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Monde - Nations Unies

Accusations de violences sexuelles en temps de conflit : Guterres met en garde Israël et la Russie

Dans son rapport annuel au Conseil de sécurité, Antonio Guterres inclut le Hamas parmi les groupes soupçonnés « de manière crédible » de viols ou d’autres violences sexuelles dans un contexte de conflit armé.

Des Palestiniens déplacés passent devant des bâtiments détruits au camp de réfugiés d'al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 12 juin 2024. Photo Eyad Baba / AFP

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a averti mardi Israël et la Russie qu’il avait de « sérieuses préoccupations » concernant des schémas de certaines formes de violences sexuelles imputées à leurs forces armées et de sécurité, selon un rapport consulté par Reuters. Ces crimes présumés incluent des « actes de violence génitale », « des cas prolongées de nudité forcée infligées à des prisonniers », ainsi que « des fouilles à nu abusives et dégradantes visant à humilier et d’interroger ».

Dans son rapport annuel au Conseil de sécurité sur les violences sexuelles en période de conflit, Antonio Guterres a averti Tel-Aviv et Moscou qu’ils pourraient figurer, dès l’an prochain, sur la liste des parties « soupçonnées de manière crédible d’avoir commis ou d’être responsables de schémas de viols ou d’autres formes de violences sexuelles ». Cette mise en garde repose sur de « sérieuses préoccupations » liées à des schémas de violences sexuelles « systématiquement documentés par les Nations unies », a précisé le secrétaire général.

Pour rappel

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L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a qualifié ces préoccupations d’accusations infondées. « L’ONU doit se concentrer sur les crimes de guerre et les violences sexuelles choquantes du Hamas, ainsi que sur la libération de tous les otages. Israël ne reculera pas devant la protection de ses citoyens et continuera d’agir conformément au droit international », a déclaré Danny Danon dans un communiqué.

« Des informations crédibles »

Dans son avertissement à Israël, Antonio Guterres s’est dit « profondément préoccupé par des informations crédibles faisant état de violations commises par les forces armées et de sécurité israéliennes » contre des Palestiniens dans plusieurs prisons, un centre de détention et une base militaire.

« Les cas documentés par les Nations unies indiquent des schémas de violences sexuelles tels que des violences génitales, des périodes prolongées de nudité forcée et des fouilles à nu répétées, menées de manière abusive et dégradante », écrit-il dans son rapport.

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S’il a précisé que les autorités israéliennes « ont engagé un dialogue, au cours de l’année écoulée, avec son envoyée spéciale sur les violences sexuelles en période de conflit », M. Guterres a souligné toutefois que « peu d’informations ont été fournies sur les mesures de responsabilité prises concernant les incidents présumés de violences sexuelles, et ce malgré des témoignages et des preuves numériques montrant des soldats israéliens commettant de telles violations ».

Le rapport de M. Guterres, publié mardi, cite le Hamas - ayant mené l'attaque sanglante le 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël qui a déclenché la guerre toujours en cours à Gaza - parmi les groupes « soupçonnés de manière crédible d’avoir commis ou d’être responsables de schémas de viols ou d’autres formes de violences sexuelles » dans un contexte de conflit armé. « Nous rejetons catégoriquement toutes ces accusations », a réagi de son côté, un haut responsable du Hamas, Bassem Naïm, auprès de Reuters, ajoutant, en référence aux propos israéliens, qu'il s’agit « assurément de nouvelles tentatives de recourir à des mensonges pour détourner l’attention des crimes brutaux en cours commis par ce gouvernement fasciste et son armée contre notre peuple à Gaza. »

La mission russe auprès de l’ONU, à New York, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur ce rapport. Antonio Guterres précise en outre que les autorités russes n’ont pas engagé de discussions avec son envoyé spécial.

Antonio Guterres a écrit qu’il était « profondément préoccupé par des informations crédibles faisant état de violations commises par les forces armées et de sécurité russes, ainsi que par des groupes armés affiliés », visant principalement des prisonniers de guerre ukrainiens dans 50 centres de détention officiels et 22 centres non officiels en Ukraine et en Russie. « Ces cas comprennent un nombre important d’incidents documentés de violences génitales, notamment par électrocution, coups et brûlures infligés aux organes génitaux, ainsi que des déshabillages forcés et des périodes prolongées de nudité, utilisés pour humilier et obtenir des aveux ou des informations », a-t-il indiqué. La Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine voisine en février 2022.


Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a averti mardi Israël et la Russie qu’il avait de « sérieuses préoccupations » concernant des schémas de certaines formes de violences sexuelles imputées à leurs forces armées et de sécurité, selon un rapport consulté par Reuters. Ces crimes présumés incluent des « actes de violence génitale », « des cas prolongées de nudité forcée infligées à des prisonniers », ainsi que « des fouilles à nu abusives et dégradantes visant à humilier et d’interroger ».Dans son rapport annuel au Conseil de sécurité sur les violences sexuelles en période de conflit, Antonio Guterres a averti Tel-Aviv et Moscou qu’ils pourraient figurer, dès l’an prochain, sur la liste des parties « soupçonnées de manière crédible d’avoir commis ou d’être...
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