Le vice-Premier ministre libanais, Tarek Mitri. Photo ANI.
Le vice-Premier ministre libanais, Tarek Mitri, a réaffirmé au siège de l’ONU à New York, lors de réunions qui se sont déroulées les 28 et 29 juillet, « l’engagement du Liban envers l’Initiative arabe de paix », telle que définie lors du Sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en 2002. À l'initiative de Paris et de Riyad, ces réunions au niveau ministériel ont commencé à examiner l’avenir incertain de la solution à deux États, palestinien et israélien.
Alors qu'Israël poursuit ses bombardements au Liban malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre dernier entre les deux pays après 13 mois de guerre dévastatrice entre le Hezbollah et l'État hébreu, Tarek Mitri a affirmé « l’engagement du Liban envers l’Initiative arabe de paix et son attachement à l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu’aux arrangements sécuritaires décidés en novembre dernier, tandis qu’Israël poursuit ses violations, ses agressions et l’occupation de territoires libanais ». Il a aussi salué les positions de l’Arabie saoudite et de la France, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
L'Initiative arabe de paix appelle au retrait d'Israël de tous les territoires palestiniens occupés, y compris la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan, en échange de relations normalisées avec les pays arabes. L'initiative met également l'accent sur la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, et sur une résolution juste de la question des réfugiés palestiniens.
Les réunions à l'ONU sur deux jours sont un prélude à un sommet réunissant les chefs d'État, attendu en septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, au cours duquel la France devrait reconnaître l’État de Palestine, comme l'a annoncé le président Emmanuel Macron le 24 juillet. Le Royaume-Uni a, lui, annoncé qu'il pourrait reconnaître un État palestinien en septembre.
Tarek Mitri a par ailleurs appelé à l'ONU à « renouveler le mandat (annuel) de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) au mois d’août prochain ». À ce jour, les États-Unis, qui s’alignent sur la position israélienne, maintiennent le flou autour de leur volonté de voter en faveur du maintien – du moins dans leur mission actuelle – des Casques bleus au Liban-Sud.
En marge de la conférence, le vice-Premier ministre libanais a par ailleurs tenu des réunions bilatérales avec des représentants de plusieurs pays, notamment des chefs de gouvernement, ministres ou chefs de délégation de Palestine, Qatar, Jordanie, Royaume-Uni, Bahreïn, Turquie, Norvège, Danemark, Russie, Luxembourg, Portugal et Allemagne, précise l'Ani.


