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Politique - Diplomatie

L'UE a consacré plus de 600 millions de dollars aux zones affectées par le conflit entre Israël et le Hezbollah

L'Union européenne affirme avoir alloué des fonds supplémentaires pour renforcer le déploiement de l'armée libanaise dans le Sud et la gestion des frontières.

L'UE a consacré plus de 600 millions de dollars aux zones affectées par le conflit entre Israël et le Hezbollah

Les ambassadeurs de l'Union européenne et de plusieurs états membres, lors d'une réunion avec le président de la République, Joseph Aoun, le 10 juillet 2025. Photo présidence de la République

L'Union européenne (UE) a annoncé jeudi avoir consacré « plus de 600 millions de dollars » aux zones touchées par le conflit de treize mois entre le Hezbollah et Israël, soit « près de la moitié de son budget au Liban, qui s'élève à plus d'un milliard de dollars ». Cette annonce a été faite après des réunions entre l'UE et les ambassadeurs des États membres avec le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le chef du Parlement Nabih Berry, respectivement les 10, 11 et 17 juillet.

Au cours de ces entretiens, les ambassadeurs « ont souligné le soutien substantiel et continu de l'UE et de ses États membres au Liban, y compris dans les zones touchées par le conflit dans l'ensemble du pays », indique un communiqué. « Au-delà de l'aide humanitaire, la majorité de ce financement soutient des secteurs essentiels tels que l'éducation, les soins de santé, la protection sociale, l'eau et l'assainissement, l'agriculture, tout en contribuant à la reprise économique par la création d'emplois et le soutien au secteur privé », poursuit le texte.

L'UE a par ailleurs alloué « des fonds supplémentaires pour atténuer l'impact du conflit sur la sécurité et la stabilité du pays, notamment en soutenant les capacités et le déploiement des forces armées libanaises dans le Sud, en déblayant les décombres et les munitions non explosées, et en renforçant la gestion des frontières ». « Une partie importante de ce soutien n'est pas incluse dans les 600 millions de dollars », précise le communiqué.

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Lors de leurs entretiens, les ambassadeurs ont par ailleurs insisté sur « le rôle crucial de la Finul dans le maintien de la stabilité et de la sécurité dans le Sud, rôle qui restera indispensable à l'avenir ». Ils ont également appelé « toutes les parties à mettre pleinement en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment en garantissant le monopole de l'État sur les armes, et qu'elles respectent le mécanisme de cessez-le-feu de novembre 2024 ». Comme chaque année, le Conseil de sécurité de l'ONU doit décider en août de prolonger ou non le mandat de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

Après treize mois de guerre dévastatrice entre le Hezbollah et l'État hébreu, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024, mais Israël poursuit depuis ses attaques au Liban de manière quasi quotidienne.

En vertu de l’accord de trêve, le Hezbollah devait retirer ses combattants au nord du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière israélienne, seuls l’armée libanaise et les Casques bleus devant être déployés dans le secteur. Israël, qui devait de son côté retirer complètement ses troupes du Liban, les maintient toutefois dans cinq positions du sud du pays.

Redressement économique

Les ambassadeurs ont également discuté avec leurs interlocuteurs de l'engagement du gouvernement libanais et de ses projets concernant les réformes financières, judiciaires et de gouvernance « dont le pays a tant besoin et qui peuvent le mettre sur la voie du redressement ». Ils ont félicité les autorités pour les mesures prises depuis le début de l'année, notamment l'approbation par le Parlement de la loi sur le secret bancaire et le pourvoi de postes clés vacants au sein de l'appareil judiciaire et des autorités de régulation, entre autres.

Les diplomates ont par ailleurs insisté sur « la nécessité pour le Parlement d'approuver rapidement une loi de la résolution bancaire qui répond aux normes internationales ». Ils ont demandé au gouvernement d'élaborer et d'adopter d'urgence une stratégie globale de répartition des pertes du secteur financier (« loi GAP »), et se sont également enquis de l'état d'avancement de la loi sur l'indépendance du pouvoir judiciaire et de la nouvelle loi sur les médias.

Le Liban est plongé dans une grave crise socio-économique depuis 2019. Requise par la communauté internationale, la restructuration du secteur bancaire reste bloquée par un bras de fer politico-financier qui empêche les discussions lancées entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI) d'aboutir au déblocage d'un plan d'assistance financière.

L'Union européenne (UE) a annoncé jeudi avoir consacré « plus de 600 millions de dollars » aux zones touchées par le conflit de treize mois entre le Hezbollah et Israël, soit « près de la moitié de son budget au Liban, qui s'élève à plus d'un milliard de dollars ». Cette annonce a été faite après des réunions entre l'UE et les ambassadeurs des États membres avec le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le chef du Parlement Nabih Berry, respectivement les 10, 11 et 17 juillet.Au cours de ces entretiens, les ambassadeurs « ont souligné le soutien substantiel et continu de l'UE et de ses États membres au Liban, y compris dans les zones touchées par le conflit dans l'ensemble du pays », indique un communiqué. « Au-delà de l'aide humanitaire, la majorité de ce...
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