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Société - Diaspora

Raï appelle les jeunes d'origine libanaise a recouvrer la nationalité

Les jeunes de la diaspora sont « l'avenir du Liban et son visage dans le monde », affirme le patriarche maronite.

Raï appelle les jeunes d'origine libanaise a recouvrer la nationalité

Photo Ani

Le patriarche maronite Béchara Raï a appelé, samedi, les jeunes issus de la diaspora libanaise à recouvrer la nationalité de leur pays d'origine et s'inscrire dans les registres d'état civil.

Le patriarche a célébré une messe à Dimane, au siège estival du patriarcat dans les montagnes du Nord, devant des jeunes inscrits à « l'académie maronite », un programme de découverte du Liban pour des jeunes issus de l'émigration organisé par la Fondation maronite dans le monde. Dans son homélie, il a affirmé que les jeunes de la diaspora sont « l'avenir du Liban et son visage dans le monde ». « Vous êtes les messagers de cette patrie dans le monde, et vous êtes les messagers du monde vers la patrie, a-t-il dit. Vous êtes plus que des émigrés, vous êtes les ambassadeurs du message libanais ».

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« Existence légale et nationale »

« Inscrivez vos noms dans les registres d’état civil libanais. Ne vous contentez pas de la nostalgie, mais traduisez-la en existence légale et nationale », a-t-il exhorté, appelant les jeunes émigrés à « toujours rester en contact avec le Liban par votre culture, vos visites et votre soutien ».

Le recouvrement de la nationalité était un projet-phare du chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères (2014-2020), et un premier décret avait été signé pour permettre à des émigrés de recouvrer leur nationalité en 2017. Ce processus est lancé sur base volontaire par les candidats, dont le dossier, s'il est jugé recevable, fait l'objet d'une enquête de la Sûreté générale pour déterminer les origines de la personne.

Vendredi, le président Joseph Aoun avait invité la diaspora à un véritable partenariat et à investir au Liban, afin d’assurer à la jeunesse de nouvelles opportunités d’emplois, alors que les autorités veulent mener une série de réformes dans le pays qui subit toujours le contrecoup de six ans d'une crise économique et financière dévastatrice.

Un débat est en cours sur la scène politique libanaise concernant le droit de vote des Libanais de la diaspora. En effet, une partie de la classe politique veut amender la loi électorale de 2017 pour permettre aux émigrés de voter pour les 128 députés du Parlement, comme c'était le cas lors des deux derniers scrutins législatifs, tandis que d'autres, dont le CPL et le mouvement chiite Amal du président de la Chambre, Nabih Berry, veulent préserver l'article de la loi actuelle qui prévoit la création de six sièges supplémentaires au sein d'une 16e circonscription des « Libanais de l'étranger ».

Le patriarche maronite Béchara Raï a appelé, samedi, les jeunes issus de la diaspora libanaise à recouvrer la nationalité de leur pays d'origine et s'inscrire dans les registres d'état civil.Le patriarche a célébré une messe à Dimane, au siège estival du patriarcat dans les montagnes du Nord, devant des jeunes inscrits à « l'académie maronite », un programme de découverte du Liban pour des jeunes issus de l'émigration organisé par la Fondation maronite dans le monde. Dans son homélie, il a affirmé que les jeunes de la diaspora sont « l'avenir du Liban et son visage dans le monde ». « Vous êtes les messagers de cette patrie dans le monde, et vous êtes les messagers du monde vers la patrie, a-t-il dit. Vous êtes plus que des émigrés, vous êtes les ambassadeurs du message libanais ». ...
commentaires (9)

Tous les libanais à l'étranger ne vivent pas près d'un consulat et les consulats ni ne répondent au téléphone ni leurs mails fonctionnent. Quand je pense qu'avec un call center à quelques centaines de USD usd par mois centralisé quelque part on aurait une réponse 24/24, 7J/7 en autant de lanques d'opérateurs qu'on veut. Mais encore faut il qu'il y ait de la jugeote au gouvernement: Soit que nos diplomates soient bien payés pour rendre service à la diaspora, soit qu'on ne demande plus à la diaspora d'aider, soit qu'on trouve un autre moyen de répondre aux demandes.

Moi

15 h 44, le 11 août 2025

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Commentaires (9)

  • Tous les libanais à l'étranger ne vivent pas près d'un consulat et les consulats ni ne répondent au téléphone ni leurs mails fonctionnent. Quand je pense qu'avec un call center à quelques centaines de USD usd par mois centralisé quelque part on aurait une réponse 24/24, 7J/7 en autant de lanques d'opérateurs qu'on veut. Mais encore faut il qu'il y ait de la jugeote au gouvernement: Soit que nos diplomates soient bien payés pour rendre service à la diaspora, soit qu'on ne demande plus à la diaspora d'aider, soit qu'on trouve un autre moyen de répondre aux demandes.

    Moi

    15 h 44, le 11 août 2025

  • Une bonne idée mais il faut que l’Etat libanais facilite le processus. J’ai fait naturaliser mes enfants tous nés au Canada. Ça a été la croix et la bannière entre l’ambassade et les formalités sans fin au Liban. Les ambassades du Liban devraient avoir plus de pouvoir pour faire avancer le processus de naturalisation de ceux et celles qui sont éligibles comme le font les ambassades de tous les pays qui se respectent. Le Patriarche devrait proposer des solutions et faire pression pour qu’elles soient appliquées

    François Hélou

    18 h 15, le 10 août 2025

  • Et il y a des actions concrètes attendues du clergé: Une vraie politique sociale vis á vis de la Communauté ne serait ce que dans le logement et l'aide á la natalité. Cela devra etre revetir la forme d'un appui et non pas de la charité. L'Eglise dans le secteur marchand a des positions fortes dans l'éducation et dans l'hospitalier. On relève dans ces deux cas que l'emploi de la communauté est en très en deça des attentes. Y a t il faiblesse de l'Eglise? Les directeurs des établissements font ils ce qu'il faut?

    Moi

    14 h 36, le 10 août 2025

  • Abondant dans les sens de Zeina, il faut que le système patriarcal libanais s‘ouvre. Nous sommes deux libanais, de père et mère libanais, et nous sommes mariés au Canada. Quand nous nous sommes enquéris sur la manière d‘inscrire notre mariage au Liban, pour subséquemment inscrire aussi nos enfants, la dame au consulat m‘a fourni une longue liste de documents à présenter. J‘ai donc bâti le dossier et me suis présentée au consulat. - Désolé Madame, mais il faut que Monsieur vienne… Eh bien, Monsieur travaille et n‘a pas le temps aux heures d‘ouverture. Nous en sommes encore là, 30 ans plus tard…

    Alain

    14 h 24, le 10 août 2025

  • Si tous les jeunes n'ont pas d'avenir au Liban comment se fait il que la part des chrétiens baisse de manière générale, dans les administrations et dans les facs? Il y a une croyance plus marquée chez les chrétiens que l'avenir est ailleurs et que l'avenir au pays est sombre. Quand on compare les discours de l'Eglise et des autres communautés, et quand on compare le discours de l'Eglise aujourd'hui à celui du leadership chrétien durant la guerre (Bachir), il y a fossé d'espoir à combler. Sans doute il faut commencer par l'adaptation du discours du clergé.

    Moi

    12 h 26, le 10 août 2025

  • Excellente remarque!

    Safi Youssef

    21 h 39, le 09 août 2025

  • Pardon et tous mes respects. L’avenir du Liban est dans ses jeunes ici au Liban et pas là-bas. Les jeunes là-bas sont partis parce qu’il n’y a pas d’avenir au Liban. Et avant, leurs parents sont partis parce qu’il n’y avait pas d’avenir ici. Et demain, si l’on veut pas que l’hémorragie continue, alors il faut retrouver un avenir ici. L’espoir fait vivre mais ne tombons pas dans le déni.

    PPZZ58

    21 h 25, le 09 août 2025

  • A quand la nationalité libanaise, pour les enfants des femmes libanaises….ce sont tous les enfants des libanais hommes et femmes qui seront l’avenir du liban, pas seulement les enfants nés de père libanais? ´

    Bignier Zeina

    18 h 06, le 09 août 2025

  • Il a le meilleur moyen pour le faire. Il y a des églises maronites dans le monde entier. Dans les rares endroits où il n'y en a pas les Églises catholiques y sont. La diaspora chretienne est pieuse. Elle fréquente ces eglises. Que les curés des paroisses se retroussent les manches et qu'ils coordonnent et fassent le suivi avec les autorités libanaises. Les choses ne se feront pas toutes seules. Il faut que l'Eglise crée un système pour !

    Moi

    17 h 14, le 09 août 2025

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