Rechercher
Rechercher

Politique - Liban

Désarmement du Hezbollah : Trump a le courage, pas la patience, avertit Barrack

« Il n’y a ni menaces ni injonctions. Il s’agit simplement de saisir le moment », affirme l'émissaire présidentiel américain.

Désarmement du Hezbollah : Trump a le courage, pas la patience, avertit Barrack

L'émissaire présidentiel américain Tom Barrack. Photo L'OLJ/Mohammad Yassine.

L'émissaire présidentiel américain Tom Barrack, en visite à Beyrouth depuis lundi pour discuter avec les responsables libanais de la « feuille de route » américaine exigeant le désarmement du Hezbollah, a affirmé lors d’une interview diffusée mardi soir sur la chaîne LBCI que le président américain Donald Trump « n’avait pas de patience » et que « si le Liban souhaite continuer à repousser ce problème, les États-Unis ne seront plus là pour en discuter ».

Interrogé sur l’éventualité que « tout ce processus (de désarmement) puisse s’étendre jusqu’aux » prochaines élections législatives de mai 2026, M. Barrack, lui-même d’origine libanaise, a répondu : « Personne ne va rester ici à faire cela jusqu’en mai prochain. J’ai un patron qui fait preuve d’un courage extraordinaire et d’une concentration remarquable : il a le courage, la détermination, la capacité. Ce qu’il n’a pas, c’est la patience. Donc si le Liban veut continuer à repousser ce problème, il peut le faire, mais nous ne serons pas là en mai pour avoir cette discussion. »

L'édito

Les dits et non-dits de T. Barrack

« Il n’y a ni menaces ni injonctions. Il s’agit simplement de saisir le moment. Regardez autour de vous, la région est en train de changer », a-t-il ajouté. « Si vous voulez notre aide, nous sommes là pour vous accompagner. Nous sommes là pour aider, pour protéger dans la mesure de nos moyens. Mais nous n’allons pas intervenir pour un changement de régime ni nous ingérer dans la politique intérieure. Et si vous ne voulez pas de notre aide, aucun problème : nous rentrerons chez nous. C’est tout. » Et d’insister : « Tout change. Si vous ne voulez pas changer, si le peuple ne veut pas changer, dites-le-nous et nous ne nous impliquerons pas. »

Concernant le Hezbollah, Tom Barrack a affirmé : « C’est une affaire libanaise, pas un enjeu mondial. Sur le plan politique, nous avons classé le Hezbollah comme organisation terroriste. Donc, s’ils nous attaquent militairement, où que ce soit, comme l’a clairement dit Trump, ils auront un problème avec nous. » Il a estimé que « le désarmement du Hezbollah a toujours été une vérité simple et évidente », avant de poursuivre : « Il ne s’agit pas seulement des armes du Hezbollah, mais aussi de celles des Palestiniens et des autres milices armées. »

Tom Barrack a également dénoncé une culture politique libanaise faite de « négation, de diversion et d’évitement, qui perdure depuis 60 ans ». Il a souligné que cette dynamique devait changer, tout en saluant la franchise de ses interlocuteurs, le président libanais, le Premier ministre et le président du Parlement : « Mon sentiment avec ces trois responsables, c’est qu’ils ont été honnêtes, francs, directs. »

Dans une atmosphère plus calme que prévu, les rencontres de l’émissaire américain avec les responsables libanais se sont achevées lundi. Après ses entretiens avec le président de la République, Joseph Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam, le président du Parlement, Nabih Berry, et le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, M. Barrack s’est montré optimiste. « Je suis satisfait et reconnaissant » de la réponse libanaise à la feuille de route américaine sur le désarmement du Hezbollah, a-t-il affirmé. Il a précisé, contrairement à certaines informations, que le Liban n’était soumis à « aucun calendrier » imposé par Washington, soulignant que les États-Unis « cherchent simplement à apporter leur aide ».

L'émissaire présidentiel américain Tom Barrack, en visite à Beyrouth depuis lundi pour discuter avec les responsables libanais de la « feuille de route » américaine exigeant le désarmement du Hezbollah, a affirmé lors d’une interview diffusée mardi soir sur la chaîne LBCI que le président américain Donald Trump « n’avait pas de patience » et que « si le Liban souhaite continuer à repousser ce problème, les États-Unis ne seront plus là pour en discuter ».Interrogé sur l’éventualité que « tout ce processus (de désarmement) puisse s’étendre jusqu’aux » prochaines élections législatives de mai 2026, M. Barrack, lui-même d’origine libanaise, a répondu : « Personne ne va rester ici à faire cela jusqu’en mai prochain. J’ai un patron qui fait preuve d’un courage extraordinaire et d’une...
commentaires (10)

Il faut se débarrasser de cette milice terroriste et islamiste qui obéit à l'étranger. Mais cela va être dure tant elle constitue un État dans un État corrompu à tous les niveaux et partout, dans un pays tellement divisé. Qui pourrait unir le Liban ? Le Christ seul ? Il faudrait un miracle ou une catastrophe

Nicolas ZAHAR

00 h 43, le 10 juillet 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (10)

  • Il faut se débarrasser de cette milice terroriste et islamiste qui obéit à l'étranger. Mais cela va être dure tant elle constitue un État dans un État corrompu à tous les niveaux et partout, dans un pays tellement divisé. Qui pourrait unir le Liban ? Le Christ seul ? Il faudrait un miracle ou une catastrophe

    Nicolas ZAHAR

    00 h 43, le 10 juillet 2025

  • iI y a deux lectures. La plus immédiate dont le Liban Officiel a du lachement se réjouir car elle donne du temps pour perdre le temps "On est vos amis. Vous etes libres de faire ce que vous voulez. On ne vous met pas la pression." La deuxième qui explique l'ambivalence de la déclaration de Barrak : "Vous etes libres. Faites ce que vous voulez mais vous raterez le coche. On est amis. Si vous ecoutez nos conseils, vous serez aidé économiquement et dans vos relations avec Israel. Sinon, ne demandez pas notre aide puisque vous avez refusé notre conseil." La lecture 2 est celle de l'Etat poubelle

    Moi

    12 h 27, le 09 juillet 2025

  • Parlons en du courage ou de son manque chez certains chefs d’états à commencer par les nôtres. Aucun pays au monde ne tolère une milice de surcroît vendue de detenir des armes sur sol pour servir les intérêts du pays qui les lui a fournies sans que cela ne génère des arrestations de tous les citoyens concernés, pour collaboration et haute trahison, en les jugeant le pied levé afin de mettre fin à leur zèle, et de servir d’exemple, sauf au Liban. Ils viennent les supplier pour qu’enfin ils daignent permettre à l’ état officiel de reprendre ses droits et récupérer la souveraineté du pays usurpé

    Sissi zayyat

    10 h 27, le 09 juillet 2025

  • ""Si vous ne voulez pas changer, si le peuple ne veut pas changer, dites-le-nous et nous ne nous impliquerons pas"" "" 60 annees de perdues en tergiversations"" LE PIRE DE CE QU'IL A DIT : Mon sentiment avec ces trois responsables, c’est qu’ils ont été honnêtes, francs, directs" C comme lorsque on n'a rien de mieux a decrire quelqu'un que : IL EST GENTIL ! a comprendre.... insignifiant !

    L’acidulé

    10 h 15, le 09 juillet 2025

  • Mr Barrack des 3 personnes au sommet de l'etat que vous avez rencontre, un seul est le "de facto" president du Liban depuis 4 decennies: Mr Berry. Ne perdez pas de temps avec les autres. Ils sont impuissants. Pauvre Liban .....

    hrychsted

    08 h 53, le 09 juillet 2025

  • -MAIS VOILA MONSIEUR BARRACK ! -IL FALLAIT LACHER CE CRACK, -DES LE DEBUT AU TANDEM, -DE BERRY ET DE KASSEM. -LE PREMIER VOUS JOUE L,ENFANT, -CREDIBLE ET OBEISSANT, -CAR LA PEUR DE VOS SANCTIONS, -LUI COUPA SES ILLUSIONS. -LE SECOND JOUE L,ABADAYE, -CAR IL TRAINE SUR LA PAILLE, -ET CROIT PAR DES BALIVERNES, -SEMER LA PEUR AUX INTERNES. -S,IL TRAINE SES MENUS RESTES, -EN CONFRONTATIONS, CES GESTES- DU TANDEM SERONT LA FIN, -POUR L,ORDRE ET LA PAIX ENFIN, -DANS CE MALHEUREUX LIBAN, -QU,ILS ONT MALMENE DES ANS. =TERGIVERSER AVEC TRUMP, -C,EST S,ATTIRER LE BIG BANG.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 33, le 09 juillet 2025

  • Le président Joseph AOUN est en train de rater le coche. N.a t il pas remarqué que TRUMP et son administration ne lui font plus confiance ? À t-il reçu une invitation de TRUMP pour une visite officielle aux USA? NON… MÊME Pas un semblant d’invitation…Un appel téléphonique ? NON.. Alors que les saoudiens, les israéliens n’arrêtent pas de faire des va et viens… même le syrien a eu les faveurs de TRUMP…JOSEPH AOUN et NAWAF SALAM .tout le monde a compris qu’ils ne sont que des “boites vocales” répétant les mêmes choses, les mêmes slogans CREUX mais ZÉRO APPLICATION…AOUN et SALAM ont raté le coche

    LE FRANCOPHONE

    23 h 28, le 08 juillet 2025

  • Ce que l’émissaire américain dit est très simple:ou bien le Liban prends conscience du changement dans la région qui s’effectue sous l’égide des E.U. ou bien il se retrouvera seul et sans aucune aide internationale. Il faut en profiter et vite! C’est un avertissement qui aurait des lourdes conséquences pour le pays si les dirigeants décident de l’ignorer.

    PT

    22 h 56, le 08 juillet 2025

  • Le Liban n'est pas soumis à un calendrier mais si quand même ... il l'a clairement dit son chef n'a pas de patience et qu'attendre les élections des députés en 2026 serait une erreur ... il y a bien un ultimatum qui ne dit pas son nom et c'est tant mieux qu'il y en ai un car nous en avons plus qu'assez du comportement irresponsable de la classe politico mafieuse au Liban.

    Zeidan

    22 h 47, le 08 juillet 2025

  • Parcequ'en plus, il faut supporter les humeurs de M. Trump ?

    Michel Trad

    22 h 44, le 08 juillet 2025

Retour en haut