie face à toute tentative d'infiltration au Liban.
Le président a encore plaidé pour le maintien d'une présence internationale dans le Sud après le retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), qui doit prendre fin début 2027, soulignant que d'autres pays européens souhaitent selon lui « conserver des contingents » dans le Sud.
Aoun : Les négociations à Washington « distinctes » de celles entre les Etats-Unis et l'Iran, la question des « zones pilotes » reste d'actualité
Le président libanais, Joseph Aoun, a une nouvelle fois insisté sur l'importance de considérer les négociations à Washington, menées directement entre le Liban et Israël et focalisé sur la consolidation du cessez-le-feu et le retrait israélien, comme « distinctes » des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. Devant une délégation de parlementaires britanniques, M. Aoun a affirmé que « les efforts se poursuivent pour consolider le cessez-le-feu dans le Sud ». Selon lui, cela doit s'accompagner du retrait des forces israéliennes des territoires occupés et du déploiement dans le Sud de l'armée libanaise, du retour des déplacés sur leurs terres, de la libération des prisonniers libanais en Israël et du lancement du processus de reconstruction, autant d'objectifs martelés depuis des mois par les autorités.
Le chef de l'Etat a encore indiqué que les discussions doivent se poursuivre à Washington, et qu'elles portent sur plusieurs sujets, dont « les mesures de sécurité nécessaires au rétablissement de la stabilité dans le Sud et à l’extension de l’autorité de l’État jusqu’à la frontière sud reconnue internationalement ». Dans ce cadre, la question des « zones pilotes », dont Israël doit se retirer pour permettre à l'armée libanaise de s'y déployer » « reste à l'étude », et attend « l'approbation de la partie israélienne ». Plus tôt aujourd'hui, des responsables israéliens avaient confié à Reuters que Tel-Aviv veut que les militaires libanais qui doivent être envoyés dans ces zones soient formés par les Etats-Unis et leurs antécédents vérifiés.
Et M. Aoun d'insister que « les négociations » entre le Liban et Israël sont « distinctes des conclusions des réunions tenues en Suisse la semaine dernière entre les États-Unis et l’Iran sous médiation du Qatar et du Pakistan ». A l'issue de plusieurs heures de réunions en Suisse, les deux médiateurs avaient publié un communiqué qui annonçait notamment la création d'une « cellule de désescalade » pour le conflit entre le Hezbollah et les Israéliens.
Le président du Parlement iranien affirme que la fin de la guerre au Liban est « aussi importante » pour Téhéran que celle en Iran
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que la fin de la guerre au Liban est « aussi importante » pour Téhéran que celle en Iran, rapporte l'AFP.
Egalement négociateur en chef iranien, M. Ghalibaf a affirmé que les pays de la région devaient être les seuls à définir l'ordre politique et sécuritaire du Moyen-Orient, rejetant toute implication extérieure et appelant à un renforcement de la coopération régionale, rapporte Reuters.
Mohammad Bagher Ghalibaf a tenu ces propos lors d'une réunion de l'Union parlementaire des États membres de l'Organisation de la coopération islamique à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, alors que l'Iran et les États-Unis cherchent à conclure un accord de paix durable.
Ses déclarations ont été diffusées par la télévision d'État iranienne.
Reprise « la semaine prochaine » des pourparlers techniques USA-Iran, annonce le Pakistan
Les pourparlers techniques entre les Etats-Unis et l'Iran reprendront « la semaine prochaine », a annoncé le Pakistan, pays médiateur dans ce processus destiné à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, rapporte l'AFP.
« Les pourparlers reprendont la semaine prochaine, je pense mardi », a déclaré lors d'un point presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, évoquant aussi la possibilité que ces pourparlers, dont le premier round a eu lieu en début de semaine en Suisse, puissent reprendre lundi ou mercredi prochains.
⚡ Pour l'Iran, le protocole conclu avec les Etats-Unis est « la déclaration de défaite de l'Amérique »
Le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l'Amérique », a déclaré le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, repris par l'AFP.
« Le mémorandum d'entente d'Islamabad n'est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a déclaré M. Ghalibaf lors d'une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne.
« C'est pourquoi le mémorandum d'entente d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique », a dit celui qui est aussi le président du Parlement, ajoutant que la sécurité au Moyen-Orient devait dorénavant être assurée par les pays de la région.
Négociations Liban-Israël : des délégations militaires vont discuter de la question des « zones pilotes », pas de feuille de route attendue avant jeudi
Alors que les discussions doivent se poursuivre à Washington entre le Liban et Israël, des responsables des deux pays ont confirmé à l'agence Reuters qu'elles se concentreraient sur la question des « zones pilotes » dans les territoire envahis par Israël, desquelles devrait se retirer l'armée israélienne, pour les remettre à l'armée libanaise.
Des responsables israéliens ont indiqué, sous couvert de l'anonymat, que les troupes libanaises concernées devraient suivre une formation donnée par les Américains et feraient l'objet d'un processus de vérification de leurs antécédents afin de s'assurer qu'elles ne sont pas liées au Hezbollah, tandis qu'Israël maintiendrait une présence militaire dans la « zone tampon » établie de facto le long de la frontière.
Cette zone, qui s'étend sur une dizaine de kilomètres de profondeur, couvre plus de 600 km2 du territoire libanais et des dizaines de villages, dont beaucoup ont été totalement démolis. La proposition d'établissement de « zones pilotes » et le maintien de troupes israéliennes en territoire occupé sont rejetés par le Hezbollah, qui critique également les négociations directes entre le Liban et Israël, une voie diplomatique qui semble reléguée au second plan alors que Téhéran a fait du Liban un point central de ses négociations avec les États-Unis.
Un haut responsable sécuritaire libanais a, lui, indiqué à Reuters que les discussions seraient consacrées à des échanges entre les délégations militaires uniquement, sur les « zones pilotes » et sur un calendrier de retrait. Selon cette source, aucun plan éventuel de retrait ne sera divulgué avant la dernière journée de pourparlers, prévue jeudi. Ce responsable n'a pas répondu à une demande de commentaire concernant les affirmations israéliennes au sujet du processus américain de vérification des soldats libanais déployés.
Rubio entame aux Emirats sa tournée éclair dans le Golfe
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'entretient aujourd'hui avec les autorités des Emirats arabes unis, au premier jour d'une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient, rapporte l'AFP. Arrivé mardi soir à Abou Dhabi, M. Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammad ben Zayed Al Nahyane.
S'exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran et réitéré que Washington n'acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d'Ormuz, point d'achoppement entre les deux pays. « Il s'agit d'une voie navigable internationale. Aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale », a-t-il dit, quand au contraire l'Iran et Oman soulignent « leur souveraineté sur leurs eaux territoriales ».
M. Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il s'agit du premier déplacement d'un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature la semaine dernière de ce protocole d'accord, et la tenue de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran en Suisse.
Le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani estime « disproportionnée » la réponse israélienne au Liban
Bien qu’Israël et le Hezbollah s’accusent mutuellement d’être responsables des affrontements, la réponse israélienne est « disproportionnée », a estimé le Premier ministre qatari, Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani.
« Le gouvernement israélien a intensifié les conflits au lieu de les apaiser et de chercher à agir de manière constructive et responsable », a-t-il souligné au Financial Times.
Le Qatar reprendra sa production normale de gaz naturel liquéfié « d’ici quelques semaines », déclare le Premier ministre aux pays concernés
Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani, a déclaré que l’État du Golfe reprendrait une production normale de gaz naturel liquéfié (GNL) « d’ici quelques semaines », a rapporté le Financial Times.
Dans un entretien accordé au Financial Times, il a indiqué que l’établissement d’une ligne directe de communication (« hotline ») entre les États-Unis et l’Iran était essentiel pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
QatarEnergy a suspendu sa production de GNL après que les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre l’Iran le 28 février, à la suite d’une attaque de drone visant son immense complexe de Ras Laffan.
Les Etats-Unis et l'Iran affichent leurs divergences sur Ormuz et le nucléaire
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu hier soir l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens, rapporte l'AFP.
L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a annoncé mardi le début de la mise en oeuvre du plan d'évacuation des quelque 11.000 marins encore bloqués dans le détroit d'Ormuz.
Cette évolution marque un signe tangible de début de règlement du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
Les négociations libano-américaines se poursuivent aujourd’hui afin de traiter le retrait israélien
Après avoir débuté mardi soir, le cinquième round des négociations libano-israéliennes doit se poursuivre aujourd’hui et demain à Washington sous médiation américaine.
Si l’Iran a réussi à obtenir le cessez-le-feu, les discussions libano-israéliennes ont désormais pour objectif principal de traiter la question du retrait israélien et d’en définir le calendrier. C’est dans ce contexte qu’ont eu lieu les échanges entre le président de la République, Joseph Aoun, le vice-président américain J.D. Vance, le principal conseiller du président américain Jared Kushner et le Premier ministre qatari, Mohammad ben Abderrahmane al-Thani.
Ces contacts pourraient conduire le chef de l’État à effectuer prochainement des visites en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie afin de remercier ces pays pour leur soutien au Liban et de coordonner avec eux les prochaines étapes, selon nos informations.
Retrouvez ici l'article de Mounir Rabih sur ces pourparlers.
Aucun incident sécuritaire depuis la nuit dernière au Liban-Sud
Le calme règne dans l’ensemble des régions du Liban-Sud depuis la nuit dernière, aucun incident sécuritaire notable n’ayant été signalé, rapporte ce matin notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.
À minuit, plusieurs soldats israéliens ont toutefois été observés aux abords d’un bâtiment situé à la périphérie de la localité de Nabatiyé el-Faouqa (Nabatiyé), selon des témoins oculaires.
Des mouvements de véhicules militaires israéliens ont également été enregistrés à Khiam (Marjeyoun), en direction du centre de détention au sud de la ville ainsi que vers son point culminant.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban et au Moyen-Orient, marquée par la deuxième journée de discussions directes entre le Liban et Israël à Washington sous médiation américaine, ainsi que par les développements dans le détroit d'Ormuz liés aux différends entre les Etats-Unis et l'Iran.
Les discussions à Washington s'accompagnent d'un calme qui semble se maintenir au Liban-Sud, malgré des violations sporadiques du cessez-le-feu signalées depuis son entrée en vigueur.
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Bref pour faire court : Tsahal ne veut pas de chiites ! !
19 h 15, le 24 juin 2026