Des miliciens du Hezbollah aux obsèques à Charqiyé du cadre tué vendredi. Photo fournie par Mountasser Abdallah
L’armée israélienne a ratissé dimanche matin la périphérie de la localité de Alma el-Chaab (caza de Tyr), rapporte notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Le Hezbollah a par ailleurs organisé à Charqiyé (caza de Nabatiyé) les obsèques d’un de ses combattants, Mohammad Hassan Cheaïb, tué vendredi au moyen de quatre missiles tirés sur sa voiture par un drone israélien. Cheaïb avait été identifié par des sources locales comme étant un soldat libanais à la retraite et en même temps cadre du Hezbollah qui faisait du trafic d’armes, selon l’armée israélienne. Un drone israélien a par ailleurs frappé dimanche une zone dégagée dans le quartier de Mahbar dans le village de Harouf (Nabatiyé), sans faire de blessé, indique notre correspondant. Samedi soir, un drone avait lancé deux grenades en direction d’un bateau de pêche à Naqoura (caza de Tyr). La veille, une frappe de drone israélienne a tué un membre du Hezbollah à la périphérie de Khiam, dans le caza de Marjeyoun, au
Liban-Sud. La frappe sur la périphérie de Khiam, bourgade qui a connu de violents combats terrestres entre le Hezbollah et l’armée israélienne à l’automne dernier, a visé un engin de chantier près d’une maison inoccupée et tué un habitant de la localité, Wissam Abou Abbas, selon les sources de notre correspondant dans le Sud. L’armée israélienne a, elle, revendiqué la responsabilité de l’attaque, affirmant avoir tué « un membre de l’unité antichar du Hezbollah ».
« Bye-bye la souveraineté du Liban »
L’armée israélienne avait par ailleurs établi le contact dans le courant de la nuit avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) afin de récupérer du bétail ayant pénétré sur le territoire libanais près de Aïta el-Chaab, apparemment en raison de brèches sur la ligne bleue causées par les incursions israéliennes répétées en territoire libanais de ces derniers mois. La présence de ces animaux a poussé la municipalité voisine de Beit Lif à émettre une alerte, avertissant que les vaches pourraient être « contaminées » et représenter une menace « bactériologique » ou être porteuses de maladies infectieuses. Les habitants ont été invités à ne pas approcher les animaux. Sur le plan politique, le vice-président du conseil politique du Hezbollah Mahmoud Comati a affirmé que la réponse du Liban à la proposition américaine, portée par l’émissaire Tom Barrack en début de semaine, sur le processus de désarmement du Hezbollah était satisfaisante pour le parti, dans un entretien à la chaîne de télévision locale OTV, organe médiatique du Courant patriotique libre (CPL), ancien allié du Hezbollah. Il a toutefois indiqué que le parti chiite ne remettrait pas ses armes et que le maintien de « la souveraineté du Liban » en dépendait. « L’armée libanaise peut-elle défendre le Liban ? Et lui permet-on même de posséder des armes ? Donc, si nous remettons nos armes, eh bien, bye-bye la souveraineté du Liban et sa formule actuelle », a-t-il poursuivi. Le responsable du Hezbollah a néanmoins souligné que le parti restait ouvert au dialogue sur le rôle des armes de la résistance dans la « stratégie de défense » du Liban, réitérant ainsi la position officielle du parti, maintes fois répétée ces derniers mois par ses différents responsables. « Les armes de la résistance s’inscrivent dans le cadre de la défense du Liban et font l’objet de discussions à la table du dialogue avec le président Aoun », a-t-il affirmé, ajoutant que « les Américains n’ont jusqu’à présent rien apporté pour soutenir la mission » du chef de l’État. Mahmoud Comati a également réagi à la déclaration du chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea, selon laquelle son parti ne possédait pas d’armes, à l’exception des gardes de Meerab (siège des FL), en déclarant : « Qui Geagea croit-il tromper ? Nous savons où se trouvent leurs dépôts d’armes, d’où proviennent ces armes. A-t-il emprunté des armes au Courant patriotique libre lors de l’incident de Tayouné pour tuer des citoyens ? »
Dans ce cadre, le député et chef du parti Kataëb Samy Gemayel a annoncé dimanche qu’il allait engager des poursuites judiciaires contre Fayçal Chaker, un cheikh chiite de la Békaa proche du Hezbollah, accusé d’avoir proféré publiquement des menaces de mort contre des citoyens libanais en raison de leurs appels au désarmement du Hezbollah. Dans un message publié sur la plateforme X, M. Gemayel a écrit : « Quiconque menace les Libanais de mort publiquement, simplement parce qu’ils réclament un État, doit être puni. Demain, les avocats des Kataëb déposeront une plainte en mon nom contre Fayçal Chaker auprès du parquet général, pour incitation à la violence et au meurtre ainsi que pour mise en danger de l’unité et de la souveraineté de l’État. » Et le chef chrétien d’ajouter : « Celui qui pense pouvoir terroriser les citoyens par les armes et les menaces devra répondre de ses actes devant la justice. Nous ne laisserons pas le champ libre à la culture de l’intimidation. L’ère de l’impunité est révolue et l’État ne se construira pas sur la peur. » Fayçal Chaker est un cheikh chiite originaire de Haour Taala, dans la région de Baalbeck, où il occupe la fonction de responsable adjoint régional pour le Hezbollah. Ses propos, diffusés dans une vidéo devenue virale, ont suscité une vive controverse. « À ceux qui, à l’intérieur du pays, ne cessent de répéter le mot « désarmement », nous avons deux mots pour vous : nous arracherons vos âmes. Car tout peut faire l’objet de plaisanterie, de discussion ou de dialogue, sauf les armes », avait-il menacé.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Le HB répète sa rengaine de protecteur de notre pays comme si on était sourd et aveugle et n’avons pas constaté son incapacité à protéger ne serait ce que leurs chefs ou leurs partisans qui ont été sacrifiés et délogés et attendent toujours une âme charitable, quel qu’elle soit pour les héberger avant l’hiver. S’ils arrivent avec ce genre d’argumentation à convaincre notre cher président du bien fondé de leur acte patriotique, on est vraiment mal barré. Cela ressemble à leurs menaces de guerre civile où ils sont les seuls face à l’armée a détenir des armes et qui serait plutôt à une trahison
11 h 29, le 14 juillet 2025