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Société - Liban-Nord

Une femme enceinte perd son bébé à cause d’une balle perdue à Bebnine, au Akkar

Un membre du Conseil supérieur islamique chérié pétitionne pour une fatwa interdisant la détention d’armes à feu à domicile.

Une femme enceinte perd son bébé à cause d’une balle perdue à Bebnine, au Akkar

Photo d’illustration Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

La région de Bebnine au Akkar a connu ces dernières heures deux incidents armés qui ont fait une blessée grave, une femme enceinte qui a perdu son bébé de neuf mois après avoir été touchée par une balle perdue, tandis que quelques heures plus tard, une fusillade secouait le centre du village, selon les informations locales de notre correspondant Michel Hallak.

L’affrontement armé a opposé mercredi des membres de deux clans locaux autour de la place du village, provoquant d’importants dégâts matériels, mais ne faisant pas de victimes. La fusillade, qui a éclaté en raison d’un vieux différend entre les différentes parties, a causé une vague de panique parmi les habitants et entraîné la fermeture des commerces. L’armée libanaise s’est rendue sur les lieux et a commencé des perquisitions pour arrêter les tireurs.

Des affrontements armés éclatent régulièrement au Liban, où le port d’armes est peu réglementé, et surtout dans les régions périphériques comme le Akkar ou la Békaa. Parfois meurtrières, ces fusillades font également souvent des victimes en raison des balles perdues, comme ces dernières heures à Rihaniyé, près de Bebnine, où une femme enceinte de neuf mois a perdu son bébé et a dû être opérée d’urgence, selon des sources au sein de sa famille contactées par notre correspondant.

Commentant cet incident, Kifah Kassar, membre du Conseil islamique supérieur chérié, lié à Dar el-Fatwa, qui représente la communauté sunnite au Liban, a dénoncé un phénomène « chaotique » qui « méprise la vie humaine ». « Ce chaos ambiant ne date pas d’hier, mais est le fruit de longues années de laxisme qui ont fait que les armes sont devenues une partie des traditions familiales », a-t-il regretté, annonçant qu’il s’apprêtait à demander au Conseil chérié et au mufti de la République, Abdellatif Deriane, une fatwa interdisant la détention d’armes à domicile.

Bien qu’illégaux, les tirs « de célébration » sont très fréquents au Liban. En mai dernier, le Parlement libanais avait adopté une loi qui durcit les peines liées aux tirs de joie, à travers un amendement à la loi de 2016, sans que ces peines renforcées ne semblent décourager les tireurs. Les peines pour tirs vont d’un à six ans de prison, voire 20 ans de travaux forcés et une amende s’ils font des morts. Malgré cette législation, les tirs de joie ou à l’occasion de deuils restent monnaie courante. Selon le centre de recherche Information International basé à Beyrouth, entre 2010 et 2021, les balles perdues ont causé en moyenne sept morts et 15 blessés par an.

La région de Bebnine au Akkar a connu ces dernières heures deux incidents armés qui ont fait une blessée grave, une femme enceinte qui a perdu son bébé de neuf mois après avoir été touchée par une balle perdue, tandis que quelques heures plus tard, une fusillade secouait le centre du village, selon les informations locales de notre correspondant Michel Hallak.L’affrontement armé a opposé mercredi des membres de deux clans locaux autour de la place du village, provoquant d’importants dégâts matériels, mais ne faisant pas de victimes. La fusillade, qui a éclaté en raison d’un vieux différend entre les différentes parties, a causé une vague de panique parmi les habitants et entraîné la fermeture des commerces. L’armée libanaise s’est rendue sur les lieux et a commencé des perquisitions pour arrêter les...
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