Le commandant en chef de l'afrmée libanaise Rodolphe Haykal. Photo tirée du site de l'armée
Le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal, a prévenu mercredi, dans son ordre du jour à l’occasion du 80e anniversaire de la troupe, que celle-ci « ne tolérera aucune tentative visant à porter atteinte à la sécurité et à la paix civile ou à entraîner le Liban vers la sédition ». Un avertissement lancé alors que plusieurs dossiers provoquent des tensions dans le pays, notamment la question du désarmement du Hezbollah et les problèmes inter-communautaires dans la Syrie voisine, qui se répercutent au Liban.
« L’armée poursuit l’exécution de ses missions malgré ses moyens limités, notamment en œuvrant à imposer son autorité et son contrôle sur tout le territoire, conformément à la décision des autorités politiques, et à appliquer les résolutions internationales, en particulier la résolution 1701, en coopération et coordination étroite avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) », a indiqué le général Haykal. Cette résolution, adoptée par le Conseil de sécurité en 2006 pour mettre fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël, prévoit le déploiement de l'armée au sud du Litani et le démantèlement des milices. Le commandant a ainsi prévenu que la troupe « ne tolérera aucune tentative visant à porter atteinte à la sécurité et à la paix civile ou à entraîner le pays vers la sédition ».
Ses propos interviennent alors que la communauté internationale et plusieurs partis libanais réclament le désarmement du Hezbollah après la récente guerre qui l'a opposé à Israël, entre octobre 2023 et novembre 2024. L’envoyé américain en Syrie Tom Barrack, qui a effectué plusieurs séjours au Liban pour la mise en place d’une feuille de route qui mènerait vers ce désarmement, a affirmé dimanche que « la crédibilité du gouvernement libanais repose sur sa capacité » à récupérer le monopole de la force. Le gouvernement libanais devrait traiter cette question en Conseil des ministres, alors que le président Joseph Aoun privilégie le dialogue avec le parti chiite par crainte de tensions s'il impose la remise de son arsenal.
« Préserver l'unité nationale »
Rodolphe Haykal a aussi souligné que « le Liban fait face à un ensemble de défis entremêlés, en tête desquels figurent les menaces et agressions de l’ennemi israélien contre notre pays et les peuples de la région, ses violations répétées des résolutions internationales, et ses tentatives d’infiltration de notre tissu social ». Après treize mois de guerre dévastatrice entre le Hezbollah et l'État hébreu, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024, mais Israël poursuit ses attaques au Liban, plus précisément au Sud et dans la Békaa, de manière quasi quotidienne. Ces frappes et tirs ont fait plus de 280 morts, selon un décompte de l'ONU et de notre publication.
« À cela viennent s'ajouter le terrorisme, qui cherche à nuire à l’unité du pays et à la sécurité de ses citoyens, ainsi que les répercussions des événements régionaux sur la scène intérieure », a poursuivi le commandant en chef de l'armée après des informations ponctuelles faisant état du démantèlement de cellules jihadistes ou d'arrestations de suspects. Il a souligné la nécessité de « conjuguer les efforts pour préserver l’unité nationale ».
Rodolphe Haykal a encore rappelé que les militaires « continuent de mener des missions de maintien de l’ordre, de surveillance et de protection des frontières nord et est, de contrôle des frontières maritimes et des eaux territoriales, et de lutte contre la criminalité ». Il a enfin souligné « la nécessité de fournir à l’institution militaire le soutien nécessaire de la part des autorités concernées, afin de développer ses capacités et d'améliorer ses conditions ».
L’Union européenne (UE) a lancé il y a une semaine un projet de 12,5 millions d’euros (environ 14,7 millions de dollars), qui sera mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour appuyer l’armée libanaise dans le sud du Liban.




Comme déjà dit une fois,suite à des personnes qui reprochaient à l'armée de ne "pas riposter"aux attaques israéliennes. Notre armée a TOUJOURS été une armée de maintien de la PAIX.Même si la paix doit passer par l'élimination des cellules terroristes et par la force.Notre armée connait ses limites.Elle n'ira jamais combattre des armées beaucoup plus puissantes.Elle ne FANFARONNE PAS comme l'ont fait des milices chiites qui ont menacé les USA et Israel en fanfaronnant et inventant des tunnels profonds alors qu'il s'agissait de tunnels en Syrie. Notre armée est une force de PAIX...à notre image.
17 h 09, le 30 juillet 2025