Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors du Quatrième Forum économique de la diaspora. Photo fournie par le service de presse de la présidence libanaise
Le président Joseph Aoun a invité vendredi la diaspora libanaise à un véritable partenariat et à investir au Liban, afin d’assurer à la jeunesse de nouvelles opportunités d’emplois, alors que les autorités veulent mener une série de réformes dans le pays qui subit toujours le contrecoup de six ans d'une crise économique et financière dévastatrice.
« Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement besoin de soutien financier, mais d’un véritable partenariat. Nous voulons que l’expatrié soit un investisseur, un porteur de connaissances, un partenaire dans la planification et la décision », a souligné le chef de l'État sur X, à l’occasion du Quatrième forum économique de la diaspora qui s’est déroulé à l’hôtel Phoenicia, à Beyrouth. « Nous voulons qu’il apporte avec lui une nouvelle réflexion, un vaste réseau de relations, la volonté de créer des opportunités d’emploi et de soutenir de petits projets de vie dans toutes les régions libanaises », a-t-il ajouté.
La diaspora « souvent plus efficace que l'Etat » libanais
Le président Aoun a rappelé pour l’occasion que « la diaspora a toujours été le soutien et l’espoir du Liban », malgré l'effondrement socio-économique. « Vous avez souvent été plus rapides et plus efficaces que l’État. Lorsque toutes les sources de revenus se sont taries, vous seuls avez continué », a-t-il remercié. « Au début de la crise, les virements des Libanais de l’étranger se situaient autour de 6,5 milliards de dollars par an. Et en plein effondrement, ces virements constituaient 33 % du PIB », a-t-il précisé.
L’année 2019 a marqué le début de l'application par les banques de mesures restrictives et aléatoires sur les dépôts, parallèlement à la création d'un taux de change parallèle de près de 40 % supérieur au taux officiel. La crise a divisé les salaires, supprimé des emplois, le tout alors que l’inflation battait des records. Avant l'été 2019, le dollar s’échangeait contre 1 507,5 livres libanaises. En 2025, un dollar vaut désormais 89 500 LL.
« Les réformes ont commencé »
Le président a certes reconnu que le chemin est pavé d’embûches. « Mais les réformes ont commencé, a-t-il assuré. Nous travaillons avec détermination sur un ensemble de réformes et de lois, notamment les lois sur les zones économiques libres pour les industries technologiques, sur la restructuration du secteur bancaire, sur le partenariat public-privé, sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, ainsi que d’autres réformes structurelles dont l’objectif est la transparence, la stabilité, qui protègent l’investisseur et redonnent confiance dans le Liban ».
Deux nouvelles lois, l’une sur la résolution bancaire, l’autre sur l’indépendance de la justice sont en effet venues s’ajouter la semaine dernière à celle sur le secret bancaire adoptée il y a trois mois. Le Conseil des ministres a en outre adopté jeudi les objectifs de la feuille de route de l’émissaire américain Tom Barrack, après avoir fixé le délai d’ici la fin de l’année, pour le monopole des armes aux mains de l’État. Ces objectifs incluent notamment le désarmement des factions non étatiques, dont le Hezbollah, ainsi que le retrait israélien des cinq points toujours occupés au Liban-Sud.
« Notre région est le témoin de transformations majeures », a observé Joseph Aoun, évoquant les importants investissements dans de nouveaux domaines tels l’économie et l’énergie vertes, l’intelligence artificielle et la technologie de pointe. « Nous Libanais, disposons d’un capital humain créatif et qualifié. Nos jeunes gens et nos jeunes femmes peuvent être un élément essentiel de cette transformation. D’où notre volonté de travailler sur une diplomatie économique sérieuse qui ouvre les portes du travail et de l’investissement aux Libanais du Liban et pas seulement de l’étranger ». « Il est devenu nécessaire de redonner au Liban un rôle régional productif », a martelé le chef de l’État, appelant enfin la diaspora à « être présente dans les grands projets régionaux de reconstruction et les transformations qui redessinent la carte économique de la région ».


Il a tjrs mis la charrue devant les boeufs.Inviter les saoudiens à REvenir au liban alors qu’il n’ose pas se montrer ferme face aux perturbateurs et mercenaires du Hezbollah.Il demande aux expatriés de financer et investir au liban alors qu’il ne fait rien concernant le vote des libanais expatriés que le camp du duo chiite et le CPL essaient de marginaliser les libanais de l’étranger en les écartant et interdisant de voter pour les candidats au liban. M AOUN :CHANGEZ DE CONSEILLERS…CHANGEZ DE CONSEILLERS. SVP… SOYEZ FERMES VIS A VIS DU HEZBOLLAH . STOP A LA MOLLESSE !!!!
21 h 21, le 11 août 2025