Le bâtiment de la Direction générale des finances à Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour.
Les ministres des Finances et de la Justice ont publié le 23 juin dernier une décision autorisant des audits juricomptables et fiscaux des commerçants libanais ayant bénéficié des subventions de la Banque du Liban durant la crise économique de 2019.
Cette année-là, l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, avait émis une directive allouant le reste des réserves en devises étrangères de la BDL à des biens essentiels – notamment les médicaments, les produits de première nécessité et les carburants.
En février 2020, sous le gouvernement de Hassane Diab, le programme a été élargi pour couvrir une liste de 380 produits alimentaires. Les entreprises et commerçants bénéficiaires du mécanisme obtenaient ainsi des dollars au taux officiel de 1 500 LL/USD mais certains d’entre eux étaient accusés de les stocker au moment où les prix étaient plus faibles pour ensuite les revendre au prix du marché en période de pénurie – notamment de carburant et de médicaments – ou encore de faire passer certains biens en Syrie. « Cet audit est aujourd’hui crucial, non seulement pour retracer l’utilisation de ces fonds, mais aussi pour identifier les cas d’évasion fiscale », commente une source informée auprès de L’OLJ. Aucune société n’a encore été mandatée pour effectuer ces audits, qui devront probablement passer en revue les comptes de milliers d’entreprises, grandes et petites. « Ce sera une tâche massive et complexe », dit-elle encore.


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C'est une bonne décision. Mais elle n'est pas du ressort du Ministère des Finances. Elle est du ressort du parquet et sans doute de la Cours des Comptes. Que se passe t il au Conseil des Ministres? Ils dorment les autres ministres?
11 h 05, le 01 juillet 2025