L'ex-président Michel Aoun lors d'un discours prononcé le 21 novembre 2021. Photo d'archives Dalati Nohra
L'ancien président de la République Michel Aoun a appelé samedi les autorités libanaises à « retirer le statut de réfugié aux Syriens » résidant au Liban, estimant que la présence de la majorité d'entre eux n'a plus raison d'être après la chute du régime Assad en décembre 2024.
« Suite aux derniers développements liés à la réduction du rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Liban, à la diminution du financement des donateurs, et parallèlement aux programmes de rapatriement que certains pays européens ont commencé à adopter, il est impératif que les autorités libanaises retirent le statut de réfugié aux Syriens, ce qui rend la présence de 80 % d’entre eux illégale », a affirmé M. Aoun dans un communiqué.
Selon lui, « cette démarche oblige le gouvernement à changer radicalement sa politique, à ne pas se limiter aux programmes de retour volontaire, à mettre en place immédiatement des programmes de rapatriement pour les réfugiés syriens et à les exécuter ».
« Tout comme nous avons refusé, il y a des années, toute tergiversation ou troc ou conditionner le retour des réfugiés à une solution politique, nous réitérons aujourd’hui, après la disparition de la raison de leur exil avec la chute de l’ancien régime, notre refus de toute nouvelle tergiversation, troc politique ou obéissance à des campagnes d’intimidation ou de persuasion venant de quelque partie que ce soit », a-t-il conclu.
Le HCR et le gouvernement libanais ont lancé le 1er juillet dernier le programme de « retour volontaire des réfugiés syriens ». Selon le HCR, « jusqu'à présent, en 2025, 168 000 personnes ont été désinscrites de nos registres en raison d’un retour vérifié ou présumé » de l'agence. Fin juillet, 17 000 personnes étaient déjà inscrites pour rentrer en Syrie, alors que le gouvernement libanais vise « entre 200 000 et 400 000 retours » d’ici la fin de l’année, selon la ministre des Affaires sociales, Hanine Sayyed.
Le Courant patriotique libre (CPL, de Gebran Bassil, gendre de Michel Aoun) a, depuis des années, fait de la question des réfugiés syriens son cheval de bataille, appelant même à leur expulsion alors que le pays voisin était ravagé par la guerre et que Bachar el-Assad - renversé le 8 décembre 2024 par la coalition rebelle dominée par Hay'at Tahrir el-Cham - était toujours au pouvoir. En 2015, alors que M. Bassil était ministre des Affaires étrangères, l’État libanais avait demandé au HCR de ne plus enregistrer de réfugiés.



je suis ebahi d'entendre, de lire ENCORE des personnes qui trouvent des pretextes aux syriens pour rester au Liban.... comme si notre pays etait un orphelinat monnaye a fond par le FMI ...la BM...
10 h 11, le 26 août 2025