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Moyen-Orient - Iran

Le président iranien Pezeshkian aurait été blessé lors d’une attaque israélienne le mois dernier

Le 16 juin, une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale a été interrompue lorsque six missiles ont frappé le bâtiment, blessant le président ainsi que plusieurs autres responsables.

Le président iranien Pezeshkian aurait été blessé lors d’une attaque israélienne le mois dernier

Le président iranien Massoud Pezeshkian s’exprimant lors d’une réunion à Ilam, en Iran, le 12 juin 2025. Photo site officiel de la présidence iranienne / WANA / Reuters

Dimanche dernier, l’agence iranienne Fars a révélé une tentative d’assassinat présumée contre le président Massoud Pezeshkian, survenue le mois dernier.

Le 16 juin, alors qu’une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale réunissait le président Pezeshkian et plusieurs hauts responsables judiciaires, dont le président du Parlement Mohammed Bagher Qalibar, six missiles ont frappé le bâtiment où se tenait la rencontre, situé à l’ouest de Téhéran. Selon un média affilié aux gardiens de la révolution islamique, l’attaque visait principalement les entrées et sorties du bâtiment, afin de couper l’aération et l’électricité, et de piéger les occupants.

Malgré l’assaut, M. Pezeshkian et les autres officiels ont pu s’échapper par une issue de secours prévue à l’avance, la plupart indemnes. Le président a toutefois été légèrement blessé à la jambe.

Cette attaque a eu lieu trois jours après le déclenchement d’une guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran, provoquée par une offensive aérienne israélienne le 13 juin visant des installations militaires et nucléaires ainsi que des figures clés du régime iranien. Le conseiller présidentiel Sayyed Mehdi Tabatabaei a qualifié l’attaque de « tentative ciblée contre des dirigeants politiques et militaires iraniens orchestrée par Israël », auprès de la chaîne al-Mayadeen.

Le président Pezeshkian avait déjà évoqué cette tentative d’assassinat lors d’une interview accordée au journaliste américain Tucker Carlson, le lundi précédent. « Ils ont essayé, oui. Ils ont agi en conséquence, mais ils ont échoué », a-t-il affirmé, en précisant : « Ce n’étaient pas les États-Unis derrière la tentative contre ma vie, mais Israël. »

Il a également dénoncé l’utilisation d’espions par Israël, qui aurait permis de localiser la réunion. Ces accusations ont conduit Téhéran à ouvrir une enquête pour identifier une possible fuite d’informations, tandis que des mesures répressives se multiplient contre des agents présumés du Mossad.

Dans son entretien, M. Pezeshkian a aussi affirmé que « Israël a obtenu des renseignements grâce aux inspections menées » par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », qu’il accuse d’avoir, par son dernier rapport, fourni un prétexte à Israël pour mener des frappes.

De son côté, le conseiller présidentiel a insisté sur le fait que les capacités balistiques et les programmes d’enrichissement nucléaire de l’Iran constituent des « droits incontestables » et a exprimé son mécontentement face au traitement réservé par le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, au programme nucléaire iranien. En réaction, Téhéran a rompu ses liens avec l’AIEA, l’organe onusien chargé de garantir la coopération et l’usage pacifique de l’énergie nucléaire.

Concernant les relations avec Washington, M. Pezeshkian a assuré que l’Iran ne voit pas d’obstacle à la reprise des négociations nucléaires, comme c'était prévu avant la guerre.

Toutefois, l’offensive israélienne menée juste avant le lancement du sixième cycle de négociations a creusé un fossé de méfiance. « Comment pouvons-nous être sûrs qu’au milieu des discussions, le régime israélien ne recevra pas à nouveau la permission de nous attaquer ? » a demandé le président iranien. 

Dimanche dernier, l’agence iranienne Fars a révélé une tentative d’assassinat présumée contre le président Massoud Pezeshkian, survenue le mois dernier.Le 16 juin, alors qu’une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale réunissait le président Pezeshkian et plusieurs hauts responsables judiciaires, dont le président du Parlement Mohammed Bagher Qalibar, six missiles ont frappé le bâtiment où se tenait la rencontre, situé à l’ouest de Téhéran. Selon un média affilié aux gardiens de la révolution islamique, l’attaque visait principalement les entrées et sorties du bâtiment, afin de couper l’aération et l’électricité, et de piéger les occupants.Malgré l’assaut, M. Pezeshkian et les autres officiels ont pu s’échapper par une issue de secours prévue à l’avance, la plupart indemnes. Le...
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