Des combattants du Hezbollah pendant les obsèques d'« Abou Taleb », un commandant de la milice, dans la banlieue-sud de Beyrouth en juin 2024. Photo d'archives L'Orient-Le Jour/Matthieu Karam.
Le vice-président du conseil politique du Hezbollah Mahmoud Comati a affirmé que la réponse du Liban à la proposition américaine, portée par l'émissaire Tom Barrack en début de semaine sur le processus de désarmement du Hezbollah, était satisfaisante pour le parti, dans un entretien à la chaîne de télévision locale OTV, organe médiatique du Courant patriotique libre (CPL), ancien allié du Hezbollah. Il a toutefois indiqué que le parti chiite ne remettrait pas ses armes, et que le maintien de « la souveraineté du Liban » en dépendait.
« Ce que nous avons dit dans notre réponse, c’est que nous ne discuterons d’aucun nouveau sujet tant que l’accord de cessez-le-feu ne sera pas mis en œuvre… et la réponse officielle libanaise a donné la priorité à l’application de cet accord et à la fin de l’occupation » israélienne au Liban-Sud, a déclaré Mahmoud Comati. Il a indiqué que cette réponse avait été élaborée avec le président de la République Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, et le président du Parlement Nabih Berry, ajoutant que l’avis du Hezbollah avait été pris en compte.
Bien qu’un accord de cessez-le-feu ait été signé le 27 novembre 2024, mettant un terme à plus de treize mois de conflit entre le Hezbollah et Israël, l'État hébreu continue d’occuper cinq points au Liban-Sud et mène presque quotidiennement des frappes, essentiellement sur cette partie du pays.
Stratégie de défense
Le responsable du Hezbollah a néanmoins souligné que le parti restait ouvert au dialogue sur le rôle des armes de la résistance dans la « stratégie de défense » du Liban, réitérant ainsi la position officielle du parti, maintes fois répétée ces derniers mois par ses différents responsables. « Les armes de la résistance s’inscrivent dans le cadre de la défense du Liban et font l’objet de discussions à la table du dialogue avec le président Aoun », a-t-il affirmé, ajoutant que « les Américains n’ont jusqu’à présent rien apporté pour soutenir la mission » du chef de l’État.
« L’armée libanaise peut-elle défendre le Liban, et lui permet-on même de posséder des armes ? Donc, si nous remettons nos armes, eh bien, +bye-bye+ la souveraineté du Liban et sa formule actuelle. » a-t-il poursuivi.
Tom Barrack avait déclaré concernant le désarmement du Hezbollah que le président américain Donald Trump « n’avait pas de patience » et que « si le Liban souhaite continuer à repousser ce problème, les États-Unis ne seront plus là pour en discuter », dans un entretien accordé à la chaîne LBCI, diffusé mardi soir.
Mahmoud Comati a également réagi à la déclaration du chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea, selon laquelle son parti ne possédait pas d’armes, à l’exception des gardes de Meerab (siège des FL), en déclarant : « Qui Geagea croit-il tromper ? Nous savons où se trouvent leurs dépôts d’armes, d’où proviennent ces armes. A-t-il emprunté des armes au Courant patriotique libre lors de l’incident de Tayouné pour tuer des citoyens ? ».
En octobre 2021, des affrontements armés avaient éclaté entre des partisans présumés des Forces libanaises positionnés à Aïn el-Remmané, et des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal qui étaient entrés dans le quartier sur leur chemin vers une manifestation devant le Palais de justice de Beyrouth. Cette manifestation visait à exiger la révocation du juge Tarek Bitar, chargé de l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, survenue le 4 août 2020.
Polémique après des propos d'un responsable du Hezbollah
Par ailleurs, un discours prononcé la semaine dernière à l'occasion d'une commémoration de Achoura dans la Békaa par le responsable local du Hezbollah, Fayçal Chokor, a fait polémique ces dernières heures au Liban. Dans ce discours dimanche dernier, ce dernier avait déclaré à l'attention de « ceux qui menacent de désarmer le Hezbollah : nous arracherons vos âmes ».
Parmi les commentaires qui s'insurgeaient après les propos de Fayçal Chokor, le journaliste proche des FL Rami Naïm a appelé après à l'arrestation du responsable du Hezbollah. « Le Hezbollah est un danger pour le Liban et ses dirigeants ont perdu la tête après leur défaite, agissez maintenant avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il écrit sur X. Le rédacteur en chef du site d'informations Asas Media, Mohammad Barakat, également détracteur notoire du parti chiite, a de son côté estimé que les déclarations de Fayçal Chokor doivent être considérées par la justice libanaise comme « une menace d'éliminer tout le peuple libanais, y compris la présidence et le gouvernement ».
En revanche, des dizaines d'internautes proches du Hezbollah ont salué la prise de position du responsable de la Békaa au sein du parti.




qu'est ce qu'il qu'est ce qu'il a il a une drole de tete ce mec la, l'a une drole de voix, IL A RAISON CE TYPE LA, car bye bye la souverainete du Liban.... telle que lui et ses paires la concoivent: serfs des seigneurs enturbannes iraniens !
10 h 52, le 15 juillet 2025