Une banderole suspendue dans la région de Hermel accusant Nawaf Salam d’être un agent israélien. Photo qui circule sur les réseaux sociaux
Islam Taha, fils de l’ancien député du Hezbollah Ali Taha et propriétaire et gérant de la librairie al-Salam à Hermel, a publié un communiqué démentant toute responsabilité dans l'installation dans la localité d’une banderole insultante envers le Premier ministre Nawaf Salam, a confirmé samedi le correspondant de L’Orient Today dans la Békaa. Sur la banderole, on pouvait apercevoir le chef du gouvernement avec une étoile de David sur le front.
M. Taha a précisé que les rumeurs circulant sur son arrestation ou sa détention sont « totalement fausses », assurant qu’il était libre et n’a jamais été interpellé par les autorités. Il a ajouté que la librairie al-Salam « n’a strictement aucun lien avec ladite banderole et n’a en aucune manière été mandatée ni impliquée dans sa fabrication ». Il a réaffirmé son engagement dans la transparence ainsi que son plein respect des institutions constitutionnelles et de la fonction incarnée par le Premier ministre.
Le juge Hani Helmi al-Hajjar, commissaire adjoint du gouvernement auprès du tribunal militaire, avait ordonné une enquête sur ces affiches et chargé les forces de l'ordre d’identifier les responsables.
Nawaf Salam a récemment été accusé par des médias proches du Hezbollah de servir les intérêts « israélo-saoudiens » et a été qualifié de « sioniste ». La formation chiite mène campagne contre le Premier ministre après que son gouvernement s’est engagé à désarmer toutes les milices au Liban, notamment le Hezbollah.
L’armée libanaise avait été chargée début août d’élaborer un plan visant à désarmer du parti pro-iranien. Depuis leur prise de fonction, le chef de l’État Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont tous deux promis de renforcer l’indépendance judiciaire et de restaurer le monopole de l’État sur les armes.
Il y a deux semaines, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem avait agité la menace d’une confrontation en cas de désarmement forcé et accusé le gouvernement Salam de servir les intérêts d’Israël. Ses propos ont suscité une large condamnation de la part des responsables politiques.


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13 h 08, le 24 août 2025