Le président américain Donald Trump au cours de sa conférence de presse à la Maison Blanche, le vendredi 27 juin 2025. REUTERS/Ken Cedeno
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi pendant sa conférence de presse que les États-Unis étaient « avec le Liban jusqu’au bout ».
Interrogé sur un calendrier précis pour le désarmement du Hezbollah, le chef de la Maison Blanche a affirmé que son administration « allait tenter de rétablir l’ordre à Beyrouth ». Il a qualifié le Liban de « pays formidable, avec un peuple brillant ». « C’est un pays reconnu pour ses enseignants, ses médecins et qui possède une histoire incroyable. Nous espérons pouvoir le ramener à ce qu’il était », a-t-il ajouté.
Ses propos ont été tenus alors que le Hezbollah est ressorti très affaibli de la guerre qui l'a opposé pendant plus d'un an à Israël, après l'ouverture du front de soutien au Liban-Sud. Cette guerre s’est ensuite transformée en guerre ouverte entre septembre et novembre 2024. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et de nombreux hauts responsables militaires du parti chiite ont été tués par les frappes israéliennes. Un cessez-le-feu avait ensuite été conclu le 27 novembre 2024, qui depuis ne cesse d'être violé quasi-quotidiennement par l'État hébreu.
Le rétablissement du monopole de l'État sur les armes, qui passe par le désarmement des milices comme le Hezbollah et des camps palestiniens, fait partie des objectifs majeurs de la présidence de Joseph Aoun, élu en janvier dernier et du gouvernement formé dans la foulée par Nawaf Salam.
En début de semaine Donald Trump avait annoncé une trêve destinée à mettre fin à la « Guerre de 12 jours » opposant Téhéran à Tel-Aviv. Alors que la scène politique libanaise redoutait une potentielle implication du Hezbollah, allié de Téhéran, dans ce conflit, le parti chiite n'y a finalement pas pris part.
À la mi-mai, dans un discours tenu au Forum économique saoudo-américain à Riyad, le président républicain avait évoqué le pays du Cèdre, en affirmant vouloir « l’aider le plus possible » à construire un « avenir meilleur ». « Le nouveau président (Joseph Aoun) et le nouveau Premier ministre (Nawaf Salam) ont apporté pour la première fois depuis des décennies une nouvelle chance de créer un partenariat plus productif avec les États-Unis », avait-il ajouté.


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Encore faut il que les libanais le soient pour autant. Personne ne pourrait ne sauver si on refuse de nous sauver nous mêmes en nous appuyant sur toutes ces pays qui ne cessent de nous pousser vers la paix et qu’on rechigne à admettre qu’elle est à la portée de mains si on bouge enfin notre popotin.
10 h 28, le 28 juin 2025